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CATEGORIES:Séminaire du CREM
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SUMMARY:Peut-on filmer le sens musical ?
LOCATION:Lesc – salle 308F (3e étage)
DESCRIPTION:Lorsque nous « filmons la musique », quelles images fabriquons-nous d’une m
 usique, d’une pensée, d’un goût, d’un acte ou d’un monde musical ? Que dise
 nt ces images de nos liens à ces musiques, à ces musicien.nes et à ces mond
 es, et de nos manières de faire l’ethnomusicologie aujourd’hui ?\nLe cinéma
  documentaire s’est depuis longtemps affranchi d’une visée objective, tout 
 en continuant à questionner le monde ; l’anthropologie visuelle a suivi ce 
 cheminement et a élargi le champ des approches narratives et esthétiques. C
 ela ne semble pas être le cas de l’ethnomusicologie, en France au moins. Pa
 rce qu’elle s’occupe de musique, l’ethnomusicologie paraît a priori la scie
 nce humaine et sociale la mieux placée pour défendre l’apport heuristique d
 ’un regard poétique, émotionnel, intime, d’une narration non-linéaire ou d’
 une mise en scène choisie. Pourtant, l’ethnomusicologie reste majoritaireme
 nt productrice de films documentaires où le sens musical tente d’être révél
 é par l’image-son d’un geste ou d’une performance, comme si faire voir un a
 cte musical permettait naturellement de le faire entendre et surtout de le 
 faire comprendre.\nCoordonnée par Ariane Zevaco, ethnomusicologue et réalis
 atrice, cette rencontre du séminaire du CREM propose de questionner le post
 ulat qui précède à travers d’autres approches visuelles du musical. Sans êt
 re circonscrites à une visée « documentaire », elles proposent des regards,
  des écoutes, des créations visuelles et sonores qui interrogent les actes 
 et les pensées musicales, et peuvent nourrir nos regards ethnomusicologique
 s.\n\n\nPROGRAMMEAriane Zevaco / Courte introduction\nQuels choix technique
 s, esthétiques, anthropologiques, sociologiques, ethnomusicologiques guiden
 t nos fabrications des images et des sons de la musique ? Comment ces choix
 , de l’écriture de nos projets au filmage et à l’enregistrement, jusqu’au m
 ixage et à l’étalonnage, construisent-ils un sens musical particulier, celu
 i que nous voulons raconter ?\nEn présentant différents projets, achevés ou
  en cours, nous confronterons nos expériences et partageons nos questionnem
 ents.\nLoïc Ponceau, ethnomusicologue, musicien, vidéaste / Les rushes comm
 e œuvre trouble. À propos d'une captation réalisée au festival Echos (2022)
 .\n\nCette intervention a pour base des rushes collectés à l'aide d'une cam
 éra mini-dv lors d'Echos, un festival se déroulant surtout de nuit et metta
 nt en œuvre un dispositif de diffusion (des trompes envoient le son sur une
  paroi rocheuse via des trompes) centré sur l'expérience singulière de l'au
 diteur·ice.\nLa situation, à laquelle je participe en tant qu'auditeur et v
 idéaste, enserré dans un réseau amical alors sur-représenté, gorge le film 
 de ses particularités : les musicien·nes apparaissent très peu et c'est sur
 tout l'expérience impermanente de l'écoute qui est donnée à voir et à enten
 dre, dans une obscurité parfois totale, sur le temps long ; les rires, disc
 ussions et remarques se tissent au musical, l'augmentent et le parasitent ;
  la caméra est mouvementée. Nous ne sommes pas toujours sûrs de ce que nous
  percevons et l'expérimentation filmique résonne souvent avec celle de la s
 ituation musicale.\nCe qui m'intéresse de questionner ici, c'est le potenti
 el esthétique de la captation non éditée, où les détails s'amassent. Des ép
 reuves dont le but n'est pas usuellement d'être données à voir au public, e
 t dont la brutalité est pourtant significativement chargée.\nThierry Salver
 t, réalisateur / Tout a commencé par une danse\n\n\n\n\nEffectivement, tout
  a commencé par une danse et une rencontre avec une chorégraphe qui entremê
 le la danse contemporaine et la danse traditionnelle bretonne.\nIl s'ensuiv
 ra de nombreuses rencontres avec la musique sous toutes formes : improvisée
 , expérimentale, traditionnelle de Bretagne ou de Roumanie…\nEt cette envie
 , moi aussi, d'improviser avec mes images, d'avoir la même sensation que le
 s musiciens, d'être sur scène avec eux, de sentir la vibration. Et comment 
 tout cela va influencer le montage en direct … le vjing.\nChaque projet dev
 ient alors une exploration unique : comment capter l'essence d'une performa
 nce live, comment dialoguer visuellement avec un musicien qui improvise, co
 mment traduire en images la pulsation d'une gavotte ou les textures d'une m
 usique expérimentale.\nLe montage en direct (vjing) devient un instrument à
  part entière. Les images se superposent, se répondent, se transforment au 
 rythme de la musique. C'est une forme de composition visuelle instantanée, 
 où l'intuition et la technique se rejoignent. Puis ensuite viendront les cl
 ips, les documentaires.\nDes projets comme Aziliz, La Gavotte de Fin de Tre
