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SUMMARY:Atelier doctoral : Réflexivité et méthodes visuelles en sciences sociales
LOCATION:Université Paris Cité
DESCRIPTION:Cette dernière séance de l’année est pensée comme une invitation à une réfl
 exion collective sur les postures ethnographiques à partir des terrains res
 pectifs des participant·es à la séance. Iels pourront présenter et discuter
  leurs enquêtes au prisme de la lecture d’un ou plusieurs des six textes de
  sciences sociales choisis pour articuler cette séance. Les textes choisis 
 ont trait à la réflexivité, et notamment à la position de classe et de genr
 e des ethnographes sur le terrain. Si nous ne connaissons que peu la littér
 ature sur les positions de race ou de sexualité en ethnographie, nous ne fe
 rmons pas la discussion à ces problématiques. Au contraire, imbriquées au g
 enre et à la classe, elles sont tout autant essentielles à une posture de t
 errain réflexive. Comment les corps et les habitus des chercheur.euses sont
 -ils perçus lors de la rencontre ethnographique ? Quels effets cette percep
 tion produit-elle et quelles conséquences en tirer dans le développement de
 s relations ethnographiques, mais également dans la phase d’écriture ? Comm
 ent penser les blocages et les fermetures du terrain autant que les facilit
 és et les ouvertures inattendues ?\nDebos, M. (2023). « Genre, sécurité et 
 éthique. Vade-mecum pour l’enquête de terrain », Critique internationale, 1
 00 (3), p. 59-73.\nMarielle Debos livre ici un outil qu’elle a élaboré en t
 ant qu’enseignante pour ses étudiant·es en vue de leur départ sur le terrai
 n : un vade-mecum de conseils relatifs au genre, à la sécurité et à l’éthiq
 ue lors de l’enquête ethnographique. Cet outil est précédé d’une présentati
 on critique qui relie les enjeux matériels liés à la pratique du terrain au
 x questionnements théoriques et éthiques. Le texte tire ainsi son intérêt d
 u double apport qu’il propose : réflexif et théorique sur les méthodes et p
 ositions de terrain d’une part ; conseils pratiques et concrets quant au tr
 avail d’enquête, aux postures sur le terrain et aux risques qui peuvent y ê
 tre attachés.\nDelbos, G. (1993). « “ Eux ils croient... Nous on sait... ” 
 », Ethnologie française, 23 (3), p. 367-383.\nGeneviève Delbos interroge la
  manière dont les anthropologues se positionnent vis-à-vis des savoirs prod
 uits dans les systèmes de connaissance autres que scientifiques. A partir d
 e l’exemple de deux populations construisant leurs savoirs par l’observatio
 n fine et personnelle de la nature, elle questionne les situations où ces s
 ystèmes se confrontent aux savoirs scientifiques et/ou experts. Loin d’aspi
 rer à une méta-vérité, l’anthropologue devrait selon l’autrice chercher à é
 tudier les conditions, les contextes et les rapports de pouvoir en jeu dans
  la production des savoirs pour comprendre les « modes de production de la 
 vérité » (p. 373) qui sont également et toujours des réductions du réel.\nF
 avret-Saada, J. (1990). « Être affecté », Gradhiva, 8 (1), 3-9.\nJeanne Fav
 ret-Saada revient sur son enquête sur la sorcellerie dans le bocage dans ce
  court article, où elle discute et critique la méthode classique en ethnogr
 aphie : l’observation participante. Elle met en lumière l’impossible distan
 ce à son sujet et à son terrain pour y être véritablement impliqué·e, et la
  place nécessaire des affects et du sensible au cours de l’enquête ethnogra
 phique. Ceux-ci apparaissent ici non comme un frein mais comme un moteur de
  l’enquête qu’il s’agit de développer et de revendiquer.\nHaraway, D. (2007
 ). « Savoirs situés : la question de la science dans le féminisme et le pri
 vilège de la perspective partielle », in id., Manifeste cyborg et autres es
 sais : sciences, fictions, féminismes, Essais, Paris : Exils, p. 107-142.\n
 Dans ce texte de philosophie des sciences, devenu une référence des épistém
