Isabelle Rivoal
Directrice de recherche
Habilitée à diriger des recherches
Isabelle Rivoal
Prix de thèse de l'EHESS (1998)
Israël, Liban
Druzes
Anthropologie politique, relation patron-client, minorité religieuse, leadership, temporalités
...
Adjedj, P.-J., L. Lévy, I. Rivoal et S. Robic, 2018, Vents d’Est, vents d’Ouest. Regards sur mai 68 (Nanterre, Presses Universitaires de Paris Nanterre).
Rivoal, I., 2016, Sadat al-asrar. Nizâm al-dunya wa al-nizâm al-dîn lil-tâ’îfa al-durziyya fî Isrâ’îl (Beyrouth, Dar Al-Fârâbî) [Atelier Osez Dire].
Rivoal, I., 2000, Les Maîtres du Secret. Ordre mondain et ordre religion dans la communauté druze en Israël (Paris, Éditions de l’EHESS).
Heintz, Monica et Isabelle Rivoal (éds), 2019, Morale et cognition: à l’épreuve du terrain (Nanterre, Presses universitaires de Paris Nanterre).
Depuis le xviiie siècle, on pense que les humains sont dotés d’un sens moral ou d’un sentiment instinctif de ce qui est bien ou mal. Avec cette conception, les valeurs morales ne relèvent plus de la seule métaphysique, mais sont intrinsèquement liées à l’action humaine. De quoi parlons nous quand nous parlons de sens moral : d’un module sélectionné par l’évolution ou des dispositions qui organisent les relations entre humains ? Comment les humains évaluent-ils les situations ? Comment décident-ils de leurs actions et comment jugent-ils les actions d’autrui ? Pourquoi les actions immorales sont-elles parfois socialement vertueuses ? En réunissant des contributions d’anthropologues, de sociologues, de psychologues et de philosophes qui revisitent les débats ayant façonné l’étude du « sens moral » et les méthodologies empiriques dans une visée interdisciplinaire, ce volume pose les bases d’une anthropologie cognitive de la morale.
Piette, Albert, Jean-Michel Salanskis, Anne Raulin et Isabelle Rivoal (éds), 2018, Dictionnaire de l’humain (Nanterre, Presses universitaires de Paris Nanterre).
Dictionnaire de l'humain. Un dictionnaire pour réveiller le thème de l'humain, pour lui faire tenir ses promesses scientifiques, pour faire jaillir sa richesse philosophique. Art, divin, guerre, hominidé, langage, sédentarisation, singe, volonté… : des philosophes, des psychologues, des sociologues...ont ainsi saisi plus de soixante-dix entrées...
Gervais-Lambony, Philippe, Frédéric Hurlet et Isabelle Rivoal (éds), 2017, (Re)Fonder: les modalités du (re)commencement dans le temps et dans l’espace (Paris, De Boccard) [Colloques de la Maison Archéologie et Ethnologie, René-Ginouvès, 14].
Baussant, Michèle, Irène Dos Santos, Evelyne Ribert et Isabelle Rivoal (éds), 2015, Migrations humaines et mises en récit mémorielles: approches croisées en anthropologie et en préhistoire (Nanterre, Presses universitaires de Paris Ouest).
Rivoal, Isabelle (éd.), 2015, Les « jeunes » dans le sud de la Méditerranée. Ethnologie d’une catégorie singulière (s.l., s.n.) [Ateliers d’anthropologie, 42].
Valentin, Frédérique, Isabelle Rivoal, Corinne Thevenet et Pascal Sellier (éds), 2014, La chaîne opératoire funéraire: ethnologie et archéologie de la mort (Paris, Éditions de Boccard) [Travaux de la Maison René Ginouvès, 18].
Valentin, Frédérique, Isabelle Rivoal, Corinne Thevenet et Pascal Sellier (éds), 2014, La Chaîne opératoire funéraire: ethnologie et archéologie de la mort (Paris, De Boccard) [Travaux de la Maison Archéologie et Ethnologie, René-Ginouvès, 18].
La mort est une dimension humaine centrale autour de laquelle toutes les sociétés ont développé un ensemble de croyances et de pratiques, souvent très élaborées et très codifiées. Le « travail du deuil » engage généralement la communauté au-delà des proches du défunt. Il tend à réaliser la séparation entre les morts et les vivants. Enfin, il « construit » le défunt ou mort en ancêtre. Cette exigence a été identifiée dans le travail pionnier de Robert Hertz et sa théorie des doubles funérailles : l'âme du mort est dangereuse pendant une période intermédiaire, ce sont les deuxièmes funérailles qui, en le transformant en ancêtre, en font une entité bienfaisante pour les vivants. Le devenir du corps mort, sa thanatomorphose, est également un sujet central de préoccupation. Le cadavre est le support de représentations diverses, voire de fantasmes, propres à chaque culture, qui vont conditionner les différents types de traitement que l'on va lui faire subir. C'est par l'analyse de ces différents traitements que nous tentons ici de déchiffrer les solutions qu'ont élaborées les sociétés, selon deux approches rarement combinées, celle de l'ethnologie et celle de l'archéologie. Un même fil directeur a conduit ces travaux dont les contextes culturels et géographiques sont variés : celui d'une chaîne opératoire funéraire.
