couv africanistes86 1

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Revalorisation patrimoniale des sites naturels sacrés (Kenya, Ouganda, Madagascar). Enjeux locaux, nationaux et internationaux

dossier édité par Marie-Pierre Ballarin et Sophie Blanchy

Journal des Africanistes, 86 (1)

Contributeurs : Christin Adongo, Marie-Pierre Ballarin, Sophie Blanchy, Déborah Corrèges, Anthony Githitho, Henri Médard,Cecilia Pennacini, Lolona Razafindralambo

couv ateliers42

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Les « jeunes » dans le sud de la Méditerranée. Ethnologie d'une catégorie singulière

édité par Isabelle Rivoal

Ateliers d'anthropologie, 42 [en ligne]

Dans le monde méditerranéen, rien ne permet de définir précisément l’empan de la jeunesse sinon que l’on cesse d’être considéré comme « jeune » lorsque l’on devient un « homme » (et pour les jeunes filles que l’on devient « épouse de » ou religieuse). « Être jeune » est une catégorie statutaire spécifiant un écart entre des individus accomplis et d’autres qui ne le sont pas. C’est à l’étude de cette catégorie que la présente livraison d’Ateliers d’anthropologie est consacrée. Articulé autour d’une comparaison entre les sociétés du Maghreb (Maroc) et du Proche-Orient (Liban, Syrie, Jordanie), ce numéro discute la figure complexe et ambiguë du jeune shâbb (pl. shabâb), caractérisée par la tension pressante de devenir... des maris, de bons musulmans, des chefs de famille, des personnes respectées, écoutées, qui réussissent ; en somme, des hommes. Chaque article présente un cas ethnographique, analysé en prenant en considération la dimension centrale de l’accomplissement, supposant des actes, une manière d’être et la reconnaissance de compétences sociales toujours remises en question. La pression que les jeunes, de plus en plus nombreux à rester « sur le seuil », font peser sur la société est forte. L’ambition théorique du volume est ainsi de développer une perspective critique sur la question du statut et des relations de pouvoir, de domination et d’honneur dans les sociétés du sud de la Méditerranée.

Contributeurs : Muriel Champy, Irène Dos Santos, Agnès Gharbi Mesmar, Raymond Jamous, Christine Jungen, Marko Juntunen, Anne-Marie Peatrik, Anna Poujeau, Isabelle Rivoal, Romain Simenel

couv gradhiva22

couv gradhiva22

Comment appréhender le cosmos, cette énormité comprenant l’univers terrestre et les objets célestes ? Comment le visualiser ? Le tenir dans ses mains ?

Figurant des systèmes de relations organisant un tout, les cosmologies constituent, de long temps, des sujets d’étude privilégiés par l’anthropologie. On les trouve communément sous la forme de représentations totalisantes (comme un mandala, ou un globe), ou bien sous la forme d’objets contenant le cosmos (comme un chaudron). Pour user d’autres terminologies, elles peuvent se décliner en « cosmogrammes », qui traitent le cosmos comme une entité indépendante et autonome, ou en « objets cosmiques », qui contiennent le cosmos. Ou, pour le formuler encore autrement, ces cosmologies dévoilent des vues « panoptiques », qui permettent d’« embrasser facilement d’un seul coup d’œil », ou bien des vues « oligoptiques », offrant de la totalité qu’elles cherchent à exprimer des vues partielles, mobiles, connectées à d’autres. L’anthropologie, mais aussi l’histoire des savoirs modernes et l’anthropologie des sciences et des techniques, sont ainsi rompues aux objets et dispositifs rendant possible de tenir le cosmos dans ses mains ou de l’avoir devant ses yeux, rendant possible de le contempler, de le maîtriser et de l’expérimenter. Quels sont, néanmoins, les petits opérateurs nécessaires à de telles manœuvres ?

En proposant d’approcher les cosmologies autrement que comme des représentations du cosmos, les auteurs de ce nouveau numéro de Gradhiva invitent à suivre les lentes, patientes, souvent laborieuses, parfois confuses, élaborations du cosmos, en s’intéressant aux ingrédients ou composants, ainsi qu’à leurs modes de liaison. Comment le cosmos est-il capté – plutôt que capturé ? Quels en sont les révélateurs ? Qu’est-ce-qui, localement, est capable de servir d’indicateur de changements qui nous dépassent (comme les changements atmosphériques) ?

Contributeurs : Sophie Houdart et Christine Jungen, John Tresch, Emmanuel Grimaud, Julien Bonhomme et Katerina Kerestetzi, Sophie Houdart, Istvan Praet

couv ethnofrancaise

couv ethnofrancaise

Propreté, saleté, urbanité

édité par Émilie Guitard et Virginie Milliot

Ethnologie française, 153

Les tensions autour du propre et du sale offrent un angle privilégié pour analyser l’administration de la cité et les négociations de la civilité : tel est l’objet de cette livraison d’Ethnologie française. La saleté de la ville n’est pas qu’une affaire de microbes et de pollution, son assainissement est associé à la discipline des corps, au contrôle des foules et à l’éducation des classes dangereuses ; elle peut être un instrument politique puissant pour légitimer le contrôle et l’expulsion de certaines populations. C’est sans doute pourquoi, sous l’Ancien Régime comme aujourd’hui, en milieu colonial comme en Europe, l’intervention de la police dans la mise au propre des villes est récurrente. La saleté urbaine étant essentiellement celle des Autres, il faut s’en protéger, mais également s’en arranger.
Les contributions de ce numéro montrent ainsi le travail quotidien de la civilité urbaine, de la Goutte-d’Or à Garoua (Cameroun), d’une décharge en Isère aux réseaux d’égouts. Quant à la gestion des ordures, qu’elle soit confiée aux chiffonniers du Caire ou à des multinationales, elle s’inscrit aussi dans les processus de recyclage. La requalification des restes de la ville par ces mêmes chiffonniers, par des « Roms », ou encore par une asso ciation berlinoise offre une réponse alternative au modèle de consommation capitaliste et à ses montagnes de rebuts.