Coralie Morand
Doctorante
Le viol comme arme de guerre, une analyse anthropologique. L'exemple des femmes Ixiles au Guatemala
Philippe Erikson et Valentina Vapnarsky
Guatemala
Triangle Ixil / Mayas Ixils
genre, viol de guerre, conflit armé
...
Je travaille sur les effets des viols de guerre sur les femmes mayas ixiles au Guatemala et sur les modes de dépassement du traumatisme. Ces viols se sont déroulés au début des années 1980, et ont durablement marqué les populations. Je m'intéresse donc à la façon dont ces viols ont impacté les niveaux individuels et collectifs ainsi qu'à leur présence actuelle dans les différents secteurs des sociétés ixiles.

Textes

Morand, Katell. 2017. « Le désir de tuer: musique et violence en Éthiopie du Nord. ». Christine Langlois, Vanessa Manceron, et Victor Stoichiţă (dir.) . Terrain 68. L’emprise des sons: 88-107. doi:DOI : 10.4000/terrain.16308. http://journals.openedition.org/terrain/16308.
Morand, Katell. 2015. « Compte rendu de : Sandra Bornand et Cécile Leguy (éd.), Anthropologie des pratiques langagières, Armand Colin (2013). ». Cargo, Revue Internationale d’Anthropologie Culturelle et Sociale (4): 137-138. http://www.cargo.canthel.fr/wp-content/uploads/2016/04/CRMorandCargo4.pdf.
Morand, Katell. 2015. « Après la fête : la sphère privée du chant chez les Amhara d’Éthiopie. ». Cahiers de littérature orale (77-78): 73-91. doi:10.4000/clo.2328. https://clo.revues.org/2328.
Cet article porte sur la pratique dite privée du chant chez les paysans Amhara du Goğğam, en Éthiopie. Il se penche sur ce qu’il se passe dans les interstices de la vie sociale, lorsque fêtes et commémorations sont passées et que les individus se retrouvent seuls avec eux-mêmes : que chantent-ils, pourquoi, et quel est le statut énonciatif de ces performances sans public ? L’analyse des discours et des poèmes chantés est combinée à une ethnographie de la sphère privée pour saisir la place de ces chants dans l’univers musical des Amhara. Dialogues imaginés et sans cesse réinterprétés, ils n’existent, on le comprend, que par référence à un monde social dont la solitude ne peut être l’échappatoire.
Morand, Katell. 2013. « En forêt, la musique : entre inquiétude et sentiment d’intimité (Goğğam, Ethiopie). ». Etnográfica. Revista do Centro em Rede de Investigação em Antropologia 17 (3): 561-579. doi:10.4000/etnografica.3291. http://etnografica.revues.org/3291.
Sur les plateaux éthiopiens du Goğğam, les bergers passent une grande partie de leur temps à siffler, chanter ou jouer de la flûte. Ces forêts sont des lieux à la marge de la vie sociale, peuplées de bandits. La musique peut être à la fois considérée comme un outil de contrôle de cet espace sauvage, et comme un risque de se faire entendre des rôdeurs malveillants de la forêt. La musique est donc un acte de bravoure en même temps qu’un intense moment de solitude et de vulnérabilité.
Morand, Katell. 2013. « Chants de funérailles des femmes amharas. ». In Le Dictionnaire des femmes créatrices, Antoinette Fouque (dir.) . Paris: Éditions des Femmes.
Morand, Katell. 2010. « Vaine existence : entre deux genres, ou les effets d’un poème chanté. ». In La voix actée. Pour une nouvelle ethnopoétique, Claude Calame, Florence Dupont, Bernard Lortat-Jacob, et Maria Manca (dir.) , 23-41. Paris: Éditions Kimé.
Morand, Katell. 2010. « Fragments de vies : quand les bergers se racontent par la musique. ». In Histoires de vies, témoignages, autobiographies de terrain. Formes d’énonciation et de textualisation, G. D’Agostino, M Kilani, et S. Montes (dir.) , 257-272. München: Lit Verlag.
Morand, Katell. 2010. « Songs. ». Encyclopaedia Aethiopica. Wiesbaden: Siegbert Ublig, Harrassowitz Verlag.
Morand, Katell. 2008. « Instruments. ». Encyclopaedia Aethiopica. Wiesbaden: Siegbert Ublig, Harrassowitz Verlag.
Morand, Katell. 2012. « Solitudes habitées. Le chant, le souvenir et le conflit chez les Amhara du Goggam (Ethiopie). ». Thèse de Doctorat, sous la direction de B. Lortat-Jacob, Nanterre: Paris Ouest Nanterre la Défense.