Hurlet, Frédéric, Isabelle Rivoal et Isabelle Sidéra (éds), 2014, Le prestige: autour des formes de la différenciation sociale (Paris, De Boccard) [Colloques de la Maison Archéologie et Ethnologie, René-Ginouvès, 10].
Heintz, Monica et Isabelle Rivoal (éds), 2014, Temps biographiques et discontinuités politiques (s.l., s.n.) [Ethnologie française, 44 (3)].
Rivoal, Isabelle et Noel Salazar (éds), 2013, Young Scholar Forum : Contemporaru ethnographic practice and the value of serendipity (s.l., s.n.) [Social Anthropology/Anthropologie sociale, 21 (2)].
Picaudou, Nadine et Isabelle Rivoal (éds), 2006, Retours en Palestine. Trajectoires, rôles et expériences des returnees dans la société palestinienne après Oslo (Paris, Karthala) [Terres et gens d’islam].
Rivoal, I., 2017, The Shadows of Beiteddin Palace: politics of hospitality and struggles for sovereignty between presidential and regional powers in Lebanon, Contemporary Levant, 2 (2) : 116-128, en ligne : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01643111.
Rivoal, I., 2017, The shadows of Beiteddin Palace: politics of hospitality and struggles for sovereignty between presidential and regional powers in Lebanon, Contemporary Levant, 2 (2) : 116-128, en ligne : https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/20581831.2017.1391468.
Rivoal, I., 2015, "Vouloir de la politique". Exaltation et proximité dans l’engagement partisan des jeunes au Liban, Ateliers d’anthropologie, 42 [Les « jeunes » dans le sud de la Méditerranée. Ethnologie d’une catégorie singulière], en ligne : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01420486/document.
Comme dans l’ensemble du monde arabe, la jeunesse au Liban désigne une période de la vie située entre l’enfance et l’âge d’homme qu’inaugurent généralement le mariage, la naissance des enfants et l’ouverture de sa propre maison. Dans cette société marquée par le confessionnalisme, la jeunesse se singularise toutefois par sa très forte politisation. À partir d’une ethnographie de la socialisation partisane des jeunes druzes, l’article montre comment les jeunes se « détachent » de leur positionnement familial pour devenir « l’armée du président [Walid Joumblatt] ». Les jeunes s’investissent alors dans les camps de vacances, les instances universitaires, les réunions du parti pour « apprendre » la politique : cet apprentissage passe par la lecture des écrits de Kamal Joumblatt, les discussions politiques, l’implication dans les activités partisanes, la « surveillance » du territoire, la disponibilité pour rendre visible la présence du parti. Alors que la relation entre les chefs de famille et Walid Joumblatt, le seigneur (bek) de la Montagne, est extrêmement codifiée lors des visites traditionnelles, la relation entre Walid Joumblatt, en tant que président du PSP, et les jeunes est marquée par la familiarité et la complicité. Le leader politique est un « oncle maternel » qui inspire et qui guide les jeunes, prêts à mourir pour lui, tandis qu’il est prêt, de son côté, à mourir pour la « cause » qu’il représente.
Rivoal, I. et A.-M. Peatrik, 2015, Les « jeunes » dans le sud de la Méditerranée. Cadres conceptuels pour l’étude de sociétés sous tension, Ateliers d’anthropologie, 42 [Les « jeunes » dans le sud de la Méditerranée. Ethnologie d’une catégorie singulière], en ligne : http://ateliers.revues.org/9972.
Jeunes, jeunesse, jeune génération sont des désignations qui relèvent à la fois du vocabulaire descriptif courant et du discours politique et médiatique. Dans ce cadre, l’irruption des jeunes dans l’espace public est souvent appréhendée à travers des clichés contradictoires : violence, délinquance, contestation, chômage, attente, piétinement versus vitalité, énergie, création, renouvellement, espoir, futur… Ces termes recouvrent aussi des catégories ou des objets d’analyse des sciences social...
Heintz, M. et I. Rivoal, 2014, Ethnographies à contre-temps, Ethnologie française, 44 (3) [Temps biographiques et discontinuités politiques] : 389-397, en ligne : https://www.cairn.info/revue-ethnologie-francaise-2014-3-page-389.htm.
Rivoal, I., 2014, Écritures suspendues, vies engagées. Traverser la guerre civile libanaise, Ethnologie française, 44 (3) : 503-512, en ligne : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01420552/document.
À partir du croisement entre son expérience de la société libanaise de l’après-guerre civile, des trajectoires d’anthropologues ayant réalisé des ethnographies du Liban avant-guerre qu’ils n’ont publiées que 20 ans plus tard et des formes mémorielles sécrétées par les Libanais qui ont vécu la guerre, l’auteur explore dans cet article l’impossible narration d’un événement s’apparentant pourtant à une transformation sociale radicale. Entre nostalgie et expression théâtralisée du conflit qui en autorise le déni de réalité, l’article montre que la guerre a été plus traversée que vécue par les Libanais, comme par les observateurs dont elle a perturbé la pratique. Ceci l’amène à mettre en perspective l’approche biographique et la co-temporalité de Johannes Fabian comme ressources méthodologiques pertinentes pour saisir la société libanaise contemporaine.
