Baptiste Buob
Chargé de recherche
Directeur adjoint du LESC
Maroc, France
Anthropologie filmique, techniques artisanales, apprentissage, monachisme
...
Baptiste Buob a été recruté au CNRS en 2010. Formé à la fois à l'anthropologie et au cinéma, il mène le plus souvent ses recherches caméra au poing et utilise le film comme mode de publication en parallèle de l'écrit. Par ses recherches et ses enseignements, il oeuvre à la promotion d'une pleine intégration des usages de la caméra à l'enquête ethnographique.

Responsabilités

2014-  : membre du comité de pilotage du Labex Les passés dans le présent

2012-2016 : membre de la section 38 du Comité National de la Recherche Scientifique (membre du bureau)

Rédacteur en chef de la revue Ateliers d'anthropologie

Membre du comité de rédaction de la revue Techniques & Culture

Membre du comité de rédaction de la revue Ethnologie française

Textes

Buob, Baptiste. 2009. La dinanderie de Fès, un artisanat traditionnel dans les temps modernes : une anthropologie des techniques par le film et le texte. Archéologie expérimentale et ethnographie des techniques 10. Paris: Ibis Press/Éditions de la MSH.
L'artisanat marocain est immanquablement associé à une image féerique au centre de laquelle trônent des artisans aux savoir-faire ancestraux. Spécialisés dans la confection d'ustensiles de ménage et de mobilier en laiton, les artisans dinandiers de Fès n'échappent pas à cette vision stéréotypée. Cependant, la réalité de la majorité des dinandiers et des artisans marocains ne se réduit pas à celle de la poignée de travailleurs généralement mis en avant pour faire montre du génie artisanal. Dans ce riche ouvrage, à la fois de recherche, d'érudition et d'expression esthétique, Baptiste Buob donne à voir et à penser le travail des artisans dans sa complexité et son évolution en s’éloignant des pistes erronées de la tradition ou d’une description misérabiliste. L’argument problématique majeur est de démonter le masque idéologique qui, sous le nom d’artisanat, cache des conditions de vie et de travail très dures. Une telle position d’anthropologie critique n’exclut pas une approche très descriptive et analytique du métier. Baptiste Buob pratique ici un exercice devenu rare qui consiste à « tourner autour » de son objet, à en explorer les facettes, les dimensions économiques, sociales, historiques et techniques, ainsi que les conceptions vernaculaires des artisans. Étude de référence sur les dinandiers de Fès, cet ouvrage dresse un portrait éloquent de la situation contemporaine de bien des artisans pris en tenaille entre la patrimonialisation de leurs produits et l’évolution capitaliste de leur industrie. Les quatre films du DVD qui accompagnent l’ouvrage composent bien plus que de simples illustrations : films et livre sont à la fois autonomes et complémentaires. L’enquête et la réalisation filmiques ont été le principal instrument d’investigation, le pivot de la recherche, car ce que décrivent les films est à la base de l’édifice de la dinanderie : le travail humain, le geste et l’objet travaillé [présentation de l'éditeur].
Buob, Baptiste et Valérie Klein, dir. 2012. Luthiers : de la main à la main. Arles/Mirecourt: Actes Sud/Musée de Mirecourt.
Dans le contexte artisanal, le terme "main" ne désigne pas le seul organe préhensile par lequel se concrétise l'activité, mais sert à qualifier, par métonymie, un luthier : un bon luthier est une bonne main. Or, ce qui circule entre des individus fait l'objet aussi bien de persistances que de transformations : les connaissances, les idées, les pratiques ne se transmettent pas sans modifications. En restituant chacune à leur manière un versant de l'expression "de la main à la main", les contributions ici réunies participent de ce processus de médiation : elles proposent au lecteur d'emprunter diverses voies menant à une meilleure compréhension de cet univers où les hommes et les objets forment une seule et même entité. Les auteurs, aux parcours contrastés – certains participent personnellement de cet univers en tant que fabricants et/ou musiciens –, proposent ainsi une multiplicité d'approches susceptibles chacune d'offrir un regard singulier sur la transmission. Les textes ont été regroupés en deux ensembles : les premiers étudient des artefacts (les instruments eux-mêmes et les archives) pour éclairer d'anciens traits d'une profession et certaines de ses évolutions ; les seconds, dans un mouvement inverse et complémentaire, considèrent les activités et les paroles artisanes et musiciennes pour mieux comprendre l'objet lui-même [présentation de l'éditeur].
Buob, Baptiste. 2017. « Splendeur et misère de la ciné-transe. Jean Rouch et les adaptations successives d’un terme “mystérieux”. ». L’Homme (223-224): 185-220. https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01651328.
