couv existential anthropology

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What is existential anthropology?

édité par Michael Jackson et Albert Piette

Berghahn books, New York et Oxford, 2015, 254 p.

What is existential anthropology, and how would you define it? What has been gained by using existential perspectives in your fieldwork and writing? Editors Michael Jackson and Albert Piette each invited anthropologists on both sides of the Atlantic to address these questions and explore how various approaches to the human condition might be brought together on the levels of method and of theory. Both editors also bring their own perspective: while Jackson has drawn on phenomenology, deploying the concepts of intersubjectivity, lifeworld, experience, existential mobility, and event, Piette has drawn on Heidegger’s Dasein-analysis, and developed a phenomenographical method for the observation and description of human beings in their singularity and ever-changing situations..

couv shanghai web

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Ethnographier l'universel. Shanghai 2010 : "Better city, better life"

édité par Brigitte Baptandier et Sophie Houdart

Société d'ethnologie, Nanterre, 2015, 376 p.

Nées au milieu du XIXe siècle en Occident, les expositions universelles constituent depuis lors des moments particuliers où s'esquissent des mises en ordre du monde qui ne porteraient pas à conséquence. Gagnant l'Asie au début des années 1970, elles offrent cependant des prises uniques pour comprendre, d’un point de vue empirique, ce que pourraient être des alternatives à la cosmologie moderne occidentale, permettant ainsi d’appréhender le pacte moderniste depuis un autre centre. À l’Exposition de 2010, la Chine accueillait l’ensemble du monde. Elle l’invitait à franchir son « seuil » à Shanghai, ville aux multiples visages, ouverte de force et colonisée, puis cosmopolite, « rouge », et finalement, prenant sa revanche, ville « universelle ». Au premier coup d’œil, la disparité manifeste de la carte du « monde en miniature » offerte par la disposition des pavillons faisait apparaître plutôt la discontinuité radicale que l’unité dans la diversité. C’est ce dont témoignent les textes réunis dans ce volume, qui tentent de saisir, au-delà de ces discontinuités, comment se projette un universel ; comment il se prépare et se gère ; comment, à chaque moment de l’histoire de sa constitution, d'autres voies sont toujours possibles, des choix toujours à faire.

couv danger web

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La mesure du danger

édité par Sophie Houdart, Vanessa Manceron et Sandrine Revet

Ethnologie française, 45 (1)

La mesure du danger permet d’explorer des dangers de nature aussi diverse que la délinquance, la pollution, l’écueil maritime, la maladie ou l’attaque sorcellaire, l’extinction du loup ou d’espèces animales ou végétales, voire de la Planète toute entière. Au croisement de la socio logie, de l’anthropologie et de l’histoire, les différents articles analysent les pratiques concrètes de mesure pour tenter de comprendre ce qui se produit au cours de l’opération d’évaluation du danger sans préjuger de la nature de celui-ci. Selon la sociologie du risque, le progrès a été mis à mal par de nombreuses catastrophes technologiques telles que Seveso en 1976, Three Mile Island en 1979, ou Tchernobyl en 1986. On serait désormais entré dans la « société du risque », caractérisée par l’emprise des chiffres et de la logique métrique, associée paradoxalement à l’accroissement de l’incertitude.
Pour sa part, l’anthropologie a contribué à la réflexion en s’intéressant aux temporalités de l’après et en cherchant à rendre compte de l’expérience des victimes, du bouleversement de leur vie ordinaire, de la recomposition du quotidien. Elle s’intéresse aussi aux autres types de mesures, les savoirs incorporés, qui reposent sur l’odorat, la vue ou le toucher et ceux qui ressortent d’une épistémologie « non scientifique ». Dans tous les contextes étudiés, les deux registres sont mêlés et entrent en tension, selon qu’ils sont portés par des experts, des scientifiques, des amateurs, des profanes, des spécialistes, des croyants, des groupes d’intérêt.

Qanbus Tarab couverture

Qanbus Tarab couverture
Sous la dir. de Jean Lambert et Samir Mokrani, 2013 Sanaa, Centre Français d’Archéologie et de Sciences Sociales, Paris, Geuthner.

Contributions de : Pierre d’Hérouville, Nizār Ghānim, Werner Graebner, Larry F. Hilarian, Muḥammad al-Jumā‘ī, Christian Rault.

Le luth monoxyle qanbûs ou tarab a joué un rôle central dans la musique du Yémen jusqu’au milieu du XXe siècle. Actuellement en voie de disparition, il présente plusieurs énigmes sur le plan historique, organologique et anthropologique. Selon des hypothèses historiques plausibles basées sur l’iconographie et la philologie, sa genèse remonterait à une forme de luth monoxyle (fabriqué dans une seule pièce de bois). apparue pour la première fois en Asie centrale avant le début de l’ère chrétienne. Cette forme se serait ensuite diffusée dans le monde arabe à travers la Perse sassanide, puis jusqu’au Yémen entre le XIIIe et le XVIe siècle, et de là, dans l’océan Indien, dans le monde malais et le monde swahili, avec l’émigration yéménite. C’est à Sanaa que l’instrument est le mieux documenté, grâce aux témoignages d’histoire orale. Le livre porte une attention particulière à sa description morphologique, ainsi qu’à son analyse organologique et de lutherie comparée. En effet, cet instrument n’est pas seulement monoxyle, mais il est aussi mono-cave (le manche et la caisse ne formant qu’une seule cavité). Enfin, imprégné de la culture des lettrés et des artisans de Sanaa, ce luth fait l’objet de représentations anthropomorphiques qui suscitent de nombreuses questions anthropologiques et d’histoire des mentalités. Mais c’est certainement grâce à sa petite taille et à sa caisse monoxyle que cet instrument a résisté au puritanisme et a traversé les océans.

http://www.geuthner.com/livre/qanbus-tarab/1024