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CATEGORIES:Atelier « Asie du Sud-Himalaya – Sud-Est asiatique »
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SUMMARY:Dômes toxiques et relations sociales : une anthropologie de l’air pollué en Asie à partir de Chiang Mai, Thaïlande, Olivier Evrard (IRD)
LOCATION:Lesc – salle 304F (3e étage) - 21\, allée de l’Université\, Nanterre\, \, 9
 2000\, France
DESCRIPTION:La pollution de l’air en Asie atteint régulièrement des niveaux extrêmement
  dangereux. Les émissions automobiles, industrielles et agricoles s’agrègen
 t en dômes toxiques et couvrent la plupart des mégalopoles et des régions r
 urales des piémonts himalayens durant la saison sèche. Identifié dès le déb
 ut des années 2000 sous le nom de « nuage(s) brun(s) d’Asie », ce phénomène
  a été décrit comme la plus vaste zone polluée du monde : il s’étend six mo
 is par an du Pakistan à la Chine en passant par l’Inde et l’Asie du Sud-est
 . Le niveau de concentration des polluants primaires y atteint des niveaux 
 jamais mesurés, même durant le grand smog de Londres dans les années cinqua
 nte. Qualifiés dans les médias locaux d’« airpocalypse » (Pékin, 2012) ou d
 e « chambre à gaz » (Delhi, 2022), ces épisodes de pollution atmosphériques
  sont responsables selon l’OMS de 4,2 millions de morts prématurées par an.
  Poison lent qui impacte la santé humaine à long terme (y compris in utero)
 , la pollution atmosphérique exprime aussi la violence du système économiqu
 e global : l’amélioration de la qualité de l’air en Occident depuis les ann
 ées soixante n’a en effet été rendue possible que grâce à la relocalisation
  d’une grande partie des émissions de carbone vers l’Asie. \nMa présentatio
 n prendra l’exemple de Chiang Mai en Thaïlande, qui est chaque année au pri
 ntemps classée ville la plus polluée du monde -au même titre que Delhi ou L
 ahore à l’automne. Ici, une pollution saisonnière et ancienne, connue local
 ement sous le nom de « saison des fumées », est devenue depuis une vingtain
 e d’années une crise politique et écologique majeure impliquant les différe
 nts groupes ethniques partageant leurs territoires, les autorités régionale
 s, nationales et celles des pays voisins. Le cas est particulièrement intér
 essant pour une approche comparative entre Asie du Sud et du Sud-Est ainsi 
 que pour une réflexion anthropologique sur les perceptions culturelles et l
 es implications politiques de la pollution. Il montre comment un enjeu sani
 taire s’inscrit dans une longue histoire d’inégalités, de conflits fonciers
 , de développement du capitalisme agraire et de représentations concernant 
 les usages légaux et illégaux du feu. Il souligne aussi que l’ère du capita
 lisme global est un « pyrocène », une combustion du monde dans laquelle les
  émissions visibles et invisibles de carbone tout à la fois polluent les co
 rps et renforcent les injustices.\n
X-ALT-DESC;FMTTYPE=text/html:<p>La pollution de l’air en Asie atteint régulièrement des niveaux extrêmem
 ent dangereux. Les émissions automobiles, industrielles et agricoles s’agrè
 gent en dômes toxiques et couvrent la plupart des mégalopoles et des région
 s rurales des piémonts himalayens durant la saison sèche. Identifié dès le 
 début des années 2000 sous le nom de « nuage(s) brun(s) d’Asie », ce phénom
 ène a été décrit comme la plus vaste zone polluée du monde : il s’étend six
  mois par an du Pakistan à la Chine en passant par l’Inde et l’Asie du Sud-
 est. Le niveau de concentration des polluants primaires y atteint des nivea
 ux jamais mesurés, même durant le grand smog de Londres dans les années cin
 quante. Qualifiés dans les médias locaux d’« airpocalypse » (Pékin, 2012) o
 u de « chambre à gaz » (Delhi, 2022), ces épisodes de pollution atmosphériq
 ues sont responsables selon l’OMS de 4,2 millions de morts prématurées par 
 an. Poison lent qui impacte la santé humaine à long terme (y compris <i>in 
 utero</i>), la pollution atmosphérique exprime aussi la violence du système
  économique global : l’amélioration de la qualité de l’air en Occident depu
 is les années soixante n’a en effet été rendue possible que grâce à la relo
 calisation d’une grande partie des émissions de carbone vers l’Asie.&nbsp;<
 /p><p>Ma présentation prendra l’exemple de Chiang Mai en Thaïlande, qui est
  chaque année au printemps classée ville la plus polluée du monde -au même 
 titre que Delhi ou Lahore à l’automne. Ici, une pollution saisonnière et an
 cienne, connue localement sous le nom de « saison des fumées », est devenue
  depuis une vingtaine d’années une crise politique et écologique majeure im
 pliquant les différents groupes ethniques partageant leurs territoires, les
  autorités régionales, nationales et celles des pays voisins. Le cas est pa
 rticulièrement intéressant pour une approche comparative entre Asie du Sud 
 et du Sud-Est ainsi que pour une réflexion anthropologique sur les percepti
 ons culturelles et les implications politiques de la pollution. Il montre c
 omment un enjeu sanitaire s’inscrit dans une longue histoire d’inégalités, 
 de conflits fonciers, de développement du capitalisme agraire et de représe
 ntations concernant les usages légaux et illégaux du feu. Il souligne aussi
  que l’ère du capitalisme global est un « pyrocène », une combustion du mon
 de dans laquelle les émissions visibles et invisibles de carbone tout à la 
 fois polluent les corps et renforcent les injustices.</p>
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