Empreint de la pensée surréaliste, Jean Rouch avait pour désir de « mettre en circulation des objets inquiétants », il y est parfaitement parvenu avec la ciné-transe, néologisme qu’il qualifiera lui-même de « mystérieux ». La ciné-transe est aujourd’hui convoquée dans une multitude de textes académiques, dont aucun ne propose une même acception. Il faut dire que son « découvreur », Jean Rouch, ne l’évoque que très rarement et en donne des définitions qui se modifient à chaque nouvelle mention. Admettant qu’aucune exégèse de la ciné-transe ne la rendra totalement intelligible, la présente contribution n’espère donc pas dévoiler ses hypothétiques ressorts cachés, mais invite à une déambulation au fil des propos tenus par Jean Rouch, afin de retracer quelques-uns des délinéaments de son histoire intellectuelle et d’y débusquer certaines vertus passées pour partie inaperçues. Il s’agira d’abord de montrer que la ciné-transe peut être lue comme un palimpseste donnant accès à l’ensemble des préoccupations et des aspirations de Jean Rouch, et témoignant de l’abandon progressif d’une conception positiviste du film qu’il a pourtant longuement défendue. Il s’agira ensuite de souligner que cette notion porte en elle un ensemble de pistes de recherches quelque peu délaissées : la ciné-transe, loin d’être réductible à la seule anthropologie partagée – domaine où l’on cantonne habituellement les apports de Jean Rouch –, se révèle être un puissant embrayeur théorique invitant à considérer que l’expérience cinématographique peut conduire à une singulière rencontre avec soi-même, de part et d’autre d’une caméra.
Buob, Baptiste. 2016. « Ce que la caméra peut faire (dire) aux techniques : la médiation cinématographique et le destinataire (trouble) du geste. ». Images du travail, travail des images (3). http://imagesdutravail.edel.univ-poitiers.fr/index.php?id=1148.
Un geste filmé est-il un geste comme un autre ? Quels peuvent être les effets engendrés par la présence d’une caméra sur une technique matérielle et comment en tirer des vertus heuristiques ? Ce texte propose d’appliquer ces questionnements, récurrents en anthropologie audiovisuelle, à certains gestes de fabrication de violons filmés lors d’une enquête sur l’apprentissage du métier de luthier. En concevant le cinéma comme un dispositif de médiation, l’hypothèse ici défendue est que la présence de la caméra fait advenir un spectateur virtuel et trouble dans la situation filmée qui incite à accroître le regard réflexif que l’agent porte sur ses propres gestes et, en conséquence, renforce la part de ritualité diffuse présente en chaque activité matérielle. Autrement dit, la caméra, en faisant advenir un observateur virtuel, comparable à certains égards au destinataire invisible d’un rituel, fait pencher le geste du côté de l’adresse à un tiers et accentue sa part d’expressivité au détriment de sa vocation opératoire.
Buob, Baptiste. 2015. « Densità, plasticità, riflessività. Tre virtù della ricerca audiovisiva al servizio dell’etnografia delle tecniche. ». Antropologia NS 2 (2): 157-183. doi:10.14672/ada2015383%p. http://www.ledijournals.com/ojs/index.php/antropologia/article/view/383.
Troppo spesso succede che gli etnologi che s’interessano tutto a un tratto al film vedano nel cinema esclusivamente un mezzo alternativo al lavoro scritto. Infatti, il film è generalmente concepito come l’occasione per valorizzare in modo diverso i risultati delle ricerche o di astrarsi, per una volta, dai vincoli della ricerca istituzionale. Per il ricercatore abituato a usare una telecamera, quest’unica motivazione è deludente; il film apre all’antropologia prospettive decisamente diverse da quelle offerte dallo spiraglio della divulgazione o dal sentiero già imboccato una volta verso il cinema documentario. Questo testo si propone di analizzare tre delle virtù sostanziali della pratica filmica: la densità, la plasticità e la riflessività. Sottolineerà anche il fatto che l’etnografo che ha la possibilità, grazie al film, di "guardarsi guardando", può essere portato a riconsiderare un certo numero di elementi dati per scontati e a progredire così in un apprendimento sempre rinnovato del suo campo senza per questo credere nel suo possibile esaurimento.
Buob, Baptiste. 2015. « La caméra-réflexe de l’ethnographie filmée. Se regarder regardé d’un côté, se regarder regardant de l’autre. ». Entrelacs hors série 2: 35-52.
Les avantages qu’un ethnographe peut tirer de l’usage d’une caméra sont pléthoriques et depuis longtemps exploités notamment dans le cadre de l’anthropologie dite réflexive. Si la réflexivité a fait florès en anthropologie audiovisuelle – au point de s’établir comme quasi dogme théorique et pratique –, j’en propose ici un usage différent : il s’agit de considérer la réflexivité comme outil opératoire et heuristique pour comprendre ce qui peut se dérouler lors d’une situation de tournage, des deux côtés d’une caméra.
