Isabelle Rivoal
Chargée de recherche
 
Habilitée à diriger des recherches
Prix de thèse de l'EHESS (1998)
Israël, Liban
Druzes
Anthropologie politique, Relation patron-client, Minorité religieuse, Leadership, Temporalités
...
Rivoal, I., 2016, Sadat al-asrar. Nizâm al-dunya wa al-nizâm al-dîn lil-tâ’îfa al-durziyya fî Isrâ’îl (Beyrouth, Dar Al-Fârâbî) [Atelier Osez Dire].
Gervais-Lambony, Philippe, Frédéric Hurlet et Isabelle Rivoal (éds), 2017, (Re)Fonder: les modalités du (re)commencement dans le temps et dans l’espace (Paris, De Boccard) [Colloques de la Maison Archéologie et Ethnologie, René-Ginouvès, 14].
Baussant, Michèle, Irène Dos Santos, Evelyne Ribert et Isabelle Rivoal (éds), 2015, Migrations humaines et mises en récit mémorielles: approches croisées en anthropologie et en préhistoire (Nanterre, Presses universitaires de Paris Ouest).
Rivoal, Isabelle (éd.), 2015, Les « jeunes » dans le sud de la Méditerranée. Ethnologie d’une catégorie singulière (s.l., s.n.) [Ateliers d’anthropologie, 42].
Valentin, Frédérique, Isabelle Rivoal, Corinne Thevenet et Pascal Sellier (éds), 2014, La chaîne opératoire funéraire: ethnologie et archéologie de la mort (Paris, Éditions de Boccard) [Travaux de la Maison René Ginouvès, 18].
Hurlet, Frédéric, Isabelle Rivoal et Isabelle Sidéra (éds), 2014, Le prestige: autour des formes de la différenciation sociale (Paris, De Boccard) [Colloques de la Maison Archéologie et Ethnologie, René-Ginouvès, 10].
Heintz, Monica et Isabelle Rivoal (éds), 2014, Temps biographiques et discontinuités politiques (s.l., s.n.) [Ethnologie française, 44 (3)].
Rivoal, Isabelle et Noel Salazar (éds), 2013, Young Scholar Forum : Contemporaru ethnographic practice and the value of serendipity (s.l., s.n.) [Social Anthropology/Anthropologie sociale, 21 (2)].
Rivoal, I., 2017, The Shadows of Beiteddin Palace: politics of hospitality and struggles for sovereignty between presidential and regional powers in Lebanon, Contemporary Levant, 2 (2) : 116-128, en ligne : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01643111.
Rivoal, I., 2015, "Vouloir de la politique". Exaltation et proximité dans l’engagement partisan des jeunes au Liban, Ateliers d’anthropologie, 42 [Les « jeunes » dans le sud de la Méditerranée. Ethnologie d’une catégorie singulière], en ligne : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01420486/document.
Comme dans l’ensemble du monde arabe, la jeunesse au Liban désigne une période de la vie située entre l’enfance et l’âge d’homme qu’inaugurent généralement le mariage, la naissance des enfants et l’ouverture de sa propre maison. Dans cette société marquée par le confessionnalisme, la jeunesse se singularise toutefois par sa très forte politisation. À partir d’une ethnographie de la socialisation partisane des jeunes druzes, l’article montre comment les jeunes se « détachent » de leur positionnement familial pour devenir « l’armée du président [Walid Joumblatt] ». Les jeunes s’investissent alors dans les camps de vacances, les instances universitaires, les réunions du parti pour « apprendre » la politique : cet apprentissage passe par la lecture des écrits de Kamal Joumblatt, les discussions politiques, l’implication dans les activités partisanes, la « surveillance » du territoire, la disponibilité pour rendre visible la présence du parti. Alors que la relation entre les chefs de famille et Walid Joumblatt, le seigneur (bek) de la Montagne, est extrêmement codifiée lors des visites traditionnelles, la relation entre Walid Joumblatt, en tant que président du PSP, et les jeunes est marquée par la familiarité et la complicité. Le leader politique est un « oncle maternel » qui inspire et qui guide les jeunes, prêts à mourir pour lui, tandis qu’il est prêt, de son côté, à mourir pour la « cause » qu’il représente.