 ologies féministes, Donna Haraway met en critique l’objectivité scientifiqu
 e globale et la prétendue neutralité axiologique des chercheur·euses. Elle 
 argumente en faveur des savoirs dits situés, produits hors des positions hé
 gémoniques, et revendiqués tels. Elle met en lumière l’intérêt et le privil
 ège des positions subjectives et partielles, seules à même, selon elle, de 
 produire des savoirs véritablement objectifs car élaborés à partir d’un poi
 nt de vue particulier.\nRaveneau, G. (2016). « Connaître par corps. Prolégo
 mènes à une anthropologie symétrique et réflexive », in id., In situ: situa
 tions, interactions et récits d’enquête, Mouvement des savoirs, Paris : l’H
 armattan, p. 29-42.\nGilles Raveneau s’interroge sur la place du corps dans
  l’expérience partagée de l’ethnographie. Le corps apparaît comme un outil 
 d’investigation permettant d’accéder à la compréhension des univers sociaux
  enquêtés à travers la pratique et les processus de catégorisation. D’une p
 art, le corps étant mobilisé dans les processus d’apprentissage, il permet,
  en acquérant en compétence, d’articuler les savoirs théoriques et pratique
 s. D’autre part, le corps de l’ethnographe étant catégorisé par ses interlo
 cuteurs, il devient un révélateur de normes, valeurs et représentations soc
 iales.\nSchwartz, O. (2012). « Chapitre 1. Questions de stratégie et d’atti
 tude. Deuxième Partie », in id., Le monde privé des ouvriers, Paris : PUF, 
 p. 35-57. /p&gt;\nDans cet extrait du premier chapitre de son ouvrage sur l
 ’intimité des ouvriers d’une cité minière du Nord-Pas-deCalais, Olivier Sch
 wartz rend compte du développement de ses relations ethnographiques et de l
 a manière dont il accède progressivement aux sphères privées de l’existence
  de ses interlocuteurs. Partant de la légitimité sociale qui lui est assign
 ée, et du désir de reconnaissance qu’il suscite, Schwartz se demande est dé
 passé ce premier temps de l’enquête où les récits sont “lissés”. Dans un se
 cond temps, il interroge le cynisme qui caractérise les enquêtes ethnograph
 iques. En mobilisant le paradigme du don, il interroge la réciprocité de la
  relation ethnographique. Enfin, il explore la manière dont ce cynisme peut
  pousser l’ethnographe à sous-estimer l’agentivité de ses interlocuteurs.\n
X-ALT-DESC;FMTTYPE=text/html:<p>Cette dernière séance de l’année est pensée comme une invitation à une r
 éflexion collective sur les postures ethnographiques à partir des terrains 
 respectifs des participant·es à la séance. Iels pourront présenter et discu
 ter leurs enquêtes au prisme de la lecture d’un ou plusieurs des six textes
  de sciences sociales choisis pour articuler cette séance. Les textes chois
 is ont trait à la réflexivité, et notamment à la position de classe et de g
 enre des ethnographes sur le terrain. Si nous ne connaissons que peu la lit
 térature sur les positions de race ou de sexualité en ethnographie, nous ne
  fermons pas la discussion à ces problématiques. Au contraire, imbriquées a
 u genre et à la classe, elles sont tout autant essentielles à une posture d
 e terrain réflexive. Comment les corps et les habitus des chercheur.euses s
 ont-ils perçus lors de la rencontre ethnographique ? Quels effets cette per
 ception produit-elle et quelles conséquences en tirer dans le développement
  des relations ethnographiques, mais également dans la phase d’écriture ? C
 omment penser les blocages et les fermetures du terrain autant que les faci
 lités et les ouvertures inattendues ?</p><p><strong>Debos, M. (2023). « Gen
 re, sécurité et éthique. Vade-mecum pour l’enquête de terrain », <em>Critiq
 ue internationale</em>, 100 (3), p. 59-73.</strong></p><p>Marielle Debos li
 vre ici un outil qu’elle a élaboré en tant qu’enseignante pour ses étudiant
 ·es en vue de leur départ sur le terrain : un vade-mecum de conseils relati
 fs au genre, à la sécurité et à l’éthique lors de l’enquête ethnographique.
