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CATEGORIES:Séminaire du CREM
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SUMMARY:« Faire parler » l’invisible dans l’ombwiri. Une polyphonie de vocalités (Libreville, Gabon), Véronique Truffot
LOCATION:Lesc – salle 308F (3e étage) - 21\, allée de l’Université\, Nanterre\, \, 9
 2000\, France
DESCRIPTION:<p><img src="images/vstoichita/Séminaire_Truffot_24.jpg" width="300" height
 ="169" alt="Séminaire Truffot 24" style="margin-right: 10px; margin-bottom:
  10px; float: left;" />Avec <strong><a href="fr/profil-utilisateur/vtruffot
 " target="_blank" rel="noopener">Véronique Truffot</a></strong></p><p>L’<em
 >ombwiri</em> est un culte gabonais et fang qui se pratique essentiellement
  dans la capitale gabonaise, Libreville, et dans la province de l’Estuaire.
  Côté féminin du <em>bwiti</em> fang, le culte se décline en de nombreuses 
 branches mais toutes ont en commun une place centrale accordée à la harpe <
 em>ngoma</em> autour de laquelle se construit le rituel. L’instrument sacré
  est avant tout considéré comme la maison qui abrite l’esprit tutélaire <em
 >Nana ngom’ening</em>. Les qualités sonores de l’instrument, quant à elles,
  permettent au <em>béti</em> – le harpiste – de «&nbsp;faire parler&nbsp;» 
 l’esprit, par l’intermédiaire de ses doigts mais aussi de sa voix. C’est al
 ors une polyphonie de vocalités qui se manifeste où s’entremêlent les voix 
 humaines et non-humaines. Pour garantir leur agentivité, toutes les express
 ions vocales sont mobilisées durant le <em>ngozé</em>, la cérémonie rituell
 e&nbsp;: chants, paroles, cris et interjections. Mais dans tous les cas, la
  voix est indissociable de la danse et plus globalement du corps. Le caract
 ère tautologique de ce constat n’exclut néanmoins pas sa pertinence, car il
  s’agit de la condition <em>sine qua non</em> pour établir la communication
  entre humains et esprits. La relation qui les unit est par ailleurs basée 
 sur la réciprocité. En effet, si les esprits sont dotés de capacités surhum
 aines et surnaturelles, ils sont aussi sans voix et sans corps, ce qui entr
 ave la manifestation de leurs pouvoirs. Par conséquent, ils ont autant beso
 in des humains que l’inverse. Ainsi, chanter, parler et danser, et le faire
  «&nbsp;comme si c’était le dernier instant de sa vie&nbsp;» – pour reprend
 re les paroles d’un <em>béti</em> –, représentent l’essence de la pratique 
 rituelle. S’en tenir à cette matière serait certes suffisamment riche pour 
 étayer mes recherches et ma thèse en cours, mais ce serait me résoudre à un
 e lecture partielle de ce que dit cette polyphonie de vocalités. Dans le pr
 ocessus d’enchâssement qui caractérise l’<em>ombwiri</em>, il y a des voix 
 plus opaques que d’autres. La plus puissante est une méta-voix immatérielle
  mais pourtant bien présente qui s’infiltre dans toutes les strates de la s
 ociété gabonaise sans épargner le domaine rituel. À la fois muette et tonit
 ruante, elle résulte de la rencontre entre trois phénomènes. Le premier, en
 dogène, est la sorcellerie, les deux autres, exogènes, sont le colonialisme
  et le christianisme, auquel s’ajoute désormais le capitalisme. Mon hypothè
 se est que cette voix n’a pas seulement contaminé les humains mais aussi le
 s esprits. Comment a-t-elle impacté les états de corps et de voix mobilisés
  dans <em>l’ombwiri&nbsp;</em>? C’est là l’énigme centrale autour de laquel
 le je déroulerai mon intervention lors de ce séminaire, tout en partageant 
 mes premiers éléments de recherche et, bien plus encore, les questions qui 
 en émergent.</p>
X-ALT-DESC;FMTTYPE=text/html:<p><img src="https://lesc-cnrs.fr/images/vstoichita/Séminaire_Truffot_24.jp
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  10px; margin-bottom: 10px; float: left;" />Avec <strong><a href="https://l
 esc-cnrs.fr/fr/profil-utilisateur/vtruffot" target="_blank" rel="noopener">
 Véronique Truffot</a></strong></p><p>L’<em>ombwiri</em> est un culte gabona
 is et fang qui se pratique essentiellement dans la capitale gabonaise, Libr
 eville, et dans la province de l’Estuaire. Côté féminin du <em>bwiti</em> f
 ang, le culte se décline en de nombreuses branches mais toutes ont en commu
 n une place centrale accordée à la harpe <em>ngoma</em> autour de laquelle 
 se construit le rituel. L’instrument sacré est avant tout considéré comme l
 a maison qui abrite l’esprit tutélaire <em>Nana ngom’ening</em>. Les qualit
 és sonores de l’instrument, quant à elles, permettent au <em>béti</em> – le
  harpiste – de «&nbsp;faire parler&nbsp;» l’esprit, par l’intermédiaire de 
 ses doigts mais aussi de sa voix. C’est alors une polyphonie de vocalités q
 ui se manifeste où s’entremêlent les voix humaines et non-humaines. Pour ga
 rantir leur agentivité, toutes les expressions vocales sont mobilisées dura
 nt le <em>ngozé</em>, la cérémonie rituelle&nbsp;: chants, paroles, cris et
  interjections. Mais dans tous les cas, la voix est indissociable de la dan
 se et plus globalement du corps. Le caractère tautologique de ce constat n’
 exclut néanmoins pas sa pertinence, car il s’agit de la condition <em>sine 
 qua non</em> pour établir la communication entre humains et esprits. La rel
 ation qui les unit est par ailleurs basée sur la réciprocité. En effet, si 
 les esprits sont dotés de capacités surhumaines et surnaturelles, ils sont 
 aussi sans voix et sans corps, ce qui entrave la manifestation de leurs pou
 voirs. Par conséquent, ils ont autant besoin des humains que l’inverse. Ain
 si, chanter, parler et danser, et le faire «&nbsp;comme si c’était le derni
 er instant de sa vie&nbsp;» – pour reprendre les paroles d’un <em>béti</em>
  –, représentent l’essence de la pratique rituelle. S’en tenir à cette mati
 ère serait certes suffisamment riche pour étayer mes recherches et ma thèse
  en cours, mais ce serait me résoudre à une lecture partielle de ce que dit
  cette polyphonie de vocalités. Dans le processus d’enchâssement qui caract
 érise l’<em>ombwiri</em>, il y a des voix plus opaques que d’autres. La plu
 s puissante est une méta-voix immatérielle mais pourtant bien présente qui 
 s’infiltre dans toutes les strates de la société gabonaise sans épargner le
  domaine rituel. À la fois muette et tonitruante, elle résulte de la rencon
 tre entre trois phénomènes. Le premier, endogène, est la sorcellerie, les d
 eux autres, exogènes, sont le colonialisme et le christianisme, auquel s’aj
 oute désormais le capitalisme. Mon hypothèse est que cette voix n’a pas seu
 lement contaminé les humains mais aussi les esprits. Comment a-t-elle impac
 té les états de corps et de voix mobilisés dans <em>l’ombwiri&nbsp;</em>? C
 ’est là l’énigme centrale autour de laquelle je déroulerai mon intervention
  lors de ce séminaire, tout en partageant mes premiers éléments de recherch
 e et, bien plus encore, les questions qui en émergent.</p>
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