Rivoal, I., 2014, Intimate Politics: The Art of the Political Relationship in Lebanon, Anthropology of the Middle East, 9 : 1 - 17, en ligne : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01421176.
Th is article aims to analyse the patron–client relationship through a detailed ethnography of the everyday life of Walid Junblat's followers in Lebanon. It reveals how intimate people are with political fi gures, talking to them (in the form of their pictures), talking about them, thinking through them, playing off this intimacy to enter the political competition. Patrons also play their part in this relationship. Th e weekly political gatherings held at Junblat's Palace are the apex of this aesthetic of power. Detailed observations indicate how the lord orchestrates and varies the tempo of his interactions with the ritual audience, adding complexity and fl uidity to the relation. Th e protracted confrontation that has been plaguing Syria for three years has revived the familiar schema of oriental tyranny, comprehended as absolute control of power and resources enforced on the society through forms of threat and violence. 1 For decades, studies of domination and violence in the Arab world have viewed them through the schema of asymmetrical personal relations, which foster visible practices of power and ostentatious challenges. While patron–client relationships have received attention in anthropological literature, relatively little work has considered the centrality of intimacy in building these kinds of personal relationships. Th e term 'relations' in patron– client relations has long been taken as a structural link that aims to character-ise one typical form of social relation. Patron–client relation refers to a form of asymmetrical exchange (protection versus support or jobs versus the vote, for example) and is fuelled with personal marks of power and allegiance. It is crucial to theorise the notion of relations as being more than a mere structural or formal link between individuals or social groups in such a way as
Rivoal, I. et N. Salazar, 2013, Contemporary ethnographic practice and the value of serendipity, Social Anthropology, 21 (2) : 178-185, en ligne : https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/1469-8676.12026/ful.
Serendipity, ‘the art of making an unsought finding’, is a much sought after scientific ideal. In anthropology, the epistemological weight placed on serendipity goes beyond mere sagacious discoveries because it is deemed to shape the ethnographic process. Dwelling on decades of de-construction of fieldwork as both a temporal and spatial unity, recent claims urge the discipline to shift from a quest for alternative social and cultural cosmologies to a journey that explores uncharted issues. This introduction lays out some of the new fieldwork conceptions and practices, which are analysed in depth by three ‘young scholars’ in the papers that follow.
Rivoal, I. et N.B. Salazar, 2013, Contemporary ethnographic practice and the value of serendipity: Ethnographic practice and serendipity, Social Anthropology, 21 (2) : 178-185, en ligne : http://doi.wiley.com/10.1111/1469-8676.12026.
Fogel, F. et I. Rivoal, 2009, Introduction, Ateliers d’anthropologie, 33 [La relation ethnographique, terrains et textes. Mélanges offerts à Raymond Jamous], en ligne : http://journals.openedition.org/ateliers/8192.
Le présent volume propose une réflexion pratique et théorique sur l’enquête ethnographique comme méthode de production d’un corpus de données. Le terme « ethnographie » désigne à la fois la méthode d’enquête, l’expérience concrète du terrain et le corpus diversifié que la recherche façonne. Portée par le mouvement général de réévaluation de la vocation des sciences humaines à déterminer les lois du social, la critique du paradigme ethnographique a porté sur ces trois dimensions. Elle a profon...
Fogel, F. et I. Rivoal, 2009, Introduction, Ateliers du LESC, 33, en ligne : https://journals.openedition.org/ateliers/8192.
Mélanges offerts à Raymond Jamous, ce numéro rassemble des interventions présentées lors du colloque organisé par le LESC (février 2007) pour réfléchir à l’ethnographie dans ses deux dimensions : celle de la relation ethnographique comme temps particulier du modus operandi de l’ethnologue, et celle des données ethnographiques comme condition de la construction des savoirs ethnologiques. Immédiate ou construite, l’altérité façonne toute relation ethnographique. Celle de l’ethnologue suscite une réaction de la société. Au-delà de l’anecdote et pour construire la comparaison, le chercheur s’interroge : Comment s’est passé le premier contact ? Quelle(s) place(s) et quel(s) rôle(s) la société lui a-t-elle assignés ? Dans quel registre (parenté, amitié, rituel, etc.) ? À quel moment et de quelle façon l’a-t-il perçu ? Et comment a-t-il « travaillé son rôle », en respectant ou en ignorant l’assignation ? Ce retour réflexif, pour certains, longtemps après les faits, met en évidence les conditions fluctuantes de l’expérience du terrain, ses réussites, ses échecs aussi. Il s’agit enfin d’analyser les modalités selon lesquelles la relation ethnographique conditionne le choix et le développement des perspectives problématiques.
Rivoal, I., 2009, Un huis clos ethnographique ou l’impossible enquête chez un ancien milicien libanais, Ateliers du LESC, 33 [La relation ethnographique, terrains et textes. Mélanges offerts à Raymond Jamous], en ligne : http://journals.openedition.org/ateliers/8217.
Rivoal, I., 2004, Division, équilibre, médiation: une lecture de l’opposition factionnelle dans le monde arabe, Ateliers (Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative), 27 [Logiques de l’extériorité: figures anthropologiques du pouvoir et du conflit] : 147-185, en ligne : http://journals.openedition.org/ateliers/8649.
