Julie Carpentier
Jeune docteure
 
Tourisme communautaire et identité culturelle : entre revendications, instrumentalisations et mises en scène. Acteurs et enjeux et stratégies en Amazonie équatorienne
Anne-Christine Taylor
25/05/2016
République de l'Equateur
Quichua, Shuar, Achuar
Tourime communautaire, identité culturelle, mise en scène, imaginaires touristiques
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Julie Carpentier est docteur en ethnologie. Sa thèse, soutenue en 2016, analyse les dynamiques culturelles et identitaires à l’œuvre dans les projets de tourisme communautaire en Amazonie équatorienne. Ses recherches s’intéressent notamment à la manière dont l’identité culturelle et les performances touristiques sont mises en scène. Elles interrogent également les effets des processus de touristification et de patrimonialisation sur les constructions identitaires.
Carpentier, J. et C.D.T.D.B. Local, 2017, Tourisme communautaire et diffusion d’une ’culture touristique’ chez les Shuar de Chico-Méndez, Gazeta de Antropología, 33 (1), en ligne : http://www.gazeta-antropologia.es/?p=4940.
Este texto propone abordar la dimensión de la "cultura turística" como factor determinante en el desarrollo del turismo comunitario. Basándose en un estudio de caso realizado en la comunidad shuar de Chico-Méndez (Amazonia ecuatoriana), intenta analizar el proceso de construcción y de reapropiación identitaria llevado a cabo por los habitantes con el fin de desarrollar su proyecto turístico, procurando mostrar de qué manera las prácticas turísticas se hicieron poco a poco una parte integrante de la cultura y son actualmente usadas por la población para identificarse étnicamente a escala "glocal". Este texto insiste, pues, en la dimensión dinámica de las identidades culturales y en el papel activo de las poblaciones huéspedes en la remodelación y redefinición de las identidades culturales mediante la actividad turística.
Chosson, M. et J. Carpentier, 2017, Une indianité interculturelle ? Cultura et nouveaux modes de gouvernance, Nuevo Mundo Mundos Nuevos, en ligne : https://nuevomundo.revues.org/70100.
Le terme de « culture » tel qu’il a été forgé par les sciences sociales a été mobilisé, depuis quelques décennies, dans les politiques et les instruments juridiques des institutions nationales et internationales. Malgré cet usage institutionnel fréquent, la comparaison des Fabri-cas révèle l’emploi peu commun du vocable cultura dans les usages sociaux et linguistiques des sociétés amérindiennes (surtout dans les pays hispanophones). D’autres termes, vernaculaires ou d’emprunt ancien, sont en effet employés pour définir des pratiques collectives distinctives et semblent avoir canalisé l’adoption de cultura vers des contextes d’interactions avec des acteurs extérieurs à la communauté (ONGs, projets de développement, tourisme, fonctionnaires d’État, écoles…). Cet usage distinctif et valorisant du terme apparaît néanmoins primordial au bon développement des projets de patrimonialisation et favorise l’essor d’une indianité interculturelle.
Carpentier, J., 2014, Los achuar y el ecoturismo: ¿una estrategia sostenible para un desarrollo autónomo?, Bulletin de l’Institut français d’études andines, 43 (1) : 133-158, en ligne : https://bifea.revues.org/4391?lang=fr.
Cet article se propose de se poser des questions sur le caractère « durable » et « autonome » de l’activité écotouristique, en analysant le cas Achuar du Kapawi Ecolodge & Reserve. L’auteur montre de quelle manière, les agents du tourisme (locaux autant qu’extérieurs) ont joué un rôle primordial dans le développement de cette activité, impliquant de profondes recompositions et reconfigurations des structures économiques, politiques et identitaires chez les Achuar.
Carpentier, J., 2015, Tourisme et mise en patrimoine dans la communauté shuar de Chico-Méndez, Patrimonialisations croisées: jeux d’échelles et enjeux de développement (Lyon, Presses universitaires de Lyon) : 53-77.
Carpentier, J., 2015, Le tourisme communautaire en Amazonie équatorienne : une vaste scène théâtrale ?, Le tourisme comme expérience: regards interdisciplinaires sur le vécu touristique (Québec, Presses de l’Université du Québec) : 297-309.
La 4e de couverture indique : "Ce que les touristes éprouvent physiquement et intellectuellement pendant leurs séjours ou leurs déplacements n'a curieusement été abordé que tardivement par la recherche en tourisme. Pourtant, l'expérience touristique, c'est-à-dire l'ensemble des états engendrés par ce que l'individu vit avant, pendant et après un séjour touristique, une activité qui engage globalement l'individu. Cet ouvrage, rassemblant une vingtaine de textes issus des 4es Rendez-vous Champlain sur le tourisme, fournit différents éclairages complémentaires tant sur l'expériences des touristes eux-mêmes que sur les dispositifs conçus pour en infléchir le cours. Les contours de l'expérience touristique sont d'abord tracés, puis ses modalités et ses singularités sont explorées. Les dispositifs expérientiels élaborés et les enjeux de cette mise en scène touristique sont enfin analysés. L'expérience touristique renvoie à de multiples dimensions du tourisme : la demande touristique, dont il est dit aujorud'hui qu'elle est non seulement exigente, versatiles, paradoxale, mais aussi en quête d'expériences nouvelles ; les pratiques touristiques, qui articulent performances et expériences tant intellectuelles et émotionnellent que corporelles ; l'offre touristique, dans sa capacité ou non à produire de l'expérience. C'est pourquoi il importait de consacrer un ouvrage entier à ce concept multiforme et intégrateur."
Carpentier, J., 2012, El turismo comunitario y sus nuevos actores: el caso de las petroleras en la Amazonia ecuatoriana, Amazonía, viajeros, turistas y poblaciones indígenas (Séville, Pasos) : 293-328.