Emmanuel Grimaud
Chargé de recherche
 
Médaille de bronze CNRS, 2011
Prix de l'Académie des Sciences Morales et Politiques, 2004
Inde
...

Thèmes de recherche

Expérimentation et société
Robotique, frontières de l'humain, intelligence artificielle
Anthropomorphisme, animatronique et religion
Frontières de la communication homme-animal
Circuits faibles et nouvelles formes de relationnisme
Les expériences-limites
Pragmatique des dispositifs expérimentaux
Cinétique des interactions, cinéma, oculométrie et nouvelles modalités de captation en SHS

 

Terrains

Plateaux de cinéma et 'studio studies'
Ethnographie des chantiers de fouille archéologique
L'animatronique appliquée aux divinités
L'invasion de Bombay par les robots
Robotique humanoïde, vallée de l'Etrange et anthropomorphisme
Trafic et conduite dans les carrefours sans feu
Mouvement oculaire
Matches de scarabées et de poissons
Astrologie et divination
Mesure de l'aura et machines ésotériques
GANESH YOURSELF
PERSONA, étrangement humain
Expériences et débats sur la réincarnation
LOW TECH / HIGH TECH / WILD TECH

Grimaud, E., 2014, L’étrange encyclopédie du docteur K.: portraits et horoscopes d’un astrologue indien (Nanterre, Société d’ethnologie).
Grimaud, Emmanuel, Philippe Tastevin et Denis Vidal (éds), 2017, Low tech / Wild tech (s.l., s.n.) [Technique et Culture, 67].
Grimaud, Emmanuel, Agnès Giard et Anne-Christine Taylor (éds), 2017, Jouir ? (s.l., s.n.) [Terrain, 67].
Dufrêne, Thierry, Emmanuel Grimaud, Denis Vidal et Anne-Christine Taylor (éds), 2016, Persona. Étrangement humain (Arles/Paris, Actes Sud/musée du quai Branly).
Ce catalogue, qui accompagne une exposition qui se tiendra au musée du quai Branly du 26 janvier au 13 novembre 2016, s’intéresse aux mécanismes par lesquels un objet accède à un statut de "personne" et peut se transformer en être animé, alors qu’il n’est constitué que de matière inerte. Il s’agit de comprendre les caractéristiques formelles et les dispositifs situationnels dont jouent les cultures les plus diverses, y compris la nôtre, pour injecter de la "personne" dans des objets. Il présente des essais et des pièces de l’art occidental ou non occidental, d’art populaire ou d’art contemporain. Il confronte aussi le lecteur à des objets empruntés aux domaines des nouvelles technologies, au design et à la robotique.
Grimaud, Emmanuel et Denis Vidal (éds), 2012, Robots étrangement humains (s.l., s.n.) [Gradhiva, 15].
Grimaud, Emmanuel, Graham Jones et Victor A. Stoichiţă (éds), 2011, Virtuosité ou les sublimes aventures de la technique (Nanterre, LESC-CNRS) [Ateliers d’anthropologie, 35].
Quel que soit l’objet auquel elle s’applique – un tour étonnant, un motif compliqué, un solo très rapide, une acrobatie dangereuse, une machine particulièrement douée pour accomplir certaines opérations –, la virtuosité évoque une forme d’autonomisation et d’autocélébration de la technique, en même temps qu’une part de sublimation ou de dépassement de celle-ci. En empruntant des exemples à des univers qui sont rarement confrontés, ce numéro vise à montrer en quoi les « faits de virtuosité » permettent de penser de manière nouvelle la relation entre l’art et la technique. Contributeurs : Emmanuel Grimaud, Aurélie Helmlinger, Antoine Hennion, Graham Jones, Denis Laborde, Zaven Paré, Stéphane Rennesson et Denis Vidal
Grimaud, E., P. Tastevin et D. Vidal, 2017, Low tech, high tech, wild tech : réinventer la technologie ? [introduction], Techniques et Culture, 67 : 13-29.