Buob, Baptiste. 2013. « Sable, moules, modèles et matrice : le cycle plastique d’une fonderie marocaine. ». Techniques et Culture (61): 122-143. doi:10.4000/tc.7242. http://tc.revues.org/7242.
Il s’agit ici de reconsidérer des données concernant un procédé de fonte au sable filmé au Maroc il y a plus d’une dizaine d’années. Partant du double constat de la rareté des traces historiques laissées par cette technique et de sa relative rétivité à une analyse technologique classique en anthropologie filmique (en raison du constant changement d’état de ses deux principaux matériaux et de l’ambiguïté fonctionnelle des éléments de sa composition), ce texte propose d’envisager la fonte au sable comme le produit de transformations éminemment plastiques. Permettant de se libérer en partie de catégories ambigües, telles qu’outil, objet et matière, la plasticité invite à penser le processus technique comme étant le fruit de rencontres successives entre des corps plasmes et des corps plastes, des « êtres formés » et des « êtres formants ». Le processus de fabrication n’est dès lors plus envisagé comme l’expression de la transformation d’une matière, à l’état naturel, en objet, à l’état fabriqué, mais comme un processus permanent de prise/dation/destruction de formes. La réflexion en termes de plasticité se révèle particulièrement adaptée à la compréhension de la logique à l’œuvre durant ce processus marocain de fonte au sable, technique qui se caractérise par la cyclicité et l’instabilité catégorielle de ses composantes.
Buob, Baptiste. 2013. « De l’adresse. Remarques sur l’esthétique des gestes du luthier. ». Gradhiva (17): 70-93. doi:10.4000/gradhiva.2610. http://gradhiva.revues.org/2610.
La transformation du bois en musique est ce qui fait le sel de la vie d’un luthier. Une telle assertion, aux allures d’évidence, est pourtant tout à fait discutable. De nombreux luthiers ne sont pas du tout mélomanes et certains ont choisi d’exercer leur profession sans être en relation directe avec le monde de la musique. Ce texte propose d’explorer quelques-unes des raisons qui peuvent expliquer cet apparent paradoxe. Il ressort notamment que la pratique à l’établi est en elle-même gratifiante et que les luthiers fabriquent des instruments non seulement pour les utilisateurs finaux mais aussi pour leurs pairs. En cela, ils ne sont sans aucun doute pas différents d’autres artisans. Cependant, certains fabricants d’instruments ont développé une technophilie particulière – sans aucun doute héritière des principes d’économie propres au travail parcellisé – présupposant que l’habileté technique et le beau geste sont les garants d’un résultat lui-même esthétique.
Buob, Baptiste. 2017. « Un geste filmé est-il un geste comme un autre ?. ». In Gestes techniques, techniques du geste. Approche pluridisciplinaire. Hommage à François Sigaut (1940-2012), Didier Bouillon, André Guillerme, Martine Mille, et Gersende Piernas (dir.) , 317-332. Lille: Presses universitaires du Septentrion.
Quels peuvent être les effets engendrés par la présence d’une caméra sur une technique matérielle et comment en tirer des vertus heuristiques ? Ce texte propose d’appliquer ces questionnements, récurrents en anthropologie audiovisuelle, à certains gestes de fabrication de violons filmés lors d’une enquête sur l’apprentissage du métier de luthier. En concevant le cinéma comme un dispositif de médiation, l’hypothèse ici défendue est que la présence de la caméra fait advenir un spectateur virtuel et trouble dans la situation filmée qui incite à accroître le regard réflexif que l’agent porte sur ses propres gestes et, en conséquence, renforce la part de ritualité diffuse présente en chaque activité matérielle. Autrement dit, la caméra, en faisant advenir un observateur virtuel, comparable à certains égards au destinataire invisible d’un rituel, fait pencher le geste du côté de l’adresse à un tiers et accentue sa part d’expressivité au détriment de sa vocation opératoire.
Buob, Baptiste. 2012. « Du vol à l’appropriation du savoir. Controverse sur l’apprentissage à Mirecourt. ». In Luthiers : de la main à la main, Baptiste Buob et Valérie Klein (dir.) , 136-151. Arles/Mirecourt: Actes Sud/Musée de Mirecourt.
