Directrice de recherche
Habilitée à diriger des recherches
Médaille de bronze (2006)
Japon
Nature, création, catastrophe, spéculation
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Je m’intéresse aux modes de construction et pratiques locales de la modernité au Japon ainsi qu’au thème de la création et de l’innovation. Après avoir réalisé, en thèse, une ethnographie dans un laboratoire de biologie au Japon (La cour des miracles, CNRS Editions, 2008), j'ai suivi les longues étapes de conceptualisation et de figuration au moyen desquelles l’Exposition universelle qui a eu lieu au Japon en 2005 a vu le jour (L’universel à vue d’œil, Pétra, 2012). En suivant, j'ai enquêté dans une agence d’architecture, toujours au Japon, et me suis intéressée aux pratiques architecturales et infographiques qui permettent aux architectes et designers de concevoir des mondes nouveaux (Kuma Kengo. Une monographie décalée, éd. Donner Lieu, 2009). J'ai co-édité le collectif Humains, non humains. Comment repeupler les sciences sociales (avec O. Thiery, La Découverte, 2011). J'ai ensuite collaboré avec un photographe et un artiste plasticien dans le cadre d’un projet d’enquête, conçu à l’initiative du Centre de culture scientifique, technique et industrielle f93, qui portait sur le grand collisionneur de particules du CERN, notamment ceux qui physiciens, ingénieurs, opérateurs, sont en charge de la maintenance de la machine (Les Incommensurables, Zones sensibles, 2015). A l’automne 2012, j'ai entamé une nouvelle recherche sur les mesures de l’air et des sols au moyen desquelles des populations, parfois éloignées de Fukushima, expertisent, pour leur propre compte, la teneur en radioactivité de leur environnement.