On ne compte plus aujourd'hui les appels à repenser l'innovation. Il y aurait urgence écologique. Et certains n'hésitent pas à prédire la fin du monde à moins d'une rupture radicale de nos modèles de croissance. Alors que chaque nouvelle génération de téléphone ou d'ordinateur est célébrée comme si elle constituait un progrès décisif pour l'humanité, le low tech à l'inverse, cet ensemble hétérogène de techniques, de modes de composition alternatifs, définis tantôt négativement (pauvreté ou économie de moyens) tantôt positivement (faire beaucoup avec peu de choses, faire avec ce qu'on a, faire plus local et plus participatif, etc.) viendrait partout ébranler la toute puissance du high tech. Avec lui, ce ne sont pas seulement une autre lecture des techniques et d'autres façons de concevoir qui se donnent à voir, mais des population entières d'hommes et de procédés, dont le rôle a bien souvent été sous-estimé, de l'Inde à l'Afrique en passant par l'Asie. L'objectif de ce numéro n'est pas de cataloguer les formes de résistance ou d'invention très diverses que recouvre l'étiquette de low tech, mais plutôt de poser les bases d'une cartographie alternative des modes d'assemblage à l'échelle planétaire, et de donner des outils pour mieux penser des manières de fabriquer qui échappent à toute classification.
Grimaud, E., 2017, Au risque du wild tech. Repenser l’invention avec Charlie Bowers, Techniques et Culture, 67.
On ne compte plus aujourd'hui les appels à repenser l'innovation. Il y aurait urgence écologique. Et certains n'hésitent pas à prédire la fin du monde à moins d'une rupture radicale de nos modèles de croissance. Alors que chaque nouvelle génération de téléphone ou d'ordinateur est célébrée comme si elle constituait un progrès décisif pour l'humanité, le low tech à l'inverse, cet ensemble hétérogène de techniques, de modes de composition alternatifs, définis tantôt négativement (pauvreté ou économie de moyens) tantôt positivement (faire beaucoup avec peu de choses, faire avec ce qu'on a, faire plus local et plus participatif, etc.) viendrait partout ébranler la toute puissance du high tech. Avec lui, ce ne sont pas seulement une autre lecture des techniques et d'autres façons de concevoir qui se donnent à voir, mais des population entières d'hommes et de procédés, dont le rôle a bien souvent été sous-estimé, de l'Inde à l'Afrique en passant par l'Asie. L'objectif de ce numéro n'est pas de cataloguer les formes de résistance ou d'invention très diverses que recouvre l'étiquette de low tech, mais plutôt de poser les bases d'une cartographie alternative des modes d'assemblage à l'échelle planétaire, et de donner des outils pour mieux penser des manières de fabriquer qui échappent à toute classification.
Giard, A., E. Grimaud et A.-C. Taylor, 2017, Jouir ailleurs et autrement: du spasme végétal à l’oreiller psychopompe, Terrain, 67 [Jouir] : 4-23, en ligne : http://terrain.revues.org/16171.
Partant du statut accordé à la jouissance sexuelle dans les sociétés occidentales, cet article a pour objectif de prendre un peu de hauteur par rapport à l’« orgasmolâtrie » moderne et à sa critique. En s’intéressant aux choix opérés dans d’autres mondes culturels, faisant place aussi bien aux conceptions des Indiens d’Amazonie qu’aux dernières inventions japonaises en matière de sextoys ou aux débats suscités par le cybersexe, il envisage de nouvelles clés de lecture sur une thématique qui a déjà fait l’objet d’une abondante littérature. L’objectif est d’ouvrir des pistes de réflexion sur le statut varié accordé à l’expérience de l’orgasme : que doit-on entendre exactement par là et est-il partout envisagé sous les formes que nous lui connaissons ? Lorsqu’on choisit de le cultiver comme moment sensible du rapport entre les vivants, quels types de connexions socio-cosmologiques se trouvent alors développées ?
Grimaud, E., 2016, Renaître en temps réel, Terrain, 66 [Renaître] : 24-45, en ligne : http://terrain.revues.org/15939.
La past life regression constitue aujourd’hui une forme d’hypnothérapie visant à faire revivre au patient ses « vies antérieures » pour résoudre des traumatismes, des phobies ou tout simplement pour qu’il s’explore lui-même. Peut-on faire une expérience de réincarnation en temps réel ? À quoi le sujet a-t-il véritablement accès lorsqu’il est mis sous hypnose ? Quel statut accorder à ces visions et états de corps qui paraissent si étrangers au sujet lui-même ? Autant de questions controversées qui sont envisagées ici en retournant aux expériences de régression de mémoire menées par le colonel de Rochas à la fin du xixe siècle et resituées dans l’histoire plus large des recherches expérimentales sur la réincarnation.
