Depuis que le monde a pris conscience des bouleversements climatiques en cours et basculé dans la crise sanitaire inédite liée au coronavirus, le caractère vital de la recherche et la nécessité d’investir massivement sur le long terme, sont réaffirmés. Avec un effort de recherche qui stagne depuis le début des années 1990 à -2,2 % du PIB, le CESE fait le constat du décrochage français au regard de la plupart des grandes puissances économiques. Par ailleurs, la baisse progressive des crédits de base à la faveur de crédits concurrentiels prépondérants, voire quasi-exclusifs, menace le bon fonctionnement du monde de l’ESR. Pourtant, cet effort est crucial pour conduire les mutations profondes, notamment environnementale et numérique, auxquelles nous sommes confrontés. Il est en outre difficile d’envisager une réindustrialisation du pays sans un investissement plus important du secteur industriel dans la R&D.

https://www.lecese.fr/travaux-publies/avis-du-cese-sur-la-programmation-budgetaire-du-projet-de-loi-de-programmation-pluriannuelle-de-la-recherche