Une curieuse image est parfois mobilisée pour caractériser les anciennes relations d’apprentissage, celle d’apprentis qui, à la façon de Prométhée, voleraient le savoir à des maîtres avares. À Mirecourt, cette parabole est loin de faire l’unanimité et révèle les termes d’une controverse portant sur les façons d’apprendre et la définition même du savoir. En dénonçant l’existence d’anciennes pratiques de rétention, certains luthiers refusent de réduire l’apprentissage à une démarche strictement intime, conception qui contribue à édifier le savoir comme propriété individuelle. Mais il n’en demeure pas moins que l’appropriation des premiers gestes par un apprenti luthier nécessite qu’il développe une faculté personnelle singulière afin de débusquer un savoir qui se cache dans un ensemble technique particulièrement encombré.
Buob, Baptiste et Valérie Klein. 2012. « Introduction. ». In Luthiers : de la main à la main, Baptiste Buob et Valérie Klein (dir.) , 15-19. Arles/Mirecourt: Actes Sud/Musée de Mirecourt.
Buob, Baptiste. 2012. « Au Maroc, le touriste comme une proie. Cicérones, captation et commission ?. ». In Périples au Maghreb : voyages pluriels de l’Empire à la Postcolonie, Fabienne Le Houérou (dir.) , 231-247. Paris: L’Harmattan.
Baptiste Buob s’intéresse au rapport quasi cynégétique qui peut s’instaurer entre le voyageur et son guide dans la médina de Fès au Maroc. L’étude de la circulation de l’argent du tourisme et des procédures de captation met à jour l’existence d’un marché singulier, rendu intentionnellement opaque, où la capacité de débusquer et de masquer les informations est une compétence capitale. Au-delà d’une relation caricaturale entre des chasseurs et des proies, il montre notamment que le déni de la réalité économique, pourtant au fondement de la relation touristique, est une des conditions d’un possible désenchantement.
Buob, Baptiste. 2007. « Enquête ethnofilmique sur les dinandiers de Fès : éléments de méthode. ». In L’image documentaire: expériences et réflexions, Annie Comolli et Claudine de France (dir.) , 5-45. Nanterre: Publidix.
Buob, Baptiste. 2011. « La théière marocaine, une copie conforme. ». Économia. http://economia.ma/content/la-th%C3%A9i%C3%A8re-marocaine-une-copie-conforme.
Buob, Baptiste. 2012. « Compte rendu de : Marie Buscatto, La fabrique de l’ethnographe. Dans les rouages du travail organisé (Toulouse, Octares, 2010). ». Ethnologie française 42 (1): 181-182. doi:10.3917/ethn.121.0175. http://www.cairn.info/revue-ethnologie-francaise-2012-1-page-175.htm.
Buob, Baptiste. 2006. « Artisanat et tradition au Maroc : étude d’anthropologie filmique sur les dinandiers de la Médina de Fès. ». Thèse de doctorat, Nanterre: Université Paris Ouest Nanterre La Défense.
Cette thèse traite des artisans dinandiers de l’ancienne ville de Fès spécialisés dans la confection d’objets en laiton, les swainiya. Partant des principes de l’anthropologie filmique, discipline qui place l’expérience cinématographique au cœur d’une démarche ethnologique, le travail est composé de deux parties complémentaires et autonomes : d’une part, quatre films ethnographiques décrivant autant de processus de fabrication d’objets (des plateaux à thé, des pièces coulées, un grand plateau circulaire et une enseigne) ; d’autre part, une partie écrite à visée monographique abordant l’histoire, la situation socioéconomique, les savoir-faire et les représentations qui entourent l’acte technique. Les films décrivant des processus de fabrication sont de caractère exploratoire, autrement dit, l’expérience filmique par laquelle a débuté l’expérience de terrain cherchaient a restituer au mieux le déroulement des activités techniques. La partie écrite commence par développer ces points de méthode puis invite à repenser les rapports entre tradition et artisanat au Maroc. La problématique est née de la distorsion des données historiques, des faits observés et des propos des artisans avec les représentations communément attribuées à l’« artisanat traditionnel » marocain : 1) l’artisanat traditionnel est généralement considéré comme un héritage ancestral alors que la dinanderie est une tradition construite par le protectorat français et prolongée par la politique patrimoniale du Maroc indépendant ; 2) l’artisanat est perçu comme une organisation économique à l’abri du mode de production capitaliste alors que la situation actuelle de la dinanderie est le produit direct de l’industrialisation, de la division du travail et de l’instauration de relations de production de type prolétarien ; 3) l’artisanat est censé garantir l’entretien de savoir-faire manuels ancestraux alors que dans la dinanderie s’observe une tendance à la parcellisation du travail et à la simplification des savoir-faire ; 4) l’artisanat traditionnel est considéré comme le lieu de transmission d’un ensemble de valeurs égalitaristes, alors que dans la dinanderie le recours aux valeurs morales apparaissent comme étant une manière pour les artisans de se préserver d’un ensemble de rapports de domination/subordination.

