Doctorant
 
Du renoncement au monde à l’environnementalisme dans l’hindouisme sectaire à Rishikesh, Uttarakhand (Inde)
Anne de Sales et Raphaël Voix
Inde
Uttarakhand
Anthropologie du religieux et du politique, hindouisme sectaire, environnementalisme, ONGisme, pèlerinage, site cosmopolite
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L’étude de Johan Krieg porte sur l’un des traits marquants de la vitalité de l’hindouisme contemporain : l’intervention croissante de monastères hindous dans les questions environnementales. Son terrain ethnographique se situe à Rishikesh sur les rives du Gange dans les contreforts de l’Himalaya occidental (Inde du Nord). La présence de la nature sauvage, ainsi que la place importante de Rishikesh dans la mythologie hindoue, a conduit de nombreux ascètes en quête d’absolu à s’y installer afin de s’adonner à l’ascèse. À partir des années 1940, la réputation de certains maîtres spirituels a entraîné la venue croissante de disciples. Cette ville est aujourd’hui connue comme un lieu incontournable de la pratique du yoga, de la méditation et de la « spiritualité hindoue ». Ce qui était autrefois un petit village où les ascètes venaient se recueillir dans des ermitages forestiers a aujourd’hui acquis la réputation d’être la « capitale mondiale du yoga ». Les infrastructures ne sont cependant pas adaptées au nombre exponentiel de disciples, de pèlerins, de touristes nationaux et internationaux qui se rendent à Rishikesh chaque année. Ce haut lieu de l’hindouisme est en cours de transformation et connaît une crise écologique. Les problèmes environnementaux ne sont pas passés inaperçus aux yeux des hindous. Certains d’entre eux croient trouver une solution dans leur religion. Cette recherche porte sur la manière dont les hindous affiliés à une tradition sectaire réagissent et s’adaptent aux problèmes environnementaux auxquels ils sont confrontés.