Rivoal, I. et A.-M. Peatrik, 2015, Les « jeunes » dans le sud de la Méditerranée. Cadres conceptuels pour l’étude de sociétés sous tension, Ateliers d’anthropologie, 42 [Les « jeunes » dans le sud de la Méditerranée. Ethnologie d’une catégorie singulière], en ligne : http://ateliers.revues.org/9972.
Jeunes, jeunesse, jeune génération sont des désignations qui relèvent à la fois du vocabulaire descriptif courant et du discours politique et médiatique. Dans ce cadre, l’irruption des jeunes dans l’espace public est souvent appréhendée à travers des clichés contradictoires : violence, délinquance, contestation, chômage, attente, piétinement versus vitalité, énergie, création, renouvellement, espoir, futur… Ces termes recouvrent aussi des catégories ou des objets d’analyse des sciences social...
Heintz, M. et I. Rivoal, 2014, Ethnographies à contre-temps, Ethnologie française, 44 (3) [Temps biographiques et discontinuités politiques] : 389-397, en ligne : https://www.cairn.info/revue-ethnologie-francaise-2014-3-page-389.htm.
Rivoal, I., 2014, Écritures suspendues, vies engagées. Traverser la guerre civile libanaise, Ethnologie française, 44 (3) : 503-512, en ligne : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01420552/document.
À partir du croisement entre son expérience de la société libanaise de l’après-guerre civile, des trajectoires d’anthropologues ayant réalisé des ethnographies du Liban avant-guerre qu’ils n’ont publiées que 20 ans plus tard et des formes mémorielles sécrétées par les Libanais qui ont vécu la guerre, l’auteur explore dans cet article l’impossible narration d’un événement s’apparentant pourtant à une transformation sociale radicale. Entre nostalgie et expression théâtralisée du conflit qui en autorise le déni de réalité, l’article montre que la guerre a été plus traversée que vécue par les Libanais, comme par les observateurs dont elle a perturbé la pratique. Ceci l’amène à mettre en perspective l’approche biographique et la co-temporalité de Johannes Fabian comme ressources méthodologiques pertinentes pour saisir la société libanaise contemporaine.
Rivoal, I., 2014, Intimate Politics: The Art of the Political Relationship in Lebanon, Anthropology of the Middle East, 9 : 1 - 17, en ligne : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01421176.
Th is article aims to analyse the patron–client relationship through a detailed ethnography of the everyday life of Walid Junblat's followers in Lebanon. It reveals how intimate people are with political fi gures, talking to them (in the form of their pictures), talking about them, thinking through them, playing off this intimacy to enter the political competition. Patrons also play their part in this relationship. Th e weekly political gatherings held at Junblat's Palace are the apex of this aesthetic of power. Detailed observations indicate how the lord orchestrates and varies the tempo of his interactions with the ritual audience, adding complexity and fl uidity to the relation. Th e protracted confrontation that has been plaguing Syria for three years has revived the familiar schema of oriental tyranny, comprehended as absolute control of power and resources enforced on the society through forms of threat and violence. 1 For decades, studies of domination and violence in the Arab world have viewed them through the schema of asymmetrical personal relations, which foster visible practices of power and ostentatious challenges. While patron–client relationships have received attention in anthropological literature, relatively little work has considered the centrality of intimacy in building these kinds of personal relationships. Th e term 'relations' in patron– client relations has long been taken as a structural link that aims to character-ise one typical form of social relation. Patron–client relation refers to a form of asymmetrical exchange (protection versus support or jobs versus the vote, for example) and is fuelled with personal marks of power and allegiance. It is crucial to theorise the notion of relations as being more than a mere structural or formal link between individuals or social groups in such a way as
Rivoal, I. et N.B. Salazar, 2013, Contemporary ethnographic practice and the value of serendipity: Ethnographic practice and serendipity, Social Anthropology, 21 (2) : 178-185, en ligne : http://doi.wiley.com/10.1111/1469-8676.12026.