Multimédia

2013a. Luthiers, de la main à la main. Palaviré production-Musée de la lutherie et de l’archèterie française-Vosges Télévisions : 82 min.

Luthiers, de la main à main propose une plongée dans l’univers de l’apprentissage de la fabrication d’instruments à cordes au sein de la petite ville vosgienne de Mirecourt, le « berceau » de la lutherie française. Actes de fabrication, situations d’apprentissage, images d’archives, entretiens et échanges entre luthiers viennent éclairer les conceptions actuelles de la transmission et les évolutions les plus saillantes d’une profession qui demeure marquée, malgré elle, par le sceau du secret.

 

2013b. Le temps des fabriques. Palaviré production-Musée de la lutherie et de l’archèterie française : 6 min.

Autrefois, un grand nombre de violons étaient conçus dans les fabriques de Mirecourt. Les techniques qui s'y sont développés ont contribué à façonner le corps et les savoir-faire des luthiers contemporains.

 

2013c. L’instrument, entre esthétique et sonorité. Palaviré production-Musée de la lutherie et de l’archèterie française : 9 min.

Un « bon » instrument doit répondre non seulement à des critères de sonorité mais aussi aux attentes esthétiques tant des musiciens que des luthiers eux-mêmes.

 

2013d. Le choix d'un instrument. Palaviré production-Musée de la lutherie et de l’archèterie française : 12 min.