Rivoal, I., 2002, Le poids de l’histoire. Druzes du Liban, Druzes d’Israël face à l’État, Annales. Histoire, Sciences Sociales, 57 (1) : 49-70, en ligne : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ahess_0395-2649_2002_num_57_1_280028.
Heintz, M. et I. Rivoal, 2019, Introduction. Quelles conceptions de la morale… ou comment poser les bases d’un dialogue interdisciplinaire?, Morale et cognition: à l’épreuve du terrain (Nanterre, Presses universitaires de Paris Nanterre).
Rivoal, I. et S. Robic, 2018, Les fantômes de 68 sur le campus de Nanterre, Vents d’Est, vents d’Ouest. Regards sur mai 68 (Nanterre, Presses Universitaires de Paris Nanterre) : 35-48.
Gervais-Lambony, P., F. Hurlet et I. Rivoal, 2017, Fonder/refonder: réflexions croisées, (Re)Fonder: les modalités du (re)commencement dans le temps et dans l’espace (Paris, De Boccard) : 9-20 [Colloques de la Maison Archéologie et Ethnologie, René-Ginouvès, 14].
Rivoal, I., 2016, Le "quant-à-soi" comme manière d’être au monde. Taqiyya, politesse et distance druzes, Groupes ethniques et marginalités au Proche-Orient contemporain (Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion) : 193-209, en ligne : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01421173/document.
Comment rendre compte de ce « qu'est » une minorité religieuse orientale ou de ce qui fait son particularisme au-delà des traits ascriptifs que l'on mobilise généralement pour la définir ? Est-ce la dimension religieuse ou cultuelle ? Des principes religieux spécifiques susceptibles de définir une « école juridique » (madhhab) ou une église ? Une histoire ? Des liens de parenté dans une organisation tribale ('asabiyya) ? Les études synoptiques sur les minorités religieuses sont une manière classique d'appréhender la fabrique sociale complexe dans le monde arabo-musulman. Forts de ces mises en garde, les chercheurs en sciences sociales – qu'ils soient historiens, politologues, ethnologues ou géographes – se sont donc attachés, depuis près de 25 ans, à comprendre le fait minoritaire comme système relationnel général ou à saisir les minorités particulières en interaction. La posture analytique que j’ai tenté de développer dans l’article qui suit est de nature différente. Poser la question de l’élucidation de la question des minorités religieuses au Proche-Orient appelle en effet une réflexion sur la notion de communauté et sur ce qui la spécifie en tant que groupement humain distinct : trajectoire historique, éthos religieux, ensemble normatif, dispositif relationnel. Du point de vue de la sociologique pragmatique, on peut donc considérer que ce type d’approche s’attache à discerner l’ensemble des appuis pertinents sur lesquels les individus, se reconnaissant et étant reconnus comme membres d’une communauté, se reposent dans l’ensemble des situations dans lesquelles cette dimension de leur identité est pertinente. Autrement dit, qu’est-il possible de décrire si l’on pose la question de la « manière d’être » minoritaire, saisie comme je l’entends à partir de l’ethnographie particulière d’une communauté et non en tant « qu’éthos minoritaire » idéal-typique ? Qu’est-ce qui fait qu’un druze est druze, dans son attitude quotidienne, dans sa relation aux autres, druzes ou non druzes, dans sa manière d’habiter son existence ?
Baudry, R., F. Hurlet et I. Rivoal, 2016, Le Prestige à Rome à la fin de la République et au début du principat. Introduction, Le Prestige à Rome à la fin de la République et au début du Principat (Paris, De Boccard) : 9-17 [Colloques de la Maison Archéologie et Ethnologie, René-Ginouvès, 13], en ligne : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01420645/document.
Il n’est pas surprenant que la question du prestige suscite l’intérêt des historiens de cette période. Il faut y voir une explication dans la nature même de la société romaine de cette période, hautement compétitive et concurrentielle. L’exacerbation des rivalités aristocratiques à la période tardo-républicaine se caractérise en effet par la recherche toujours plus effrénée des honneurs et des marques de distinction. Le fait que cette réflexion collective sur le prestige à Rome a été précédée par la publication des actes d’un colloque consacré au même sujet (voir Hurlet, Rivoal, Sidéra, Le Prestige. Autour des formes de la différenciation sociale, De Boccard, 2014), mais appliqué à un cadre interdisciplinaire plus large présente un avantage certain, celui de fournir un fondement théorique à une notion souvent utilisée par les antiquisants, mais jamais vraiment définie. L’introduction du premier volume interdisciplinaire sur le prestige a ainsi déjà souligné que l'usage de la notion de prestige pose bien entendu le problème classique de l’équivalence d’une notion contemporaine avec la terminologie antique, grecque et romaine. On en reprendra les deux résultats qui ont été de montrer que deux conceptions du prestige se croisent et se recoupent, dans le monde contemporain comme dans l'Antiquité. La première renvoie à l’idée que le prestige est lié à un statut déterminé d’un individu ou d’un groupe d’individu ou à un attribut (le prestige du sénateur ou celui de l’uniforme par exemple), tandis que la seconde désigne les procédés et les manifestations publiques permettant d’afficher sa distinction sociale et de la rendre visible de manière à se voir reconnaître du prestige ou tout simplement à le maintenir (par exemple le prestige qui consiste à participer à une manifestation importante à une place d’honneur). En d’autres termes, le prestige renvoie autant à un statut déterminé qu’à une performance, l’un et l’autre se complétant plus qu’ils ne s’opposent.
