Polycat 1couv

Polycat 1couv
Lexical Polycategoriality : Cross-linguistic, cross-theoretical and language acquisition approaches

édité par Valentina Vapnarsky et Edy Veneziano 

John Benjamins Publishing Company, Studies in language Companion Series 182, 479 p.

This book presents a collection of chapters on the nature, flexibility and acquisition of lexical categories. These long-debated issues are looked at anew by exploring the hypothesis of lexical polycategoriality – according to which lexical forms are not fully, or univocally, specified for lexical category – in a wide number of unrelated languages, and within different theoretical and methodological perspectives. Twenty languages are thoroughly analyzed. Apart from French, Arabic and Hebrew, the volume includes mostly understudied languages, spoken in New Guinea, Australia, New Caledonia, Amazonia, Meso- and North America. Resulting from a long-standing collaboration between leading international experts, this book brings under one cover new data analyses and results on word categories from the linguistic and acquisitional point of view. It will be of the utmost interest to researchers, teachers and graduate students in different fields of linguistics (morpho-syntax, semantics, typology), language acquisition, as well as psycholinguistics, cognition and anthropology.

couv battement

couv battement
Le battement de la vie : le corps naturel et ses représentations en Chine

édité par Brigitte Baptandier

Société d'ethnologie, Nanterre, 2017, 408 p.

Y aurait-il, en Chine, une idée de la personne qui ne permettrait pas d'isoler le « corps » ? Pourquoi donc a-t-on ce sentiment que l'on ne parle jamais vraiment du corps humain, qu’il apparaît plutôt comme le support d’entités plus vastes, qui le dépassent ? Comme si le corps ne pouvait être envisagé que d’un point de vue énergétique, son fonctionnement assurant la vie en exacte correspondance avec le monde extérieur. Comme s’il n’avait pas acquis un statut d’objet. Or, dans les différentes conceptions du corps en Chine présentées ici, issues pour la plupart de l’ethnographie ou de l’histoire, un point est apparu comme récurrent : ce va-et-vient entre les deux pôles de la représentation et du naturel, du symbolique et du réel, non pas l’un ou l’autre mais l’un et l’autre, indissociables en leur « battement » qui est celui même de la vie. C’est dans cette faille que nous avons voulu nous introduire pour traiter du corps, y cherchant la vie qu’elle recelait.

Deux pratiques, mises en œuvre chaque fois par deux personnes agissant en miroir (Taiji quan et acupuncture), tracent le fil directeur de l’ouvrage, ce « battement de la vie ». Il se retrouve exploré à travers la relation au lignage et au traitement du corps des ancêtres. Le corps des femmes, quant à lui, apparaît comme traversé par les générations, vécu comme un support capable de porter le signe d’un temps, la marque d’un passage, l’assignation d’un destin. Le corps de certains héros (d’épopée ou de cinéma) met en scène le battement entre le corps naturel et sa représentation : à travers mutation, mutilation, et mutabilisme universel, tout peut se faire et se défaire à l’infini. Enfin, les enfants uniques, « petits empereurs » de la Chine actuelle, tout comme les taoïstes qui « nourrissent leur vie », donnent à voir la construction du sujet, corps et personne confondus, indissociables.

Wild tech 2017

Wild tech 2017
Low tech ? Wild tech !

édité par Emmanuel Grimaud, Yann-Philippe Tastevin et Denis Vidal

Techniques & culture, 67, 2017

Aux quatre coins du monde, des artistes, des ingénieurs, des bricoleurs, des collectifs repensent la technologie, ils la critiquent, la mettent en doute, la déplacent pour la remettre à échelle humaine. Plus il devient urgent de réinventer notre modèle de civilisation, plus se multiplient d’étranges technologies, non réductibles à l’alternative du high (tech) ou du low (tech). Le wild tech désigne ces manières de fabriquer qui bousculent les codes, redéfinissent ce qu’innover veut dire et parfois échappent à toute classification. Comment qualifier ces expérimentations ? Le wild tech serait-il le seul moyen d’échapper à l’éternel balancement entre le high et le low, et au dilemme entre technophilie ou technophobie ?