Sabine Trebinjac
Directrice de recherche
Habilitée à diriger des recherches
Récipiendaire de la médaille de bronze du CNRS
Chine
Xinjiang, Ouïgour
anthropologie politique, musique et pouvoir
...
 

Textes

Trebinjac, S., 2016, Le retour des sauvages poilus de Dzoungarie : réflexions d’une ethnographe au sujet des Loplik (Xinjiang, R.P.C.), Études orientales, 27-28 : 227-290.
Trebinjac, S., 2016, L’université communiste des travailleurs de l’Orient à Moscou, une machine idéologique, Asie centrale: transferts culturels le long de la route de la soie (Paris, Vendémiaire) : 617-629.
Les marchands sogdiens n'ont pas seulement contribué à l'importation de la soie chinoise en Occident ; ils ont aussi, à l'instar d'autres peuples centrasiatiques, comme les Ouighours ou les Tokhariens, participé à la reformulation du canon bouddhique avant son adoption par les Chinois. Les descendants de Gengis Khan n'ont pas seulement adopté la langue turque ; ils sont aussi passés au persan et ont établi la culture persane dans l'Inde du nord. Les Grecs nourris d'Aristote n'ont pas seulement rencontré à Aï Khanoum, dans l'actuel Afghanistan, les peuples de la steppe ; ils ont aussi laissé des traces dans les textes zoroastriens de la Perse. Les cinéastes russes réfugiés à Tachkent dans les années 1940 n'ont pas seulement apporté à l'Ouzbékistan des techniques nouvelles ; ils ont enrichi le cinéma soviétique de motifs centrasiatiques... La Route de la soie, cette invention du XlXe siècle, nous invite à aborder l'histoire du monde sans préjugés européocentristes. L'Asie centrale : lieu mythique, creuset exceptionnel d'influences lointaines, où les religions, les moeurs, les arts et les techniques se sont trouvés inextricablement mêlés. Ses territoires recouvrent l'ensemble des anciennes républiques soviétiques centrasiatiques et les territoires avoisinants du Xinjiang, de la Mongolie, de l'Afghanistan, de l'Iran, de l'Azerbaïdjan et de la Turquie. Ils offrent tous une stratification extrêmement complexe de transferts culturels aussi bien synchroniques que diachroniques. Un voyage dans le temps, à la rencontre de peuples et de civilisations qui se sont illustrés par une production artistique d'une richesse inouïe. Et la première synthèse accessible en français sur cette aire culturelle qui a depuis des siècles fasciné voyageurs et savants. [Source : 4e de couverture]
Trebinjac, S., 2012, Du yangge traditionnale au nouveau yangge ou l’art de revisiter un divertissement populaire à des fins révolutionnaires, Théatres d’Asie à l’oeuvre : circulation, expression politique (Paris, BEFEO) : 235-242.

Communications

Trebinjac, S., 2017, « Du terrain au bureau, comment adapter ses façons de faire anthropologiques », atelier 8 "Questions épistémologiques", Assises de l’anthropologie de la Chine en France, Institut des Langues et Civilisations Orientales, Paris.
Kabir, A.J., D.-C. Martin et S. Trebinjac, 2015, « Conclusion du colloque », Orchestrer la nation. Musiques, danses et (trans)nationalismes, Maison des Cultures du Monde, Paris.
Trebinjac, S., 2015, « De l’inculte au bon agitateur bolchévique : un détour par l’Université Communiste des Travailleurs de l’Orient (KUTV) de Moscou », panel "From "Natives" to "Masters": Constructing collective memory of the past in colonial and post-colonial Asia", 5e Congrès Asie & Pacifique, Paris.
Trebinjac, S., 2014, « Anthropological Look at the Komintern Archives », First International Conference on Uyghur Studies – History, Culture, and Society, Washington DC, États-Unis.
Trebinjac, S., 2013, « Pourquoi la musique est en Chine une institution et le traditionalisme d’Etat, un de ses effets ? », colloque international "À corps et voix. Musique danse et engagement", Musée du quai Branly, Paris.