Rivoal, I., 2015, Visionner les funérailles du saint. Réflexion sur la temporalité féminine dans la société libanaise, Une histoire du Proche-Orient au temps présent : Études en hommage à Nadine Picaudou (Paris, Publication de la Sorbonne) : 125-141, en ligne : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01421195.
Inspiré par la philosophie de la modernité développée par Charles Taylor, le concept de « modernités multiples » s’est imposé vers la fin de la décennie 1990, et avec lui un ambitieux projet pluridisciplinaire d’archéologie comparative des histoires de « la » modernité. Au-delà des changements institutionnels visibles produits par l’adaptation à une certaine modernité globale, ces théories « culturelles » insistent sur la nécessité de considérer « la modernité vécue de l’intérieur », autrement dit son « imaginaire social » . Dans la modernité musulmane, la démarche fondamentaliste de retour aux textes produit d’une configuration historique particulière, qui investit la catégorie de religion d’une positivité nouvelle. Cependant, loin d’avoir entraîné un désenchantement du monde, la modernité musulmane s’est au contraire traduite par une inscription du religieux, confondu avec sa dimension morale, dans le social . La reconstruction morale de la société est ainsi devenue un « imaginaire social » puissant de la modernité musulmane. Or, selon une logique pleinement moderne, c’est précisément à travers les femmes que la puissance de cet imaginaire se manifeste avec le plus d’éclat: la modernité musulmane passe en effet par un engagement des femmes dans la construction d’un modèle alternatif de féminité idéale. La perspective développée dans l’article tisse d’un point de vue particulier ces deux aspects que sont la redéfinition de la capacité d’agir des femmes dans l’espace public et l’incertitude majeure quant au devenir. D’autres manières d’être dans le temps et d’être dans sa propre temporalité individuelle sont observables dans les sociétés du Moyen-Orient. Il convient en effet de les mettre en regard de l’agentivité des actrices de la modernité musulmane dans un projet plus général de compréhension des formes historiques et variées d’inscription temporelle dans les sociétés musulmanes.
Baussant, M., I. Dos Santos, E. Ribert et I. Rivoal, 2015, Logiques mémorielles et temporalités migratoires. Une introduction, Migrations humaines et mises en récit mémorielles: approches croisées en anthropologie et en préhistoire (Nanterre, Presses universitaires de Paris Ouest / Éditions de la MAE) : 11-33.
Rivoal, I., 2014, Réincarnation, perfection religieuse et tombes des saints : les usages funéraires dans la communauté druze (Proche-Orient), La chaîne opératoire funéraire: ethnologie et archéologie de la mort (Paris, Éditions de Boccard) : 42-43, en ligne : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01424470/document.
La mort est une dimension humaine centrale autour de laquelle toutes les sociétés ont développé un ensemble de croyances et de pratiques, souvent très élaborées et très codifiées. Le « travail du deuil » engage généralement la communauté au-delà des proches du défunt. Il tend à réaliser la séparation entre les morts et les vivants. Enfin, il « construit » le défunt ou mort en ancêtre. Cette exigence a été identifiée dans le travail pionnier de Robert Hertz et sa théorie des doubles funérailles : l'âme du mort est dangereuse pendant une période intermédiaire, ce sont les deuxièmes funérailles qui, en le transformant en ancêtre, en font une entité bienfaisante pour les vivants. Le devenir du corps mort, sa thanatomorphose, est également un sujet central de préoccupation. Le cadavre est le support de représentations diverses, voire de fantasmes, propres à chaque culture, qui vont conditionner les différents types de traitement que l'on va lui faire subir. C'est par l'analyse de ces différents traitements que nous tentons ici de déchiffrer les solutions qu'ont élaborées les sociétés, selon deux approches rarement combinées, celle de l'ethnologie et celle de l'archéologie. Un même fil directeur a conduit ces travaux dont les contextes culturels et géographiques sont variés : celui d'une chaîne opératoire funéraire.
Thevenet, C., I. Rivoal, P. Sellier et F. Valentin, 2014, Introduction : la chaîne opératoire funéraire, La chaîne opératoire funéraire: ethnologie et archéologie de la mort (Paris, Éditions de Boccard) : 7-9, en ligne : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01424470/document.
La mort est une dimension humaine centrale autour de laquelle toutes les sociétés ont développé un ensemble de croyances et de pratiques, souvent très élaborées et très codifiées. Le « travail du deuil » engage généralement la communauté au-delà des proches du défunt. Il tend à réaliser la séparation entre les morts et les vivants. Enfin, il « construit » le défunt ou mort en ancêtre. Cette exigence a été identifiée dans le travail pionnier de Robert Hertz et sa théorie des doubles funérailles : l'âme du mort est dangereuse pendant une période intermédiaire, ce sont les deuxièmes funérailles qui, en le transformant en ancêtre, en font une entité bienfaisante pour les vivants. Le devenir du corps mort, sa thanatomorphose, est également un sujet central de préoccupation. Le cadavre est le support de représentations diverses, voire de fantasmes, propres à chaque culture, qui vont conditionner les différents types de traitement que l'on va lui faire subir. C'est par l'analyse de ces différents traitements que nous tentons ici de déchiffrer les solutions qu'ont élaborées les sociétés, selon deux approches rarement combinées, celle de l'ethnologie et celle de l'archéologie. Un même fil directeur a conduit ces travaux dont les contextes culturels et géographiques sont variés : celui d'une chaîne opératoire funéraire.