Gervais-Lambony, P., F. Hurlet et I. Rivoal, 2017, Fonder/refonder: réflexions croisées, (Re)Fonder: les modalités du (re)commencement dans le temps et dans l’espace (Paris, De Boccard) : 9-20 [Colloques de la Maison Archéologie et Ethnologie, René-Ginouvès, 14].
Rivoal, I., 2016, Le "quant-à-soi" comme manière d’être au monde. Taqiyya, politesse et distance druzes, Groupes ethniques et marginalités au Proche-Orient contemporain (Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion) : 193-209, en ligne : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01421173/document.
Comment rendre compte de ce « qu'est » une minorité religieuse orientale ou de ce qui fait son particularisme au-delà des traits ascriptifs que l'on mobilise généralement pour la définir ? Est-ce la dimension religieuse ou cultuelle ? Des principes religieux spécifiques susceptibles de définir une « école juridique » (madhhab) ou une église ? Une histoire ? Des liens de parenté dans une organisation tribale ('asabiyya) ? Les études synoptiques sur les minorités religieuses sont une manière classique d'appréhender la fabrique sociale complexe dans le monde arabo-musulman. Forts de ces mises en garde, les chercheurs en sciences sociales – qu'ils soient historiens, politologues, ethnologues ou géographes – se sont donc attachés, depuis près de 25 ans, à comprendre le fait minoritaire comme système relationnel général ou à saisir les minorités particulières en interaction. La posture analytique que j’ai tenté de développer dans l’article qui suit est de nature différente. Poser la question de l’élucidation de la question des minorités religieuses au Proche-Orient appelle en effet une réflexion sur la notion de communauté et sur ce qui la spécifie en tant que groupement humain distinct : trajectoire historique, éthos religieux, ensemble normatif, dispositif relationnel. Du point de vue de la sociologique pragmatique, on peut donc considérer que ce type d’approche s’attache à discerner l’ensemble des appuis pertinents sur lesquels les individus, se reconnaissant et étant reconnus comme membres d’une communauté, se reposent dans l’ensemble des situations dans lesquelles cette dimension de leur identité est pertinente. Autrement dit, qu’est-il possible de décrire si l’on pose la question de la « manière d’être » minoritaire, saisie comme je l’entends à partir de l’ethnographie particulière d’une communauté et non en tant « qu’éthos minoritaire » idéal-typique ? Qu’est-ce qui fait qu’un druze est druze, dans son attitude quotidienne, dans sa relation aux autres, druzes ou non druzes, dans sa manière d’habiter son existence ?
Baudry, R., F. Hurlet et I. Rivoal, 2016, Le Prestige à Rome à la fin de la République et au début du principat. Introduction, Le Prestige à Rome à la fin de la République et au début du Principat (Paris, De Boccard) : 9-17 [Colloques de la Maison Archéologie et Ethnologie, René-Ginouvès, 13], en ligne : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01420645/document.
Il n’est pas surprenant que la question du prestige suscite l’intérêt des historiens de cette période. Il faut y voir une explication dans la nature même de la société romaine de cette période, hautement compétitive et concurrentielle. L’exacerbation des rivalités aristocratiques à la période tardo-républicaine se caractérise en effet par la recherche toujours plus effrénée des honneurs et des marques de distinction. Le fait que cette réflexion collective sur le prestige à Rome a été précédée par la publication des actes d’un colloque consacré au même sujet (voir Hurlet, Rivoal, Sidéra, Le Prestige. Autour des formes de la différenciation sociale, De Boccard, 2014), mais appliqué à un cadre interdisciplinaire plus large présente un avantage certain, celui de fournir un fondement théorique à une notion souvent utilisée par les antiquisants, mais jamais vraiment définie. L’introduction du premier volume interdisciplinaire sur le prestige a ainsi déjà souligné que l'usage de la notion de prestige pose bien entendu le problème classique de l’équivalence d’une notion contemporaine avec la terminologie antique, grecque et romaine. On en reprendra les deux résultats qui ont été de montrer que deux conceptions du prestige se croisent et se recoupent, dans le monde contemporain comme dans l'Antiquité. La première renvoie à l’idée que le prestige est lié à un statut déterminé d’un individu ou d’un groupe d’individu ou à un attribut (le prestige du sénateur ou celui de l’uniforme par exemple), tandis que la seconde désigne les procédés et les manifestations publiques permettant d’afficher sa distinction sociale et de la rendre visible de manière à se voir reconnaître du prestige ou tout simplement à le maintenir (par exemple le prestige qui consiste à participer à une manifestation importante à une place d’honneur). En d’autres termes, le prestige renvoie autant à un statut déterminé qu’à une performance, l’un et l’autre se complétant plus qu’ils ne s’opposent.