Grimaud, E., 2015, Les robots oscillent entre vivant et inerte, Multitudes, 58 : 45-58, en ligne : https://www.cairn.info/revue-multitudes-2015-1-page-45.htm.
Il est impossible d’ouvrir un dossier consacré à la robotique sans rencontrer de multiples prophéties annonçant dans un futur proche que nous vivrons entourés de robots anthropomorphes ou zoomorphes et que nous nous machinerons par des voies que nous ne pouvons pour le moment qu’entrevoir. Peut-on envisager une approche de la robotique un peu moins prophétique et donc décevante, un peu plus pragmatique et donc plus surprenante, un peu plus réflexive et donc habitée par un principe de précaution ? Faut-il continuer à faire passer les machines pour autre chose que ce qu’elles sont ou doit-on arrêter de les prendre pour ce qu’elles ne sont pas (des animaux, des humains) ? Faut-il considérer qu’elles constituent un « règne » à part entière, à côté du minéral et du végétal, ou bien faut-il continuer de les reléguer dans l’instrumental, ce grand bazar ? Ce « manifeste » reprend quelques-unes des observations faites par ceux qui, dans le champ de l’anthropologie principalement, observent la « révolution robotique », suivent ses essais d’expérimentation/implémentation et abordent la diversité des interactions homme-machine avec les outils de l’enquête de terrain., Impossible to discuss about robotics without stiring many prophecies announcing that we will live surrounded by zoomorphic or anthropomorphic robots and transform ourselves in ways we can not yet imagine. Is it possible to adopt a slightly less prophetic approach, a little more pragmatic and therefore more surprising, a bit more reflective and thus inhabited by a precautionary principle ? Should we continue comparing or assimilating machines with other kinds of beings (animals, humans) ? Should we accept that they are a « reign » in itself, next to the mineral, the vegetal or should we continue to relegate them into the instrumental, this big bazaar ? This manifesto summarises some of the observations made by anthropologists who observe the « robot revolution » with ethnographic tools, following experimental processes/implementation tests and the very concrete situations of interaction in which robots can be experienced.
Grimaud, E., 2015, Astromorphing. Des planètes, des visages et des ondes de longue portée en astrologie, Gradhiva, 22 : 49-73, en ligne : https://gradhiva.revues.org/3033.
L’astrologie possède sans doute en Inde son plus grand laboratoire, si l’on en croit l’éventail exceptionnel de situations dans lesquelles elle se trouve mobilisée. Elle jouit par ailleurs d’une reconnaissance institutionnelle, donnant lieu à des enseignements et des recherches très variées, au croisement de la science, de la médecine et de la divination. Contrairement aux idées reçues, elle possède une dimension expérimentale indéniable. Elle n’a jamais cessé de se réinventer au cours du temps, donnant lieu à de nouvelles formes de connexion aux astres, à un affinement des méthodes de calcul pour anticiper leurs fluctuations et à de nouveaux procédés pour magnétiser autrement tout ce qui nous entoure. C’est plus particulièrement à l’astromorphologie que cet article est consacré et aux techniques utilisées par un astrologue indien pour mesurer les emprises des astres à même le visage et leurs mécanismes d’influence à distance. La consultation astrologique est envisagée ici comme un lieu privilégié où faire des expériences en résonance dont on peut suivre en situation les enchaînements et les implications sur les personnes, modifiant leur rapport au corps et à l’environnement (astromorphose).
Grimaud, E., 2015, Le Dieu stroboscopique: des apparitions divines à l’ère électronique, ThéoRèmes, 7, en ligne : http://theoremes.revues.org/664.
Grimaud, E., 2013, Archéologie et ventriloquie. Jeux de chaises et de choses au bord d’une tranchée archéologique, Gradhiva, 18 : 200-233, en ligne : https://gradhiva.revues.org/2750.