Rivoal, I. et C. Constant, 2014, Le Prestige des revues scientifiques et les logiques de classement, Le prestige: autour des formes de la différenciation sociale (Paris, De Boccard) : 283-298 [Colloques de la Maison Archéologie et Ethnologie, René-Ginouvès, 10].
Hurlet, F., I. Rivoal et I. Sidéra, 2014, Entre affirmation de statut et désir de reconnaissance. Introduction au prestige, Le prestige: autour des formes de la différenciation sociale (Paris, De Boccard) : 9-21 [Colloques de la Maison Archéologie et Ethnologie, René-Ginouvès, 10].
Rivoal, I., 2012, Les Fêtes religieuses druzes : cheminement spirituel et solidarité communautaire, Rites: Fêtes et célébrations de l’humanité (Montrouge, Bayard) : 415-426.
Rivoal, I., 2012, Intimité, mise en scène et distance dans la relation politique au Liban, (Paris, Beyrouth, Karthala-IFPO- IISMM) : 139-165, en ligne : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00769845/document.
Qu'est-ce qui lie un leader politique à ceux qui se reconnaissent comme ses partisans ? Comment se construisent et se perpétuent les loyautés partisanes ? Quelles sont les manifestations, dans la vie quotidienne, d'une relation politique caractérisée par sa dimension personnelle ? Comment surtout rendre compte de cette dimension personnelle dans une organisation politique réputée fondée sur la coercition et la violence ? A partir d'une étude ethnographique de la relation entre Walid Joumblat, seigneur druze dans sa région du Chouf et ses partisans, cet article s'attache à décrire la place centrale, symbolique et constamment négociée, du patron politique dans la vie quotidienne et donne à voir la complexité d'une relation patron-client, trop souvent réduite à un rapport de domination par la littérature.
Rivoal, I., 2006, Una Mística comunitaria. Ascetismo, secreto y transmisión del saber en la religión drusa, Activismo político y religioso en el mundo islámico contemporáneo (Madrid, Siglo XXI editores) : 301-318, en ligne : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01423313/document.
Puede parecer paradójico que, invitada a participar en una reflexión sobre el activismo político y religioso en el mundo islámico contemporáneo, elija hablar de mística y de ascetismo. En primer lugar es preciso explicar la postura de la que parte un estudio en el que se tratará menos de " activismo religioso " que de " actividad " en una religión entendida a la vez como experiencia y ética. Por supuesto, bastaría con decir que no se trata de activismo religioso porque la comunidad drusa en la que he llevado a cabo mis investigaciones no lo ha desarrollado como tal. Esta constatación no puede dejar al sociólogo sin preguntarse: ¿cómo es posible que una comunidad religiosa minoritaria inscrita en contextos políticos antagónicos (Líbano, Siria, Israel) no desarrolle un discurso religioso con el fin de afirmarse políticamente? Sin embargo, quiero demostrar que más allá de las características particulares que se desarrollan en una u otra comunidad minoritaria, el ascetismo y la perspectiva mística con la que se combina o a la que, por el contrario, se opone, es un germen de activismo poderoso.
Rivoal, I., 2002, Penser l’identité communautaire et les frontières sociales, Lucette Valensi à l’œuvre: une histoire anthropologique de l’Islam méditerranéen (Saint-Denis, Éditions Bouchène) : 115-132, en ligne : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01423288/document.
L'usage du terme identité est devenu malaisé. La référence à « l'identité », ou plus précisément aux formes et aux processus de construction ou d'affirmation identitaires, a largement débordé le cadre conceptuel dans lequel cette notion a été élaborée pour devenir un lieu commun du vocabulaire des sciences sociales de la fin du XXe siècle. Utile parce qu'il se prête aisément aux jeux de la pluridisciplinarité, ce terme est désormais aussi souvent utilisé comme forme commode d'énonciation que comme instrument pour produire une analyse du social. La fortune de cette labellisation doit certainement être recherchée dans la relation plus générale qu'elle entretient avec l'air du temps puisque, comme le souligne Jacques Le Goff, la quête effrénée de l'identité collective est devenue l'activité essentielle des individus et des sociétés modernes 1. Cette dimension universelle induit une extrême diversité des situations sociales susceptibles d'être questionnées en termes d'identité. Au-delà de la nécessité de rendre compte de cette activité essentielle et d'en comprendre les mécanismes, qui a nourri un véritable mouvement de réflexion sur les sociétés plurielles, l'usage du terme s'est aussi imposé parce qu'il offre la possibilité de porter un regard non réifiant sur les groupements sociaux. Toute définition a priori, à partir de critères ou de traits significatifs, d'un groupe social est aujourd'hui discréditée. C'est en ce sens que parler d'identité est devenu souvent une manière de dire, une sorte de « scientifiquement correct » du discours sociologique qui n'ouvre pas ou plus forcément sur une problématisation.