Le violoniste Svetlin Roussev esaie et commente différents instruments du Musée de la lutherie et de l'archèterie française de Mirecourt.

 

2013e. Plaisir ? Palaviré production-Musée de la lutherie et de l’archèterie française : 8 min.

Des luthiers de tous âges témoignent de la relation parfois ambivalente qu'ils entretiennent avec la technique et de la place du plaisir lors de la fabrication d'instruments.

 

2013f. Rupture de transmission. Palaviré production-Musée de la lutherie et de l’archèterie française : 7 min.

Au milieu du XXe siècle, la lutherie française est en crise. Dans la ville de Mirecourt, une certaine organisation de la lutherie connait ses derniers jours.

 

2011. Fabrication d'un violon. Palaviré production-Musée de la lutherie et de l’archèterie française : 33 min.

Les principales étapes de la fabrication d'un violon effectuées par le luthier Dominique Nicosia.

 

2011. Fabrication d'un archet. Palaviré production-Musée de la lutherie et de l’archèterie française : 28 min.

Les principales étapes de la fabrication d'un archet effectuées par l'archetier Roch Petitdemange.

 

2010. avec Lorraine Glatigny et Matthieu Jaubert. L'homme derrière le masque. Association Nationale Cultures et Traditions, Programme Culture de l'Union Européenne, Fondation de France / Relais Culture Europe : 52 min.

2009a. Ovales. « Hommes et objets de la dinanderie de Fès », 1 : 80 min.

Accompagnant le livre La dinanderie de Fès, un artisanat traditionnel dans les temps modernes, Ovales décrit le complexe processus de fabrication de petits plateaux ovales.

 

2009b. Fonderie. « Hommes et objets de la dinanderie de Fès », 2 : 80 min.

Accompagnant le livre La dinanderie de Fès, un artisanat traditionnel dans les temps modernes, Fonderie décrit un cycle complet de fonte de pièces entrant dans la composition des ustensiles utilisés pour servir le thé.

 

2009c. Tifor. « Hommes et objets de la dinanderie de Fès », 3 : 70 min.

Accompagnant le livre La dinanderie de Fès, un artisanat traditionnel dans les temps modernes, Tifor décrit le processus de fabrication d'un grand cabaret.

 

2009d. Place Seffarîne. « Hommes et objets de la dinanderie de Fès », 4 : 49 min.

Accompagnant le livre La dinanderie de Fès, un artisanat traditionnel dans les temps modernes, Place Seffarîne suit la journée d'un artisan à l'occasion de la fabrication de l'enseigne d'un rebouteux.

 

2005. [coréalisation et encadrement] Pèlerinages à la Médaille Miraculeuse, Le Cinéma des ethnologues, LESC-UMR7186, 50 minutes.

2003. [avec Nadine Michau], Ethnologie filmée de l’usage de la voiture. Conversion et mobilité à l’usage de la voiture, Entreprendre et Comprendre - PSA Peugeot Citroën, 80 minutes.

2000. Berlingots, DEA « Cinéma et sciences humaines », Paris Ouest Nanterre, 30 minutes.

 

Communications

2015

« Conjugaisons audiovisuelles. Temporalités et exemplarités du film ethnographique », 1er atelier de recherche franco-britannique, « Explorer le passé pour envisager le présent et le futur », Abbaye de Royaumont, 17 janvier.

« Nouvelles écritures en sciences sociales », workshop dans le cadre du festival RISC, Marseille, 23 novembre ; et membre du jury du festival.

« Ceci est-il un film sur la fabrication d'un violon ? De quelques effets de la médiation cinématographique sur les gestes professionnels », journée d’étude « Quand les groupes professionnels se mettent en image », Poitiers, 9 février.

« Un projet collectif : une vie à la Trappe », Symposium « Création cinématographique et recherche en sciences humaines et sociales », Toulouse, 12-13 mars.

« Cela étant, quand on voit qu'il ne faut que 32 min pour faire un violon, … c'est un peu cher payé », journée d’étude « Interprétations, mésinterprétations et surinterprétations de l’image », GDR Images et Anthropologie, EHESS, Paris, 16 septembre.