Une fouille archéologique est le terrain d’expériences multiples de pensée, « à l’extrême limite de l’identifiable, au presque degré zéro de l’indice, à la frontière du rien » (Cohen 2011 : 83). On tentera de mieux qualifier ces expériences de représentation à partir de quelques situations ethnographiques observées au cours d’une fouille indo-américaine en Inde. Au bord des tranchées, on s’adonne à des expériences ventriloques visant à faire parler des objets muets, à des expériences immersives (dans un monde révolu en trois dimensions), à des jeux de rôle (consistant à se mettre à la place de personnages ayant existé) ou à des expériences optiques sur des objets non identifiés et des figures fictives. Plus les situations limites aux frontières du savoir se multiplient, plus de nouvelles expériences, différentes des précédentes, doivent être tentées. Et plus les fouilles s’ouvrent au public et admettent de nouveaux intervenants, plus le sol devient une surface de projection singulière, une arène d’expression où les énigmes et les points de vue sont mis en partage dans des jeux interactifs dont cet article examine les modalités.
Grimaud, E., 2012, Partition pour mains fantômes, hommes, machines et usages de la main digitale en animation, Revue d’anthropologie des connaissances, 6 (1) : 43-63, en ligne : https://www.cairn.info/revue-anthropologie-des-connaissances-2012-1-page-43.htm.
Cet article explore le travail de la main dans les studios d’animation et s’interroge sur le changement de régime de conception impliqué par le recours à l’ordinateur dans un domaine, le dessin animé, où la main reste l’interface privilégiée du tracé. Dans l’histoire du cinéma, les studios d’animation se sont très tôt organisés de manière tayloriste, recourant à un très grand nombre de petites mains afin de réaliser les tâches fastidieuses et répétitives du dessin. Au tournant du XXIe siècle, ces studios se sont de nouveau retrouvés à la pointe de la réflexion managériale sur le type d’organisation à adopter, dès lors que l’ordinateur permettait d’automatiser un grand nombre de tâches. En se situant principalement dans les studios de Bombay qui effectuent aujourd’hui des dessins et des animations à la chaîne pour des maisons de production venues du monde entier, l’auteur s’interroge sur la façon dont la « digitalisation » de la main s’est opérée. L’ordinateur a modifié l’organisation traditionnelle de l’activité d’animation et en particulier le partage entre les « petites mains » (celles des animateurs) et la « grande main » (celle du réalisateur), au profit d’un rapport souvent compliqué entre la main et la machine qui n’est jamais réductible à une simple relation de commande.
Rennesson, S., E. Grimaud et N. Césard, 2012, Insect magnetism: The communication circuits of Rhinoceros beetle fighting in Thailand, HAU: Journal of Ethnographic Theory, 2 (2) : 257-286, en ligne : https://www.haujournal.org/index.php/hau/article/view/hau2.2.014.
Grimaud, E., 2012, Androïde cherche humain pour contact électrique, Gradhiva, 15 : 76-101, en ligne : https://gradhiva.revues.org/2328.
Toute interaction avec un robot gagne à être étudiée à l’échelle où l’observe Masahiro Mori, c’est-à-dire comme une cinétique de l’attachement qui peut être suivie en temps réel dans ses fluctuations d’intensité. Mais une interaction avec un robot anthropomorphe n’est-elle réussie qu’à la condition que nous oubliions, à un moment ou à un autre du processus, qu’il s’agit d’une machine ? La question se pose de manière accrue à la robotique lorsque celle-ci se situe sur le terrain des passions. On prendra ici plusieurs exemples (humanoïdes, animaux artificiels, machines érotiques), qui montrent que des liens d’attachement, des jeux communicationnels et parfois même des relations passionnelles peuvent se développer avec des robots, sans qu’il soit nécessaire de les ranger à tout prix et définitivement dans la catégorie « humains » ou « machines ». Et si les échelles de traitement des objets, des êtres, des machines et de leurs hybrides peuvent être très variées selon le contexte où l’on se situe, elles sont souvent bien plus souples, graduées et prêtes à s’ouvrir à des relations troublantes que la vieille opposition de l’humain et de la machine ne le laisserait penser. Aussi la robotique nous invite-t-elle à repenser ce que s’attacher veut dire, avant tout débat sur l’apparence même de ses créatures.
Grimaud, E. et D. Vidal, 2012, Aux frontières de l’humain, Gradhiva, 15 : 4-25, en ligne : https://gradhiva.revues.org/2309.