Rivoal, I., 2015, Visionner les funérailles du saint. Réflexion sur la temporalité féminine dans la société libanaise, Une histoire du Proche-Orient au temps présent : Études en hommage à Nadine Picaudou (Paris, Publication de la Sorbonne) : 125-141, en ligne : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01421195.
Inspiré par la philosophie de la modernité développée par Charles Taylor, le concept de « modernités multiples » s’est imposé vers la fin de la décennie 1990, et avec lui un ambitieux projet pluridisciplinaire d’archéologie comparative des histoires de « la » modernité. Au-delà des changements institutionnels visibles produits par l’adaptation à une certaine modernité globale, ces théories « culturelles » insistent sur la nécessité de considérer « la modernité vécue de l’intérieur », autrement dit son « imaginaire social » . Dans la modernité musulmane, la démarche fondamentaliste de retour aux textes produit d’une configuration historique particulière, qui investit la catégorie de religion d’une positivité nouvelle. Cependant, loin d’avoir entraîné un désenchantement du monde, la modernité musulmane s’est au contraire traduite par une inscription du religieux, confondu avec sa dimension morale, dans le social . La reconstruction morale de la société est ainsi devenue un « imaginaire social » puissant de la modernité musulmane. Or, selon une logique pleinement moderne, c’est précisément à travers les femmes que la puissance de cet imaginaire se manifeste avec le plus d’éclat: la modernité musulmane passe en effet par un engagement des femmes dans la construction d’un modèle alternatif de féminité idéale. La perspective développée dans l’article tisse d’un point de vue particulier ces deux aspects que sont la redéfinition de la capacité d’agir des femmes dans l’espace public et l’incertitude majeure quant au devenir. D’autres manières d’être dans le temps et d’être dans sa propre temporalité individuelle sont observables dans les sociétés du Moyen-Orient. Il convient en effet de les mettre en regard de l’agentivité des actrices de la modernité musulmane dans un projet plus général de compréhension des formes historiques et variées d’inscription temporelle dans les sociétés musulmanes.
Baussant, M., I. Dos Santos, E. Ribert et I. Rivoal, 2015, Logiques mémorielles et temporalités migratoires. Une introduction, Migrations humaines et mises en récit mémorielles: approches croisées en anthropologie et en préhistoire (Nanterre, Presses universitaires de Paris Ouest / Éditions de la MAE) : 11-33.
Rivoal, I., 2014, Réincarnation, perfection religieuse et tombes des saints : les usages funéraires dans la communauté druze (Proche-Orient), La chaîne opératoire funéraire: ethnologie et archéologie de la mort (Paris, Éditions de Boccard) : 42-43, en ligne : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01424470/document.
La mort est une dimension humaine centrale autour de laquelle toutes les sociétés ont développé un ensemble de croyances et de pratiques, souvent très élaborées et très codifiées. Le « travail du deuil » engage généralement la communauté au-delà des proches du défunt. Il tend à réaliser la séparation entre les morts et les vivants. Enfin, il « construit » le défunt ou mort en ancêtre. Cette exigence a été identifiée dans le travail pionnier de Robert Hertz et sa théorie des doubles funérailles : l'âme du mort est dangereuse pendant une période intermédiaire, ce sont les deuxièmes funérailles qui, en le transformant en ancêtre, en font une entité bienfaisante pour les vivants. Le devenir du corps mort, sa thanatomorphose, est également un sujet central de préoccupation. Le cadavre est le support de représentations diverses, voire de fantasmes, propres à chaque culture, qui vont conditionner les différents types de traitement que l'on va lui faire subir. C'est par l'analyse de ces différents traitements que nous tentons ici de déchiffrer les solutions qu'ont élaborées les sociétés, selon deux approches rarement combinées, celle de l'ethnologie et celle de l'archéologie. Un même fil directeur a conduit ces travaux dont les contextes culturels et géographiques sont variés : celui d'une chaîne opératoire funéraire.