  Cet outil est précédé d’une présentation critique qui relie les enjeux mat
 ériels liés à la pratique du terrain aux questionnements théoriques et éthi
 ques. Le texte tire ainsi son intérêt du double apport qu’il propose : réfl
 exif et théorique sur les méthodes et positions de terrain d’une part ; con
 seils pratiques et concrets quant au travail d’enquête, aux postures sur le
  terrain et aux risques qui peuvent y être attachés.</p><p><strong>Delbos, 
 G. (1993). « “ Eux ils croient... Nous on sait... ” », <em>Ethnologie franç
 aise</em>, 23 (3), p. 367-383.</strong></p><p>Geneviève Delbos interroge la
  manière dont les anthropologues se positionnent vis-à-vis des savoirs prod
 uits dans les systèmes de connaissance autres que scientifiques. A partir d
 e l’exemple de deux populations construisant leurs savoirs par l’observatio
 n fine et personnelle de la nature, elle questionne les situations où ces s
 ystèmes se confrontent aux savoirs scientifiques et/ou experts. Loin d’aspi
 rer à une méta-vérité, l’anthropologue devrait selon l’autrice chercher à é
 tudier les conditions, les contextes et les rapports de pouvoir en jeu dans
  la production des savoirs pour comprendre les « modes de production de la 
 vérité » (p. 373) qui sont également et toujours des réductions du réel.</p
 ><p><strong>Favret-Saada, J. (1990). « Être affecté », <em>Gradhiva</em>, 8
  (1), 3-9.</strong></p><p>Jeanne Favret-Saada revient sur son enquête sur l
 a sorcellerie dans le bocage dans ce court article, où elle discute et crit
 ique la méthode classique en ethnographie : l’observation participante. Ell
 e met en lumière l’impossible distance à son sujet et à son terrain pour y 
 être véritablement impliqué·e, et la place nécessaire des affects et du sen
 sible au cours de l’enquête ethnographique. Ceux-ci apparaissent ici non co
 mme un frein mais comme un moteur de l’enquête qu’il s’agit de développer e
 t de revendiquer.</p><p><strong>Haraway, D. (2007). « Savoirs situés : la q
 uestion de la science dans le féminisme et le privilège de la perspective p
 artielle », in id., <em>Manifeste cyborg et autres essais : sciences, ficti
 ons, féminismes, Essais,</em> Paris : Exils, p. 107-142.</strong></p><p>Dan
 s ce texte de philosophie des sciences, devenu une référence des épistémolo
 gies féministes, Donna Haraway met en critique l’objectivité scientifique g
 lobale et la prétendue neutralité axiologique des chercheur·euses. Elle arg
 umente en faveur des savoirs dits situés, produits hors des positions hégém
 oniques, et revendiqués tels. Elle met en lumière l’intérêt et le privilège
  des positions subjectives et partielles, seules à même, selon elle, de pro
 duire des savoirs véritablement objectifs car élaborés à partir d’un point 
 de vue particulier.</p><p><strong>Raveneau, G. (2016). « Connaître par corp
 s. Prolégomènes à une anthropologie symétrique et réflexive », in id., <em>
 In situ: situations, interactions et récits d’enquête, Mouvement des savoir
 s</em>, Paris : l’Harmattan, p. 29-42.</strong></p><p>Gilles Raveneau s’int
 erroge sur la place du corps dans l’expérience partagée de l’ethnographie. 
 Le corps apparaît comme un outil d’investigation permettant d’accéder à la 
 compréhension des univers sociaux enquêtés à travers la pratique et les pro
 cessus de catégorisation. D’une part, le corps étant mobilisé dans les proc
 essus d’apprentissage, il permet, en acquérant en compétence, d’articuler l
 es savoirs théoriques et pratiques. D’autre part, le corps de l’ethnographe
  étant catégorisé par ses interlocuteurs, il devient un révélateur de norme
 s, valeurs et représentations sociales.</p><p><strong>Schwartz, O. (2012). 
 « Chapitre 1. Questions de stratégie et d’attitude. Deuxième Partie », in i
 d., <em>Le monde privé des ouvriers</em>, Paris : PUF, p. 35-57.</strong> /
 p&gt;</p><p>Dans cet extrait du premier chapitre de son ouvrage sur l’intim
 ité des ouvriers d’une cité minière du Nord-Pas-deCalais, Olivier Schwartz 
 rend compte du développement de ses relations ethnographiques et de la mani
 ère dont il accède progressivement aux sphères privées de l’existence de se
 s interlocuteurs. Partant de la légitimité sociale qui lui est assignée, et
  du désir de reconnaissance qu’il suscite, Schwartz se demande est dépassé 
 ce premier temps de l’enquête où les récits sont “lissés”. Dans un second t
 emps, il interroge le cynisme qui caractérise les enquêtes ethnographiques.
  En mobilisant le paradigme du don, il interroge la réciprocité de la relat
 ion ethnographique. Enfin, il explore la manière dont ce cynisme peut pouss
 er l’ethnographe à sous-estimer l’agentivité de ses interlocuteurs.</p>
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