Rivoal, I., 2001, Baaqline, de l’Administration civile de la Montagne à la renaissance municipale. Réflexion sur le pouvoir local au Liban, Municipalités et pouvoirs locaux au Liban (Beyrouth, Institut français du Proche-Orient) : 319-338, en ligne : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01423594/document.
Cet article s'inscrit dans un programme de recherche sur les municipalités et les pouvoirs locaux au Liban dans le contexte des élections municipales de 1998 qui se sont à nouveau déroulées après 30 années de reconduction tacites. L'article porte sur la municipalité de Baaqline, principale municipalité druze dans le Chouf, ancienne capitale émirale, et qui fait face à l'autre capitale émirale, symboliquement chrétienne celle-là, de dayr el-Qamar. L'article analyse bien sûr la forte charge symbolique pour la municipalité de Baaqline de sa situation au coeur de "la montagne libanaise" et de son dispositif émiral, et l'impact de cette symbolique sur les politique municipales. Mais en tant que "pouvoir local", Baaqline est aussi et surtout un maillon dans la domination du leader politique de la région, Walid Joumblatt. L'article montre comment s'exerce la domination implicite du "patron politique", de la constitution des listes à l'application des arrêtés municipaux, de la politique municipale au réglement des conflits locaux. Comprendre la spécificité de la municipalité de Baaqline et son organisation politique et réglementaire suppose enfin et surtout de la saisir dans la continuité de la période de la guerre civile quand la région du Chouf est devenu un "canton" druze, dirigé par le PSP de Walid Joumblatt, indépendant des services de l'Etat libanais qui se trouvaient répliqué dans une structure politique ad hoc légitime de 1983 à 1991, l'Administration Civile de la Montagne qui est ici étudiée en détail.
Raulin, A. et I. Rivoal, 2018, Anthropologie, Dictionnaire de l’humain (Nanterre, Presses Universitaires de Paris Nanterre), en ligne : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01643302.
L'anthropologie apporte à la compréhension de l'humain un double questionnement : le premier lié à la « différence anthropologique » considère l'humain en tant qu'espèce, qui a d'abord défini le domaine de l'anthropologie physique ; le second s'intéresse à son universalité en relation avec la variabilité anthropologique, et explore l'humanité dans sa diversité, ce que l'anthropologie sociale et culturelle a constituée en objet de recherche. Son projet de connaissance (scientifique) consiste dans la description et l'élucidation de ces différences comprises comme autant « d'universaux concrets », à partir d'une observation directe de longue durée (l'enquête de terrain comme laboratoire). Ces réalités empiriques mettent au défi une définition abstraite de l'humain dans son universalité, défi que la recherche des invariants a voulu relever. Cette quête de l'humain, au risque de sa diversité sociale et culturelle, distingue certainement le projet anthropologique du projet philosophique dont l'histoire de la pensée occidentale demeure le pivot principal.
Rivoal, I. et C. Jungen, 2018, Ennui, Dictionnaire de l’humain (Nanterre, Presses Universitaire de Paris Nanterre), en ligne : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01643283/document.
Kaufmann, L. et I. Rivoal, 2018, Relation, Dictionnaire de l’humain (Nanterre, Presses Universitaires de Paris Nanterre), en ligne : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01643295/document.
Par-delà les déclinaisons disciplinaires dont il va faire l'objet, le concept de relation a ceci de particulier qu'il met en jeu une conception générale de l'être humain. La relation soulève toujours la question de l'humain ou plutôt du point de vue sur l'humain et sur ce qui le constitue tout à la fois comme sujet de pensée et d'action et comme objet des sciences humaines. Deux anthropologies générales de l'humain peuvent ainsi être esquissées. L'anthropologie moderne, individualiste ou singulariste, appréhende les relations à partir des individus qui s'y engagent, les soutiennent ou au contraire les délaissent. Au sein d'une telle anthropologie, les relations externes, contingentes et a posteriori, qui relient les êtres humains ne transforment guère leur identité intrinsèque. Ceux-ci étant d'abord et avant tout des êtres singuliers, monadiques et idiosyncrasiques, leur « entrée en relation », somme toute superficielle et située, ne peut les ébranler que de manière provisoire. À l'opposé d'une telle conception, une autre anthropologie générale, que l'on pourrait qualifier de relationniste, définit l'être humain comme étant constitué de manière intrinsèque par les relations sociales dont sa nature même dépend. Loin d'être une entité substantielle, un substrat privé ou une pure conscience, l'individu est une unité relationnelle qui se construit de manière indirecte, via les structures sociales, les pratiques culturelles et les accordages affectifs, qui lui donnent le sens de sa place dans le monde physique et social.
Rivoal, I., 2010, Minorité religieuse, (Paris, Presses Universitaires de France) : 718-725, en ligne : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00793141/document.
Cette longue notice publié dans le Dictionnaire des faits religieux explore la notion de minorité religieuse en tant qu'elle implique (1) l'existence de rapports de pouvoir et de subordination entre une majorité sociologique et / ou politique et une minorité ; (2) l'existence d'une définition de ces rapports, voire leur institutionnalisation. L'article explore et analyse ainsi les différents contextes et configurations historiques d'articulation entre majorité et minorités religieuses (hiérarchisation, reconnaissance ou non, persécution), les formes sociologiques de la relation majorité / minorité, ainsi que les stratégies de protection identitaire des minorités religieuses
Rivoal, I., 2008, SEURAT, Michel (Bizerte, 1947 – Beyrouth, 1986), Dictionnaire des Orientalistes de langue française (Paris, Karthala) : 891-892, en ligne : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01423614/document.