Les roboticiens sont loin de s’accorder sur le rôle que pourraient jouer dans le futur des robots évoquant, par leur apparence ou leur comportement, un être humain. Ceux-là mêmes qui s’entendent sur l’intérêt de concevoir de tels artefacts pensent aussi, le plus souvent, qu’il faut éviter qu’ils soient susceptibles d’être confondus – même provisoirement – avec un humain. Ne voyons pas trop vite, cependant, dans cette réserve l’influence de tabous millénaires, inspirés par les traditions cultu...
Rennesson, S., E. Grimaud et N. Césard, 2012, Le scarabée conducteur, Terrain, 58 : 94-107, en ligne : http://terrain.revues.org/14672.
Comment des humains et des coléoptères, qui se caractérisent par des capacités perceptives, cognitives et motrices si différentes, parviennent-ils à coordonner leurs actions ? C’est à cette question que l’article répond en se penchant sur le cas des combats de scarabées (kwaang) en Thaïlande, dont le succès populaire repose sur une tentative de coopération improbable. Pour ce faire, il s’attache à décrire les différentes manières dont les joueurs établissent et entretiennent le contact avec leurs insectes. En s’appuyant sur une théorie de la communication élargie aux animaux, il montre comment, malgré l’impossibilité pour les deux espèces de partager des images mentales, des représentations ou encore de se retrouver autour de cadres d’attention conjointe, ils parviennent à coopérer sur la base d’un champ vibratoire, véhicule de signaux dont nul ne peut être certain des effets, ni même qu’ils peuvent être interprétés.
Grimaud, E., 2012, Les plateaux de tournage de Bombay et d’ailleurs, Théorème, 16 : 131-142.
Stoichiţă, V.A., E. Grimaud et G. Jones, 2011, Préambule, Ateliers d’anthropologie, 35, en ligne : http://ateliers.revues.org/8838.
Grimaud, E., 2016, Le robot, objet de croyances, Zaven Paré: mécatronics (Enghien-les-Bains, Centre des arts d’Enghien-les-Bains).
Grimaud, E., 2016, Un dieu dans la machine ? Quand Ganesh rencontre Turing, Persona. Étrangement humain (Arles/Paris, Actes Sud/musée du quai Branly) : 237-241.
Grimaud, E., 2016, From the squid’s point of view. Mountable cameras, flexible studios and the perspectivist turn, Studio studies: operations, topologies and displacements (London-New York, Routledge) : 56-70.
Grimaud, E., A.-C. Taylor, D. Vidal et T. Dufrêne, 2016, Qui est là ? Présences-Limites et Effets de Personne, Persona. Étrangement humain (Arles/Paris, Actes Sud/musée du quai Branly) : 11-17.
Grimaud, E., 2015, Le point de vue de la pupille. Mouvement oculaire et Infra-perspectivisme, La Vie, mode mineur (Paris, Presses des Mines) : 115-141.
Grimaud, E., 2014, Pour quelques secondes de confusion ontologique. Échecs et réussites du contact dans une expérience de télé-robotique, La marionnette: objet d’histoire, oeuvre d’art, objet de civilisation (Lavérune, L’Entretemps).
"Situé à la croisée des domaines de l'art, de l'artisanat et de la technique, vecteur de pratiques religieuses et de la culture populaire autant que de recherches esthétiques proprement dites, l'art de la marionnette déborde de toutes parts le carcan des imaginaires collectifs qu'elle mobilise. En étudiant son rôle et ses avatars au cours de l'histoire et dans les sociétés contemporaines, conservateurs, historiens de l'art et du spectacle, anthropologues et artistes interrogent ce champ irréductible à sa seule matérialité. Comment un tel objet a-t-il réussi à entrer dans les musées et de quelle manière lui octroyer la place qu'il mérite dans ce nouvel espace ? La question du statut de la marionnette, au-delà du champ patrimonial, est au coeur de cet ouvrage qui nous dévoile tous les secrets de ce théâtre du monde en réduction." [Source : 4e de couv.]
Grimaud, E., 2014, Capter et mesurer les mouvements oculaires. Quels usages de l’oculométrie pour l’anthropologie de la vision ?, Petit précis de méthodologie: le sens du détail dans les sciences sociales (Lormont, Le Bord de l’eau) : 27-54.
