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CATEGORIES:Séminaire d’anthropologie américaniste
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SUMMARY:Une revisite ethnographique des Mbya-Guarani du Paraguay, Joaquín Ruiz Zubizarreta (EHESS, LAS)
LOCATION:Maison Suger - 16-18 rue Suger\, Paris\, \, 75006\, France
DESCRIPTION:Discutant : Oscar Calavia Saez (EPHE, GSRL)\nQue nous disent les Guarani et
  comment ceci nous aide-t-il à réfléchir sur nous-mêmes et sur l’anthropolo
 gie ? Cette double question sera abordée à partir d’une revisite ethnograph
 ique des Mbya-Guarani du Paraguay. Dans un premier temps, nous reviendrons 
 sur les migrations guarani et le mythe de la Terre sans Mal, interprétées p
 ar deux écoles. De l’une, centrée sur les aspects symboliques considérés co
 mme purement autochtones, relèvent Pierre Clastres et León Cadogan ; le pre
 mier ayant, comme nous le verrons, épuré les textes guarani de toute référe
 nce chrétienne ou coloniale, tandis que le second, pour affirmer la pureté 
 des textes qu’il a publiés, a avancé que les Mbya-Guarani auraient toujours
  fui le monde colonial, ce qui serait à nuancer. L’autre école s’est pour s
 a part montrée plus attentive aux dynamiques historiques et coloniales. L’e
 xamen du caractère polyphonique des discours contemporains permet cependant
  de dépasser ce clivage. Un second temps sera consacré aux catégories et di
 scours mobilisés par les Mbya-Guarani rencontrés sur le terrain, en particu
 lier aux discours animistes auxquels ils recourent pour se défendre : c’est
  la même différence qui les distinguerait aussi bien des non-humains que de
 s non-autochtones, ces derniers étant invités à la respecter. Ces discours 
 animistes ont ainsi aussi une dimension politique. Les Mbya-Guarani s’effor
 cent de construire une frontière face aux non-autochtones et, comme le disa
 it Clastres, ils maîtrisent une riche pensée et nous l’opposent. C’est en e
 ffet dans le regard qu’ils dressent contre les non-autochtones que nous som
 mes obligés de voir notre reflet. Par là même, cette pensée nous invite à r
 éfléchir sur l’histoire de l’anthropologie et sa pratique contemporaine.\nC
 liché Joaquín Ruiz Zubizarreta\n
X-ALT-DESC;FMTTYPE=text/html:<p><img src="https://lesc-cnrs.fr/images/idaillant/2026-02-06_Photo_Joaquí
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 quín Ruiz Zubizarreta" style="margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; flo
 at: left;" />Discutant : Oscar Calavia Saez (EPHE, GSRL)</p><p>Que nous dis
 ent les Guarani et comment ceci nous aide-t-il à réfléchir sur nous-mêmes e
 t sur l’anthropologie&nbsp;? Cette double question sera abordée à partir d’
 une revisite ethnographique des Mbya-Guarani du Paraguay. Dans un premier t
 emps, nous reviendrons sur les migrations guarani et le mythe de la Terre s
 ans Mal, interprétées par deux écoles. De l’une, centrée sur les aspects sy
 mboliques considérés comme purement autochtones, relèvent Pierre Clastres e
 t León Cadogan&nbsp;; le premier ayant, comme nous le verrons, épuré les te
 xtes guarani de toute référence chrétienne ou coloniale, tandis que le seco
 nd, pour affirmer la pureté des textes qu’il a publiés, a avancé que les Mb
 ya-Guarani auraient toujours fui le monde colonial, ce qui serait à nuancer
 . L’autre école s’est pour sa part montrée plus attentive aux dynamiques hi
 storiques et coloniales. L’examen du caractère polyphonique des discours co
 ntemporains permet cependant de dépasser ce clivage. Un second temps sera c
 onsacré aux catégories et discours mobilisés par les Mbya-Guarani rencontré
 s sur le terrain, en particulier aux discours animistes auxquels ils recour
 ent pour se défendre&nbsp;: c’est la même différence qui les distinguerait 
 aussi bien des non-humains que des non-autochtones, ces derniers étant invi
 tés à la respecter. Ces discours animistes ont ainsi aussi une dimension po
 litique. Les Mbya-Guarani s’efforcent de construire une frontière face aux 
 non-autochtones et, comme le disait Clastres, ils maîtrisent une riche pens
 ée et nous l’opposent. C’est en effet dans le regard qu’ils dressent contre
  les non-autochtones que nous sommes obligés de voir notre reflet. Par là m
 ême, cette pensée nous invite à réfléchir sur l’histoire de l’anthropologie
  et sa pratique contemporaine.</p><p>Cliché Joaquín Ruiz Zubizarreta</p>
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