Thevenet, C., I. Rivoal, P. Sellier et F. Valentin, 2014, Introduction : la chaîne opératoire funéraire, La chaîne opératoire funéraire: ethnologie et archéologie de la mort (Paris, Éditions de Boccard) : 7-9, en ligne : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01424470/document.
La mort est une dimension humaine centrale autour de laquelle toutes les sociétés ont développé un ensemble de croyances et de pratiques, souvent très élaborées et très codifiées. Le « travail du deuil » engage généralement la communauté au-delà des proches du défunt. Il tend à réaliser la séparation entre les morts et les vivants. Enfin, il « construit » le défunt ou mort en ancêtre. Cette exigence a été identifiée dans le travail pionnier de Robert Hertz et sa théorie des doubles funérailles : l'âme du mort est dangereuse pendant une période intermédiaire, ce sont les deuxièmes funérailles qui, en le transformant en ancêtre, en font une entité bienfaisante pour les vivants. Le devenir du corps mort, sa thanatomorphose, est également un sujet central de préoccupation. Le cadavre est le support de représentations diverses, voire de fantasmes, propres à chaque culture, qui vont conditionner les différents types de traitement que l'on va lui faire subir. C'est par l'analyse de ces différents traitements que nous tentons ici de déchiffrer les solutions qu'ont élaborées les sociétés, selon deux approches rarement combinées, celle de l'ethnologie et celle de l'archéologie. Un même fil directeur a conduit ces travaux dont les contextes culturels et géographiques sont variés : celui d'une chaîne opératoire funéraire.
Rivoal, I. et C. Constant, 2014, Le Prestige des revues scientifiques et les logiques de classement, Le prestige: autour des formes de la différenciation sociale (Paris, De Boccard) : 283-298 [Colloques de la Maison Archéologie et Ethnologie, René-Ginouvès, 10].
Hurlet, F., I. Rivoal et I. Sidéra, 2014, Entre affirmation de statut et désir de reconnaissance. Introduction au prestige, Le prestige: autour des formes de la différenciation sociale (Paris, De Boccard) : 9-21 [Colloques de la Maison Archéologie et Ethnologie, René-Ginouvès, 10].
Rivoal, I., 2012, Les Fêtes religieuses druzes : cheminement spirituel et solidarité communautaire, Rites: Fêtes et célébrations de l’humanité (Montrouge, Bayard) : 415-426.
Rivoal, I., 2012, Intimité, mise en scène et distance dans la relation politique au Liban, (Paris, Beyrouth, Karthala-IFPO- IISMM) : 139-165, en ligne : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00769845/document.
Qu'est-ce qui lie un leader politique à ceux qui se reconnaissent comme ses partisans ? Comment se construisent et se perpétuent les loyautés partisanes ? Quelles sont les manifestations, dans la vie quotidienne, d'une relation politique caractérisée par sa dimension personnelle ? Comment surtout rendre compte de cette dimension personnelle dans une organisation politique réputée fondée sur la coercition et la violence ? A partir d'une étude ethnographique de la relation entre Walid Joumblat, seigneur druze dans sa région du Chouf et ses partisans, cet article s'attache à décrire la place centrale, symbolique et constamment négociée, du patron politique dans la vie quotidienne et donne à voir la complexité d'une relation patron-client, trop souvent réduite à un rapport de domination par la littérature.
Rivoal, I., 2015, Compte rendu de: Cyril Roussel, Les Druzes de Syrie. Territoire et mobilité (Beyrouth, Presses de l’Ifpo, 2011), Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, 137, en ligne : http://remmm.revues.org/8601.
