Parikwene
Parikwene
par Pival (Victor Michel), Berchel Labonté, Ady Norino, Jean-Michel Beaudet aux éditions Ibis rouge (Matoury, Guyane). (bilingue Portugais, français)

Cet ouvrage se veut support de transmission ; nous souhaitons y montrer la richesse des musiques vocales et instrumentales parikwene (palikur), et contribuer plus généralement à une meilleure connaissance de cette culture. Lors de la préparation de ce livre, les séances de travail, collectives, ont permis d’identifier les répertoires et de les décrire, de commenter les modalités de leur transmission, d’engager un travail d’écriture à plusieurs mains. Chants des femmes, orchestres de clarinettes aramtem, solo de flûte ou berceuse, le CD qui accompagne l’ouvrage est le premier consacré exclusivement à l’art poético-musical parikwene.


Pival, musicien, grand connaisseur de sa culture, et en particulier des danses pour clarinettes aramtem.
Berchel Labonté, responsable culturel, président de l’association culturelle Takaa.
Ady Norino, responsable culturel, chargé des archives parikwene.
Jean-Michel Beaudet, chercheur – enseignant, anthropologue de la musique et de la danse.

Este trabalho pretende ser um suporte de transmissão; gostaríamos de mostrar com ele a riqueza das músicas vocais e instrumentais parikwene (palikur), e contribuir em geral a um melhor conhecimento desta cultura.

Durante a preparação deste livro, as sessões de trabalho, coletivas, permitiram identificar os repertórios e descrevê-los, comentar as modalidades de sua transmissão, desenvolver um trabalho de escrita a várias mãos.

Cantos das mulheres, orquestras de clarinetes aramtem, solo de flauta ou canção de ninar, o CD que acompanha a obra é o primeiro dedicado exclusivamente à arte poético-musical parikwene.

 
Pival, músico, grande conhecedor de sua cultura e em particular das danças para clarinetes aramtem.
Berchel Labonté, agente cultural, presidente da associação cultural Takaa.
Ady Norino, agente cultural, encarregado dos arquivos parikwene.
Jean-Michel Beaudet, pesquisador – docente, antropólogo da música e da dança.

Tsiganes musique et empathie couverture
Tsiganes musique et empathie couverture
par Filippo Bonini Baraldi

Maison des sciences de l'homme, collection Chemins de l'Ethnologie, 2013. 360p + DVD-ROM

Pourquoi les Tsiganes pleurent-ils en jouant de la musique ? Que se passet-il pendant les funérailles, quand la musique se superpose aux lamentations des femmes ? Par quelles stratégies les musiciens touchent-ils leur public ? C’est à ces questions que tente de répondre Filippo Bonini Baraldi, qui a partagé pendant plusieurs années la vie musicale d’une communauté tsigane de Transylvanie (Roumanie).

L’auteur montre comment musique et pleurs vont de pair et révèlent des tensions entre union et séparation, vie et mort, soi et les autres, en mobilisant des facultés fondamentales : la sympathie, la contagion émotionnelle, l’empathie. Facultés que les Tsiganes exaltent, exacerbent et perçoivent comme identitaires. À partir d’une ethnographie ancrée dans la dimension sensible de la pratique musicale, cet ouvrage propose une réflexion théorique et interdisciplinaire sur les liens entre musique, émotion et empathie.

Le DVD-ROM joint à l’ouvrage contient le film documentaire Plan-séquence d’une mort criée (prix « Bartók » au 24e Bilan du film ethnographique « Jean Rouch »), 4 heures de documents audiovisuels et de nombreuses animations interactives qui permettent de suivre le chemin analytique de l’auteur.

Site de l'Editeur : http://www.editions-msh.fr/livre/?GCOI=27351100650190

Helmlinger PanJumbiePar Aurélie Helmlinger

Société d'ethnologie, collection Hommes et Musiques (SFE) Livre + DVD-Rom. 224 p. ISBN-10 2365190006 / ISBN-13 9782365190008.

Pan Jumbie est issu d'un travail de recherche récompensé par le prix de thèse du Musée du Quai Branly.

Le pan jumbie, c'est tout autant un passionné de pan que l’esprit de cet idiophone mélodique issu de la récupération de bidons de pétrole. Emblématique des steelbands, orchestres de métallophones atteignant une centaine de musiciens à la saison du carnaval, le pan a été proclamé « instrument national » de Trinidad et Tobago, son pays d’origine. La métaphore de possession par une figure inquiétante de l’imaginaire — le jumbie — permet d’aborder la place ambiguë de ces orchestres dans la société, dans ses dimensions historique, politique et musicale. Expression d’une douloureuse mémoire sociale, celle de l’esclavage, elle conduit l’auteur à analyser l’excellente mémoire musicale observée dans ces groupes, malgré les nombreuses contraintes d’apprentissage.

Une exploration pluridisciplinaire de la cognition du musicien met ainsi en valeur différents facteurs intervenant dans le processus de mémorisation : la combinaison du paramètre auditif à une très importante dimension visuelle, facilitant l’accès aux images mentales, la conservation implicite et motrice du schéma des intervalles musicaux, la faveur du jeu collectif. Ce dernier a été analysé par un protocole expérimental inspiré de la psychologie cognitive.
Dotés d’un instrument aux puissants avantages mnésiques, portés par le groupe qui, tel un pan jumbie, transcende l’individu, les musiciens de steelband rivalisent de virtuosité à travers un répertoire bouillonnant d’énergie, en pleine conquête planétaire.

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NousDanserons couverture
NousDanserons couverture
par Jean-Michel Beaudet et Jacky Pawe

Editions du CTHS, collection Le regard de l’ethnologue n° 23

208 p., 16 x 24 cm, ill., br.
ISBN : 978-2-7355-0714-6
2010 - prix 28 €

Dans la grande Amazonie comme dans toutes les basses terres d’Amérique du Sud, les répertoires anciens se dansent pied à plat en regardant devant soi ou vers le sol. On danse en groupe et les danseurs, les danseuses, le plus souvent, se tiennent entre eux, le lien prenant des formes qui varient d’une culture et d’une danse à l’autre. Chez la plupart des peuples, les danseurs développent des parcours chorégraphiques complexes générateurs de sens et de transformations cosmologiques.

Mais au-delà de ces généralités, nous savons fort peu de choses de ces esthétiques chorégraphiques très nombreuses, très variées. Ce livre s’attache à l’une d’entre elles : les danses des Wayãpi du haut Oyapock (Guyane) ; il propose ainsi la première étude approfondie, intime, d’une culture chorégraphique amazonienne, et esquisse quelques comparaisons à l’échelle du continent.

Abordant ces formes esthétiques contemporaines sous l’angle des danseurs eux-mêmes, cet ouvrage restitue la richesse d’une rencontre ethnographique de longue durée et la maturation d’un travail d’écriture qui s’étale sur toutes ces années.

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