« Lutherie, apprentissage, film et anthropologie », intervenant principal, École thématique IR-Vidéo2, Visa, Brest, 8 octobre. « La caméra réflexe de l’ethnographie filmée », Séminaire « Films et savoir-faire », EHESS, Toulouse, 12 novembre.

Projection du film « Luthiers, de la main à la main » et participation au débat « Le violoniste et le luthier : art et artisanat », Festival Haizebegi, Bayonne, Brest, 14 octobre.

« Moines 3.0 », workshop « Une autre façon de raconter 2 : journée sur les liens entre sciences et vulgarisation dans les SHS », Centre Norbert Elias, Marseille, 22 octobre.

 

2014

« Ethnographie filmée d’une abbaye de moines trappistes. Réflexions sur un travail en cours », journée d’étude « Produire et analyser l’image », GDR Images et anthropologie, EHESS, Paris, 24 mars.

« Sur le film ethnographique », séminaire « Les images animées et le chercheur : retour d’expériences en anthropologie », CECMC, 15 mai.

« Retrancher du réel et polir le monde : portrait de l’ethnologue-cinéaste en artisan », journée d’étude « Une autre façon de raconter : journée sur les liens entre sciences et vulgarisation dans les SHS », EHESS, Marseille, 2 juin.

« Ethnographie filmée de funérailles dans une abbaye cistercienne », colloque « Le funéraire. Mémoire, protocoles, monuments », MAE, Nanterre, 20 juin.

« Filmer des moines », 1ères rencontres du labex Hastec, ESCP, 16 octobre. 

 

2013

« Le film ethnographique entre transformisme et conformisme », séminaire « controverses anthropologiques », département d’anthropologie, UPOND, 6 mars.

« Les gestes du luthiers », colloque, « Mémoire des métiers vivants ; transcrire et vivre le geste technique », CNAM, 18 avril.

« Le film technique et son destinataire invisible », colloque, « Gestes techniques, Techniques du geste », Archives Nationales du Monde du Travail, Roubaix, 14 décembre.

 

2012

« Film technologique, transformations et pistes pour une réconciliation », séminaire international « La culture matérielle », 23 février, musée du quai Branly.

« Des modes d’engagement profilmiques », journée d’étude « Pluralité et interaction des terrains et des approches en sociolinguistique », 10 mai, Lacnad-Cream, Inalco.

« Expérimentations filmiques », Colloque « Disciplines dissipées », 23 mai, LESC-UMR 7186/ université Paris Ouest Nanterre-La Défense.

« L’apprentissage et les évolutions du métier de luthier à Mirecourt », journée d’étude « Travaux et expérimentations filmiques », 27 juin, EA 4414-Histoire des arts et des représentations, université Paris Ouest Nanterre-La Défense.

« Ambiguïtés et plasticité dans une fonderie marocaine », journée d’étude « Sable, déserts et techniques 2 », 12 octobre, Techniques & Culture/EHESS. 

 

2011

« Champ, hors-champ, visible et invisible dan le film technologique : l’exemple de la fabrication d’un violon », journée d’étude « Praticiens et apprentis sous le regard du cinéaste », 15 juin, EA 4414-Histoire des arts et des représentations, université Paris Ouest Nanterre-La Défense.

« Le “statut” du sable : outil, instrument, objet et/ou support de l’action ? », journée d’étude « Sable, déserts et techniques », 14 octobre, Techniques & Culture/Université Paris Descartes.

« Ce que la caméra fait au terrain », colloque international « Les sciences de l’apprendre », École Normale Supérieure de Lyon - Institut Français de l'éducation, 1-2 décembre.

 

2010

« Filmer la fabrication d’un violon : esthétisme et didactisme… au risque du formalisme », journée d’étude « Le film comme mise en mémoire et étude du geste professionnel », équipe Patrimoine, Histoire et Technique, université de Brest, 20 mai.