Il y a deux façons de lire le livre de Cyril Roussel : la première en tant qu’étude de géographie contemporaine sur la Syrie ; la seconde comme une étude de la minorité druze au Proche-Orient, d’un point de vue de géographe. La compréhension de la Syrie (au sens large du Bilād al-shām) à partir d’une approche spatiale et par l’étude des relations entre ses territoires est forte d’une tradition scientifique qui a produit des modèles opératoires pour les sciences sociales. De l’ouvrage fondateu...
Rivoal, I., 2014, Compte rendu de: Véronique Cnockaert, Bertrand Gervais et Marie Scapa (éd.), Idiots. Figures et personnages liminaires dans la littérature et les arts (Nancy, PUN/Éditions universitaires de Lorraine, 2012), L’Homme, 209, en ligne : https://lhomme.revues.org/23528.
Rivoal, I., 2013, Compte rendu de: Sossie Andezian, Le Sacré à l’épreuve du politique. Noël à Bethléem (Paris, Riveneuve éditions, 2012), Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, 134, en ligne : http://remmm.revues.org/7947.
L’ouvrage de Sossie Andezian porte sur l’étude des cérémonies de Noël à Bethléem, mais voici une étude qui aurait aussi bien pu s’intituler « l’utopie d’une normalisation palestinienne et son effondrement » tant le fil narratif s’organise autour du basculement de l’année 2000, avec la célébration du millenium et le déclenchement de la seconde intifada. Dans sa dimension factuelle, le livre décrit ainsi les ressorts de l’utopie d’Oslo, inaugurée à Bethléem par l’accession à l’autonomie en 1995...
Rivoal, I., 2013, Compte rendu de: Eléonore Armanet, Le ferment et la grâce. Une ethnographie du sacré chez les Druzes d’Israël (Toulouse, Presses universitaires du Mirail, 2011), Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, 134, en ligne : http://remmm.revues.org/7933.
Composante la moins nombreuse de la minorité druze du Proche-Orient (si l’on excepte sa très faible présence en Jordanie), la communauté druze en Israël ne cesse de questionner politologues et sociologues en raison de sa double singularité. Singularité politique dans l’ensemble palestinien d’abord, puisque les familles les plus influentes de la communauté ont fait le choix dès 1936 de ne pas soutenir le courant nationaliste naissant en restant en dehors de la révolte, choix confirmé en 1956 p...
Rivoal, I., 2016, Le Sens de la relation (3 vol.), HDR (Nanterre, Université Paris Nanterre), en ligne : http://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01419139.
Jungen, C. et I. Rivoal, 2016, « Organisation », journées d’études "Pratiques d’anticipation dans le monde arabe", Labex Les passés dans le présent, MAE, Nanterre.
Rivoal, I., 2015, « Organisation », journées prospectives de l’Université Paris Lumières "Quelle politique post-doctorale en sciences humaines et sociales ?", Université Paris Ouest Nanterre La Défense.
Baussant, M., M. Dietler et I. Rivoal, 2013, « Organisation », colloque international "Mobility, Memory, Material Words: Crossroads & Convergences", Chicago PUF "Migration, Material Culture, and Memory : Constructing Community in Mobile Worlds", Chicago, USA.
Heintz, M. et I. Rivoal, 2013, « Organisation », école thématique du CNRS "Morale et cognition : l’épreuve du terrain", Cerisy-la-Salle, France.
Hurlet, F., I. Rivoal et I. Sidéra, 2013, « Organisation », 10e colloque annuel de la MAE "Le Prestige. Autour des formes de la différenciation sociale", Université Paris Ouest Nanterre La Défense.
Rivoal, I., 2013, « L’impossible enquête chez un ancien milicien libanais », Rencontres du 3e type, AEAAN, Nanterre.
Rivoal, I. et C. Gillet, 2014, Avoir peur/se sentir en sécurité, Tea Time club (Paris, France Inter), en ligne : https://www.franceinter.fr/emissions/tea-time-club/tea-time-club-08-aout-2014.
Rivoal, I. et E. Peyrat, 2016, Isabelle, ethnologue, Parlons passion en quelques mots, en ligne : https://www.youtube.com/watch?v=6E8MaCJ0DnI.
Rivoal, I., 2013, C’était mieux avant - Les losers, Personne ne bouge, en ligne : https://www.dailymotion.com/video/x103tu4.