Grimaud, E., 2013, Pacts of Embodiment: A Comparative Ethnography of Filmmakers’ Gestures, Behind the screen: inside European production cultures (New York, Palgrave Macmillan) : 61-72.
Grimaud, E., 2015, Les vertiges de l’anthropomorphisme, Regard sur les Rencontres nationales Themaa 2013 (Paris, Themaa) : 43-49.
Conjard, A., E. Grimaud et Z. Paré, 2015, Le téléphone, la marionnette, le geminoid. des objets sociaux, Regard sur les Rencontres nationales Themaa 2013 (Paris, Themaa) : 29-30, en ligne : http://themaa-marionnettes.com/ressources/pdf/themaa-marionnettes-et-sciences.pdf.
Vidal, D., E. Grimaud, P. Tastevin et N. Puig, 2015, « Organisation », International Workshop "Low Tech / High Tech/ Wild Tech ? Repenser la technologie", Dakar, Sénégal.
Grimaud, E., S. Rennesson et A. Mayer, 2013, « Organisation », journée d’études "Les fantômes de l’expérience. Connexions et faux contacts en neurologie, biologie et robotique", LESC, MAE, Nanterre.
Grimaud, E., 2018, « Cartographies de l’invisible », IMERA, Marseille.
Grimaud, E., 2018, « Ganesh Yourself », séminaire "Histoire de l’art", Musée du quai Branly, Paris.
Grimaud, E., 2018, « Projection du film "Ganesh Yourself" », Bobines du Sacré, Lyon.
Grimaud, E., 2018, « Peut-on hacker un Dieu ? », Institut d’ethnographie de Neuchâtel, Suisse.
Grimaud, E., 2018, « Black Hole. The spectral experiment », 5e atelier franco-britannique, Labex Les passés dans le présent/Care for the Future, Maison Max Weber, Nanterre.
Grimaud, E., 2017, « Évaluer les effets d’un reenactment : un modèle », séminaire HAR, Université Paris Nanterre.
Grimaud, E., 2017, « À propos de la vallée de l’Etrange », séminaire "Les mondes modernes", Université Paris Nanterre.
Grimaud, E., 2017, « Des messages venus d’ailleurs ? Signaux faibles et transduction dans l’Exégèse de Philip Dick », séminaire "Futorologies", LESC, Nanterre.
Grimaud, E., 2017, « Du mouvement oculaire : repenser l’anthropologie de la perception ? », EHESS, Marseille.
Grimaud, E., 2017, « The Ganesh yourself experiment », colloque "The Art of Comparison", Duke University.
Grimaud, E., 2017, « Visage et Divination. À propos de l’Etrange encyclopédie du Docteur K. », URMIS, Paris VII.
Grimaud, E., 2017, « Hacking God ? », MIT anthropology seminar, Boston.
Grimaud, E., 2017, « Anthropologie et robotique », colloque "Animer", Université de Picardie Jules Verne.
Grimaud, E., 2017, « Hacking God : the Ganesh Yourself experiment », When Machines are dreaming, Musée polytechnique de Dresde.
Grimaud, E., 2016, « L’anthropologie de la perception et les "effets de personne" », séminaire "Atmosphères", EHESS, Paris.
Grimaud, E., 2016, « Expérience-limite et théories anthropologiques de la perception », séminaire "Expressions du trouble et jugements de normalité", EHESS, Paris.
Grimaud, E., 2016, « Autour de l’exposition "Persona. Étrangement humain" », colloque "Machines morales : développements et relations. Nanotechnologies et hybridité", UNESCO.
Grimaud, E., 2016, « La vallée de l’Etrange : histoire d’un concept et expériences », séminaire Sophiapol, Université Paris Nanterre.
Grimaud, E., 2016, « L’emprise des astres. Les expériences picturales d’un astrologue indien », Centre André Malraux.
Grimaud, E., 2016, « Des expériences-limites », Strate - École de Design, Paris.
Grimaud, E., 2016, « La vallée de l’Etrange. Mises à l’épreuve d un mystère expérimental, entre robotique et anthropologie », séminaire "Quoi de neuf du côté des androïdes ?", IMERA, Marseille.