« Oblique et perpendiculaire chez les dinandiers de Fès : du pôle opératoire au rapport à l’altérité », Colloque « Macro-micro. Nouvelles échelles, nouveaux enjeux en ethnologie », 1er mai, LESC-UMR 7186/université Paris Ouest Nanterre-La Défense.

« Clôture. Les temporalités téléscopées du photocaméscope. », Colloque internationale « Arrêts sur images. Pour une combinaison du film et de la photographie », musée du quai Branly, 10 avril. [lien]

« Le photocaméscope : instrument d’une révolutiuon méthodologique ? », journée d’étude « Filmer les apprentissages », 23 juin, EA 4414-Histoire des arts et des représentations, université Paris Ouest Nanterre-La Défense.

« Le touriste comme une proie : conflits autour d’un secret de polichinelle », colloque international « Voyages pluriels. Les circulations entre l’Europe et le Maghreb de l’époque coloniale à nos jours », Aix-en-Provence, 25-26 octobre, IREMAM.

 

2009

« Éloge de l’ethnovidéographie et de la description agissante », colloque « Images du travail. Travail des images », Poitiers, 3 et 4 novembre.

« Filmer un processus technique, restituer une atmosphère », Séminaire « Atmosphères ? », Laboratoire d’anthropologie urbaine.

 

2008

« D’une ethnographie filmée à une ethnologie des techniques. Les dinandiers de la médina de Fès », séminaire « Objet et société », F. Watteau, Paris X.

« La dinanderie de Fès : une industrie sous le couvert de la tradition », séminaire « Filmer les mondes arabe et musulman », F. Le Houérou et R. Deguilhem, Institut de recherche sur le monde arabe et musulman, université d’Aix-en-Provence, février.

« Détenteurs et voleurs du savoir. Apprentissage et rapports d’autorité dans l’artisanat marocain », colloque « Jeunesses au travail : rapports intergénérationnels et dynamiques des groupes professionnels », Groupe de travail 1 de l’AISLF, Brest, 29 et 30 mai.

« Difficultés et ressources cachées d’un artisanat marocain », colloque « La médina de Fès, patrimoine culturel pour un développement durable », Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales, Fès, 28 et 29 novembre.

 

2007

« Tîfor, une animation multimédia dans un film ethnographique », journée d’étude de la Formation de Recherche Cinématographique, Paris X, juin.

« Du nécessaire partage de l’expérience à l’impossible partage de l’image » : symposium « L’image dans la fabrique des sciences sociales », université de Bretagne, mai.

« Un film collectif à la Médaille miraculeuse », séminaire « Images du religieux/ anthropologie visuelle des pèlerinages », J.-Cl. Penrad, EHESS, décembre.

 

2006

« Le “passage” pour penser le changement artisanal marocain », table ronde « Évolution des places marchandes en Méditerranée », Centre Jacques Berque, Fès.

« Histoire des ustensiles du thé au Maroc. Regard sur les ”fabricants de plateaux“ de la médina de Fès », Société des amis de Jean-Louis Flandrin, EHESS, Paris.

Enseignements

2014-  [avec Grégory Delaplace] : « Techniques audiovisuelles appliquées », séminaire, licence 2, Dpt d’anthropologie, Paris Ouest Nanterre La Défense, 2 heures hebdomadaires

2014-  [avec Emmanuel Grimaud et Victor Stoichita] : « Praxis 2.0 », séminaire, master 2, Dpt d’anthropologie, Paris Ouest Nanterre La Défense, 2 heures hebdomadaires

2003-  : « Le Cinéma des ethnologues », atelier de pratique et de réflexion sur l’image animée, chercheurs et doctorants du LESC

Collectifs

2015-2019 : Moines 3.0. Essai transmédiatique et transdisciplinaire sur le temps présent d'un monastère trappiste. Projet de recherche interlabex ("Les passés dans le présent"/Hastec)

Membre du Groupe de recherche en anthropologie filmique (GRAF), partenaire de l'ANR Visa (Vie savante) portée par Nicolas Adell

Membre du GDR Images et anthropologie portée par Jean-Paul Colleyn