Biographie et trajectoire scientifique de Michel Seurat
Rivoal, I., 2015, Compte rendu de: Cyril Roussel, Les Druzes de Syrie. Territoire et mobilité (Beyrouth, Presses de l’Ifpo, 2011), Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, 137, en ligne : http://remmm.revues.org/8601.
Il y a deux façons de lire le livre de Cyril Roussel : la première en tant qu’étude de géographie contemporaine sur la Syrie ; la seconde comme une étude de la minorité druze au Proche-Orient, d’un point de vue de géographe. La compréhension de la Syrie (au sens large du Bilād al-shām) à partir d’une approche spatiale et par l’étude des relations entre ses territoires est forte d’une tradition scientifique qui a produit des modèles opératoires pour les sciences sociales. De l’ouvrage fondateu...
Rivoal, I., 2014, Compte rendu de: Véronique Cnockaert, Bertrand Gervais et Marie Scapa (éd.), Idiots. Figures et personnages liminaires dans la littérature et les arts (Nancy, PUN/Éditions universitaires de Lorraine, 2012), L’Homme, 209, en ligne : https://lhomme.revues.org/23528.
Rivoal, I., 2013, Compte rendu de: Sossie Andezian, Le Sacré à l’épreuve du politique. Noël à Bethléem (Paris, Riveneuve éditions, 2012), Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, 134, en ligne : http://remmm.revues.org/7947.
L’ouvrage de Sossie Andezian porte sur l’étude des cérémonies de Noël à Bethléem, mais voici une étude qui aurait aussi bien pu s’intituler « l’utopie d’une normalisation palestinienne et son effondrement » tant le fil narratif s’organise autour du basculement de l’année 2000, avec la célébration du millenium et le déclenchement de la seconde intifada. Dans sa dimension factuelle, le livre décrit ainsi les ressorts de l’utopie d’Oslo, inaugurée à Bethléem par l’accession à l’autonomie en 1995...
Rivoal, I., 2013, Compte rendu de: Eléonore Armanet, Le ferment et la grâce. Une ethnographie du sacré chez les Druzes d’Israël (Toulouse, Presses universitaires du Mirail, 2011), Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, 134, en ligne : http://remmm.revues.org/7933.
Composante la moins nombreuse de la minorité druze du Proche-Orient (si l’on excepte sa très faible présence en Jordanie), la communauté druze en Israël ne cesse de questionner politologues et sociologues en raison de sa double singularité. Singularité politique dans l’ensemble palestinien d’abord, puisque les familles les plus influentes de la communauté ont fait le choix dès 1936 de ne pas soutenir le courant nationaliste naissant en restant en dehors de la révolte, choix confirmé en 1956 p...
Rivoal, I., 2016, Le Sens de la relation (3 vol.), HDR (Nanterre, Université Paris Nanterre), en ligne : http://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01419139.
Jungen, C. et I. Rivoal, 2016, « Organisation », journées d’études "Pratiques d’anticipation dans le monde arabe", Labex Les passés dans le présent, MAE, Nanterre.
Gervais-Lambony, P., F. Hurlet et I. Rivoal, 2016, « Organisation », 13e colloque annuel de la MAE "(Re)Fonder. Modalités du (re)commencement dans le temps et dans l’espace", Université Paris Ouest Nanterre La Défense.
Rivoal, I., 2015, « Organisation », journées prospectives de l’Université Paris Lumières "Quelle politique post-doctorale en sciences humaines et sociales ?", Université Paris Ouest Nanterre La Défense.
Baussant, M., M. Dietler et I. Rivoal, 2013, « Organisation », colloque international "Mobility, Memory, Material Words: Crossroads & Convergences", Chicago PUF "Migration, Material Culture, and Memory : Constructing Community in Mobile Worlds", Chicago, USA.
Heintz, M. et I. Rivoal, 2013, « Organisation », école thématique du CNRS "Morale et cognition : l’épreuve du terrain", Cerisy-la-Salle, France.
Hurlet, F., I. Rivoal et I. Sidéra, 2013, « Organisation », 10e colloque annuel de la MAE "Le Prestige. Autour des formes de la différenciation sociale", Université Paris Ouest Nanterre La Défense.
Rivoal, I., 2013, « L’impossible enquête chez un ancien milicien libanais », Rencontres du 3e type, AEAAN, Nanterre.
Rivoal, I. et C. Gillet, 2014, Avoir peur/se sentir en sécurité, Tea Time club (Paris, France Inter), en ligne : https://www.franceinter.fr/emissions/tea-time-club/tea-time-club-08-aout-2014.
Rivoal, I. et E. Peyrat, 2016, Isabelle, ethnologue, Parlons passion en quelques mots, en ligne : https://youtu.be/W45C-za6aHk.
Rivoal, I., 2013, C’était mieux avant - Les losers, Personne ne bouge, en ligne : https://www.dailymotion.com/video/x103tu4.