couv urbanisation web

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Urbanisation informelle par l'autogestion au Pérou.

L'invention d'une culture andine urbaine à Ayacucho

par Fanny Chagnollaud

L'Harmattan, Paris, 2016, 302 p.

La ville d'Ayacucho au Pérou reçoit depuis les années 1950 des paysans andins chassés par la misère. Ce processus s'est accompagné de l'arrivée massive de réfugiés fuyant la guerre dans les années 1980. Cette migration a induit un développement spectaculaire de quartiers périphériques qui se développent selon l'organisation sociale et la culture andine rurale traditionnelle. Cette urbanisation se fait par l'autogestion et ces migrants ont inventé les modalités d'une culture andine urbaine.

couv 2016

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Théorie des événements extraterrestres. Essai sur le récit fantastique

par Arnaud Esquerre

Fayard, Paris, 2016, 260 p.

Depuis le milieu du xxe siècle, les mystérieux témoignages d’ovnis, de soucoupes volantes et de phénomènes aériens non identifiés ont fleuri. Les témoins ne se connaissent pas, ne vivent ni au même endroit, ni parfois à la même époque, mais tous leurs récits se ressemblent : quelqu’un raconte avoir aperçu dans le ciel, de manière soudaine et inattendue, puis avoir perdu de vue, tout aussi subitement, une chose qu’il ne reconnaît pas. Comment ces récits énigmatiques peuvent-ils être résolus ?
En se plongeant dans les centaines de témoignages collectés en France depuis les années 1970 par un petit département du Centre national d’études spatiales qui leur est strictement dévolu (le GEIPAN) et dans les procès-verbaux des enquêtes de gendarmerie, Arnaud Esquerre propose une nouvelle piste : tous ces témoignages ont une structure commune qui place l’incertitude au cœur de ce qui a été vécu.
Comprendre ainsi que des récits aussi étonnants que ceux d’événements extraterrestres sont, en fait, des récits fantastiques, même s’ils ne sont pas littéraires, c’est aussi une manière d’explorer notre rapport à la réalité.

Performing Nostalgia Cover jpegPar Eckehard Pistrick. Ashgate, SOAS Musicology Series, Farnham, Septembre 2015

Quatrième de couverture :

Migration studies is an area of increasing significance in musicology as in other disciplines. How do migrants express and imagine themselves through musical practice? How does music help them to construct social imaginaries and to cope with longings and belongings? In this study of migration music in postsocialist Albania, Eckehard Pistrick identifies links between sound, space, emotionality and mobility in performance, provides new insights into the controversial relationship between sound and migration, and sheds light on the cultural effects of migration processes. Central to Pistrick’s approach is the essential role of emotionality for musical creativity which is highlighted throughout the volume: pain and longing are discussed not as a traumatising end point, but as a driving force for human action and as a source for cultural creativity.

In addition, the study provides a fascinating overview about the current state of a rarely documented vocal tradition in Europe that is a part of the mosaic of Mediterranean singing traditions. It refers to the challenges imposed onto this practice by heritage politics, the dynamics of retraditionalisation and musical globalisation. In this sense the book constitutes an important study to the dynamics of postsocialism as seen from a musicological perspective.

Sommaire :

Introduction: sound, space and mobility

Vocal multipart practice in Albania

Reading the absences - approaching the field

Migration and mobility in Albania

Migration, emotions and creativity

Migration in performance - village feasts and nostalgia

ʽThe deep woundʼ - memorialising migration

Two absences - migration up to death

Conclusion: sound, space and mobility - lessons from the Albanian case

Bibliography; Index.

Plus d’informations sur le site de l'éditeur

Couv Geerewol Loncke

Couv Geerewol Loncke

Geerewol. Musique, danse et lien social chez les Peuls nomades wodaabe du Niger

par Sandrine Loncke

Société d'ethnologie, Nanterre, 2015, 416 p. 

Avec DVD-ROM encarté, incluant le film documentaire La danse des Wodaabe (Loncke 2010, 90').

En savoir plus

Au cœur du Sahel nigérien, loin de toute voie d’accès, des milliers de Peuls nomades wodaabe se réunissent chaque année pour un vaste rassemblement cérémoniel, dont le rituel central est appelé geerewol. Sept jours et sept nuits durant, suivant le cycle du soleil et sous l’étroit contrôle des anciens, deux fractions de lignages différents se livrent une guerre dont les seules armes sont le chant et la danse. L’enjeu de cette guerre, son but officiel : le vol des femmes. Son ultime finalité : se séparer dans la paix.
Privilégiant une écriture qui restitue à la fois les dialogues et le cheminement de l’enquête à la manière d’une intrigue policière, ce livre est le récit vivant de la façon dont s’élabore une recherche de terrain en ethnomusicologie. Centrée sur le chant et la danse, l’enquête nous conduit peu à peu au cœur des représentations culturelles et des conceptions esthétiques de cette société ouest-africaine d’éleveurs nomades. Chemin faisant, on y découvre un système d’initiation et de représentation du monde qui fut sans doute caractéristique de l’ensemble du monde peul avant son islamisation.
Au-delà d’une simple monographie sur les cérémonies inter-lignagères des Peuls Wodaabe, cette étude soulève également des interrogations anthropologiques fondamentales : quelles dynamiques gouvernent au sein des sociétés humaines l’émergence d’identités et de différences stylistiques ? Comment la musique et la danse sont-elles l’expression esthétique de différentes manières d’être ensemble ? Pourquoi le rituel et la performance artistique collective sont-ils des espaces privilégiés pour faire société ? 
Le livre est accompagné d’un dvd-rom comprenant un important corpus de documents sonores et audiovisuels, ainsi que le film documentaire plusieurs fois primé La danse des Wodaabe.

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