Sisa Calapi
Doctorante
A Cotacachi sans y être. Pratiques musicales et dansées des communautés d'Imantag (Equateur)
Jean-Michel Beaudet
République de l'Equateur
Kichwa (Cotacachi, Province d'Imbabura)
rituel, danse, musique, multisensorialité, dynamiques de distinction, pragmatique, Andes
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Sisa Calapi a suivi une formation en anthropologie à l'Université Paris Nanterre. 

Ses recherches réalisées dans le cadre d'un Master en Ethnomusicologie et Anthropologie de la Danse ont porté sur l'articulation entre conflit rituel et pratiques musicales et dansées à l'occasion de la célébration de l'Inti Raymi de Cotacachi (province andine d’Imbabura, Equateur). Cette étude lui a permis de saisir les enjeux sociaux du rituel de la "Prise de la place", en se fondant sur une analyse des expériences multisensorielles propres à l'occupation de l'espace des musiciens et danseurs qui participent à cet évènement. A travers son étude, elle montre comment le conflit rituel est vécu et produit corporellement par la pratique musicale et dansée et n'est pas réductible aux affrontements physiques inter-communautaires qui surgissent régulièrement et correspondent à une forme d'affrontement parmi d'autres. 

Dans le cadre de son doctorat, elle s'engage désormais dans une étude visant à identifier quelles dynamiques de distinctions politiques sont produites à travers l’exécution des pratiques musicales et dansées de la population indigène kichwa de l’espace circonscrit de la paroisse d’Imantag (canton de Cotacachi), à l’occasion de l'Inti Raymi. Dans une démarche comparative, elle réalise une enquête ethnographique multisituée au sein des communautés participant aux Inti Raymi respectifs de Cotacachi et d’Imantag.

 

 

Communications

Calapi, S., 2017, « Une comparaison de l’occupation spatiale des danses de la célébration de l’Inti Raymi dans le Canton de Cotacachi (Province d’Imbabura, Equateur) », atelier "La danse comme objet anthropologique", co-animé par Michael Houseman (IMAF-Ivry, UMRS 8171 CNRS/PARIS 1/EPHE/Université de Provence) et Georgiana Wierre-Gore (ACTé, EA 4281, Université Clermont Auvergne), CNRS d’Ivry.