Laboratoire mobilisé

LABORATOIRE MOBILISÉ

Souffrant de la dégradation continue de nos conditions de travail engendrée par une politique de l’« excellence » imbécile, néfaste, rétrograde et contre-productive, nous – ingénieur.e.s, chercheur.se.s, enseignant.e.s-chercheur.se.s, doctorant.e.s et jeunes docteur.e.s du Lesc et du département d'anthropologie – nous opposons aux perspectives qui se dessinent dans les rapports établis en vue de l’élaboration d’une loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR). Nous exigeons une loi qui redonne à la communauté universitaire et scientifique les moyens d'une recherche et d'un enseignement stables, indépendants et de qualité. Nous nous mobilisons donc en faveur d’un autre projet, qui mette un terme aux logiques de précarisation et de compétition qui sapent depuis trop d'années nos professions. (Motion votée le 21 janvier 2020).

Directrices et directeurs d'unités si vous souhaitez soutenir explicitement cette motion, vous avez la possibilité de le faire https://framaforms.org/soutien-a-la-motion-des-directrices-et-directeurs-de-la-msh-mondes-1579112963

 

Motions des directrices et des directeurs des unités de la MSH Mondes


Solidaires des nombreuses inquiétudes exprimées quotidiennement par la communauté universitaire et scientifique française, nous, directrices et directeurs de l’ensemble des unités de la MSH Mondes (anciennement Maison Archéologie et Ethnologie-René Ginouvès), exprimons notre opposition aux propositions formulées dans les trois rapports commandés par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en prévision de l’élaboration d’une Loi de programmation pluriannuelle de la recherche. Nous n’adhérons pas aux solutions proposées car celles-ci ne reflètent aucunement les propositions élaborées collectivement au sein de nos laboratoires puis transmises lors de la phase préalable de consultation. Nous sommes convaincus que les intentions qui figurent dans ces rapports, relayées par diverses prises de position publiques, constitueraient, si elles devaient être reprises dans une loi, une étape cruciale dans la longue entreprise de démolition de notre système d’enseignement supérieur et de recherche et nous refusons de continuer à nous y soumettre en silence.

JLIB_HTML_PAGE_CURRENT_OF_TOTAL