Grimaud, E., 2016, « Persona. Le "making of" », séminaire "Objet et Société", MQB, Paris.
Grimaud, E., 2015, « Ganesh Yourself. Discussion with Michael Fischer », MIT Anthropology Seminar, Boston.
Grimaud, E., 2015, « Un dieu dans la machine ? À propos du projet Ganesh Yourself », Psyphine, MSH Lorraine, Nancy.
Grimaud, E., 2015, « Faire des expériences-limites », séminaire "Pratiques de terrain", Université Paris Nanterre.
Grimaud, E., 2015, « Comportement / Agentivité / Personéité », séminaire "Behaviors", ENSAD.
Grimaud, E., 2015, « Les assemblages-limites de C. Bowers », colloque "Low tech/ High Tech / Wild tech", IRD, Dakar, Sénégal.
Grimaud, E., 2015, « Ganesh Yourself : une expérience en psychologie des religions », séminaire "Anthropologie cognitive", Université Paris Nanterre.
Grimaud, E., 2015, « Bappa 1.0/Ganesh Yourself: une expérience de robo-anthropologie », séminaire "Nouvelles formes de médiation relationnelle", Collège de France.
Grimaud, E., 2015, « About the Ganesh Yourself Project », Harvard Sensory Lab, Critical Media Practices, Harvard University (USA).
Grimaud, E., 2015, « Peut-on hacker Dieu ? L’expérience Ganesh Yourself », séminaire "Faire le Point", ENSBA.
Grimaud, E., 2015, « Les robots doivent-ils se mêler de tout ? », conférence, Campus condorcet, en ligne : https://www.campus-condorcet.fr/Diffusion-des-savoirs/conference/53/Les-robots-doivent-ils-se-meler-de-tout-.
Grimaud, E., 2014, « From the squid’s point of view. Mountable cameras and the search for new perspectives », Studio Studies workshop, WZB Berlin Social Science Center.
Grimaud, E., 2014, « Pour une anthropologie des objets à comportement », séminaire "Behaviors", ENSAD.
Grimaud, E., 2014, « La notion de point de vue en anthropologie », table-ronde avec Eduardo Viveiros de Castro, colloque "Penser avec l’anthropologie", Université Paris Nanterre.
Grimaud, E., 2014, « Comment définir le comportement des objets ? », séminaire "Behaviors", ENSAD.
Grimaud, E., 2014, « Interagir avec des robots », séminaire "Anthropologie cognitive", Université Paris Nanterre.
Grimaud, E., 2014, « GANESH YOURSELF : une expérience de robo-anthropologie en terrain polythéiste », journée d’étude "L’humain augmenté face à son imaginaire technique", ISCC, Paris.
Grimaud, E., 2014, « Les modes de la métamorphose », atelier "Modes d’existence", École des Mines.
Grimaud, E., 2014, « Bappa 1.0/Ganesh Yourself », séminaire "Epistémologies comparées", Université Paris Nanterre.
Grimaud, E., 2014, « Le point de vue du Poulpe : un perspectivisme embarqué », colloque "Actualités de l’anthropologie visuelle", LAMC, Bruxelles, Belgique.
Grimaud, E., 2013, « Mesurer la sensibilité des "non humains": dispositifs et expériences », Labex RH2H, Musée des Arts forains.
Grimaud, E., 2013, « Rencontre avec un humanoïde », Rencontres du 3e type, AEAAN, Nanterre.
Grimaud, E., 2013, « Quand le cerveau sort par les yeux », journée d’études "Les fantômes de l’expérience. Connexions et faux contacts en neurologie, biologie et robotique", LESC, MAE, Nanterre.
Grimaud, E., 2013, « Eau trouble, projection », séminaire "Anthropologie à Nanterre", département d’anthropologie/LESC, Université Paris Nanterre.
Grimaud, E., 2018, « Hacker Dieu ? L’expérience Ganesh Yourself », conférence-débat "Les religions à l’âge de l’intelligence artificielle", INALCO, Paris.
Grimaud, E., 2018, « Aux frontières de l’humain. Pour une anthropologie comparée des créatures artificielles », cycle de débats-projections "Humain/Non-humain", BAL/ENS/Paris 3, Le Bal, Paris.
Grimaud, E., 2017, « Têtes chercheuses: Peut-on simuler un dieu? L’expérience "Ganesh Yourself" », journées "L’ethnologie va vous surprendre", Musée du quai Branly, Paris.
Grimaud, E., 2017, « Exposition "When machines are dreaming" », Musée polytechnique de Dresde.
Grimaud, E., 2016, « Qui est-ce? Personne, objet, présence », cycle de table ronde en marge de l’exposition "Personna. Étrangement humain", salon de lecture Jacques Kerchache, Musée du quai Branly, Paris.
Grimaud, E., 2016, « Renaître en temps réel. Techniques de régression de mémoire et expériences de vies antérieures », sortie de la revue Terrain "Renaître", salon Jacques Kerchache, Musée du quai Branly, Paris.
Grimaud, E., 2016, « Participation à la table ronde "Compréhensions imprécises. Voyons-nous le monde comme des machines?" », projet "Measure for Measure", BPI du Centre G. Pompidou, Paris.
Grimaud, E., 2016, « Les machines peuvent-elle avoir un monde différent du nôtre ? », table-ronde "Être et Machine", Université Paris Diderot, en ligne : https://vimeo.com/195933143.
Grimaud, E., 2016, « Présentation de L’étrange encyclopédie du docteur K », salon Jacques Kerchache, Musée du quai Branly, Paris.
Dufrêne, T., E. Grimaud, D. Vidal et A.-C. Taylor, 2016, « Exposition "Persona, étrangement humain" (299 560 visiteurs) », Musée du quai Branly, Paris.
Grimaud, E., 2015, « L’intelligence artificielle », IGPDE, Bercy.
Grimaud, E., 2013, « Au-delà de la vallée de l’Étrange », conférence, Université populaire, Musée du quai Branly, Paris.
Grimaud, E., 2013, « Participation au séminaire interdisciplinaire "Robolution" », festival Scopitone, Université de Nantes.
Grimaud, E., 2013, « Cartographier le mouvent des yeux ou comment saisir l’insaisissable », journées "L’ethnologie va vous surprendre", Musée du quai Branly, Paris.
Vienne, E. de et E. Grimaud, 2017, "Renaître en temps réel", rencontre avec Emmanuel Grimaud animée par Emmanuel de Vienne, en ligne : https://vimeo.com/226294037.
Grimaud, E., 2016, Ganesh Yourself, HD couleur (Arte/Rouge International).
Grimaud, E., 2013, Eau Trouble, HD couleur (CNRS/ARTMAP).
Vienne, E. de, E. Grimaud, C. Guenzi et M.-H. Fraïssé, 2016, Naître, re-naître (2) - Renaître ?, Tout un monde (Paris, France Culture), en ligne : https://www.franceculture.fr/emissions/tout-un-monde/naitre-re-naitre-2-renaitre.
Grimaud, E., 2017, Être machine : Il existe une multitude de manières d’être une machine qui n’ont pas été explorées, antiAtlas des frontières, 2017, en ligne : http://www.antiatlas.net/emmanuel-grimaud-etre-machine-existe-multitude-de-manieres-detre-machine-nont-ete-explorees/.
Grimaud, E., 2018, Hacker Dieu ? À propos de Ganesh Yourself, Débordements, 3 mai 2018, en ligne : http://www.debordements.fr/Hacker-Dieu.
Grimaud, E., 2017, L’expérience inattendue "Ganesh Yourself" ou comment simuler un Dieu, Le Huffington Post, 4 mars 2017, en ligne : https://www.huffingtonpost.fr/emmanuel-grimaud/experience-inattendue-ganesh-yourself-comment-simuler-un-dieu_a_21872854/.
Le robot Bappa est né d'une idée qui semble un peu folle ou provocante: refabriquer un dieu pour questionner la nature des croyances religieuses.
Grimaud, E., 2016, Intelligence artificielle : les humanoïdes nous interdisent de poser les bonnes questions, Viuz, 19 juin 2016, en ligne : https://viuz.com/2016/06/19/intelligence-artificielle-humanoides-emmanuel-grimaud/.
Intelligence artificielle : les humanoïdes nous interdisent de poser les bonnes questions  Un entretien avec Emmanuel Grimaud, anthropologue. Docteur