 izhourien, Latitudes ou les extraits de mix aux vieilles Charrues témoignen
 t de cette démarche : être au plus près de l'instant créatif, faire corps a
 vec la musique et la danse, et offrir au spectateur une expérience immersiv
 e où l'image ne se contente pas d'accompagner, mais dialogue véritablement 
 avec le son et le mouvement.\nLes documentaires et les clips vidéo prolonge
 nt cette recherche, en explorant d'autres temporalités, d'autres rapports a
 u montage, mais toujours avec cette même volonté : faire vibrer l'image com
 me vibrent les corps et les instruments.\n** pause **\n\nAriane Zevaco / Un
  ciné-poème documentaire avec Ustâd Gholâm Hussain, joueur de rubâb (projet
  en cours)Après un court-métrage d’une dizaine de minutes réalisé en 2023 a
 vec Gholâm Hussain, j’ai décidé de réaliser un tout autre film, pour tenter
  de raconter ce que je comprends de son engagement musical, de sa pratique 
 et de son cheminement. L’esthétique des films argentiques (super 8, 16 mm) 
 et un travail sonore détaché de l’image me semblent au départ les plus adap
 tés. Au fur et à mesure que j’avance dans le projet, je me rends compte à q
 uel point ma propre relation à cette musique et à ce musicien façonnent mon
  regard et mon écoute, ce qui me mène à questionner mes choix. Je commence 
 à envisager d’utiliser aussi l’image numérique, et de mener un travail de c
 réation musical et sonore bien plus large. Ce sont ces questionnements que 
 je partagerai avec vous.\n\n\n \nDiscussion générale\n
X-ALT-DESC;FMTTYPE=text/html:<p>Lorsque nous «&nbsp;filmons la musique&nbsp;», quelles images fabriquons
 -nous d’une musique, d’une pensée, d’un goût, d’un acte ou d’un monde music
 al ? Que disent ces images de nos liens à ces musiques, à ces musicien.nes 
 et à ces mondes, et de nos manières de faire l’ethnomusicologie aujourd’hui
 &nbsp;?</p><p>Le cinéma documentaire s’est depuis longtemps affranchi d’une
  visée objective, tout en continuant à questionner le monde&nbsp;; l’anthro
 pologie visuelle a suivi ce cheminement et a élargi le champ des approches 
 narratives et esthétiques. Cela ne semble pas être le cas de l’ethnomusicol
 ogie, en France au moins. Parce qu’elle s’occupe de musique, l’ethnomusicol
 ogie paraît a priori la science humaine et sociale la mieux placée pour déf
 endre l’apport heuristique d’un regard poétique, émotionnel, intime, d’une 
 narration non-linéaire ou d’une mise en scène choisie. Pourtant, l’ethnomus
 icologie reste majoritairement productrice de films documentaires où le sen
 s musical tente d’être révélé par l’image-son d’un geste ou d’une performan
 ce, comme si faire voir un acte musical permettait naturellement de le fair
 e entendre et surtout de le faire comprendre.<br />Coordonnée par Ariane Ze
 vaco, ethnomusicologue et réalisatrice, cette rencontre du séminaire du CRE
 M propose de questionner le postulat qui précède à travers d’autres approch
 es visuelles du musical. Sans être circonscrites à une visée «&nbsp;documen
 taire&nbsp;», elles proposent des regards, des écoutes, des créations visue
 lles et sonores qui interrogent les actes et les pensées musicales, et peuv
 ent nourrir nos regards ethnomusicologiques.<br /><br /></p><h2><strong>PRO
 GRAMME</strong></h2><h5>Ariane Zevaco / <strong>Courte introduction</strong
 ></h5><p><br />Quels choix techniques, esthétiques, anthropologiques, socio
 logiques, ethnomusicologiques guident nos fabrications des images et des so
 ns de la musique&nbsp;? Comment ces choix, de l’écriture de nos projets au 
 filmage et à l’enregistrement, jusqu’au mixage et à l’étalonnage, construis
 ent-ils un sens musical particulier, celui que nous voulons raconter&nbsp;?
 <br />En présentant différents projets, achevés ou en cours, nous confronte
 rons nos expériences et partageons nos questionnements.</p><h4>Loïc Ponceau
 , ethnomusicologue, musicien, vidéaste / <strong>Les&nbsp;</strong><em><str
 ong>rushes&nbsp;</strong></em><strong>comme&nbsp;œuvre trouble. À propos d'
 une captation réalisée au festival Echos (2022).<br /></strong><br /><img s
 rc="https://lesc-cnrs.fr/images/vstoichita/Seminaire_FilmerSensMusical-Ponc
 eau.png" width="1622" height="284" alt="Seminaire FilmerSensMusical Ponceau
 " style="margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; float: left;" /></h4><p>C
 ette intervention a pour base des rushes collectés à l'aide d'une caméra mi
 ni-dv lors d'Echos, un festival se déroulant surtout de nuit et mettant en 
 œuvre un dispositif de diffusion (des trompes envoient le son sur une paroi
  rocheuse via des trompes) centré sur l'expérience singulière de l'auditeur
 ·ice.</p><p>La situation, à laquelle je participe en tant qu'auditeur et vi
 déaste, enserré dans un réseau amical alors sur-représenté,&nbsp;gorge le f
 ilm de ses particularités : les musicien·nes apparaissent très peu et c'est
  surtout l'expérience impermanente de l'écoute qui est donnée à voir et à e
 ntendre, dans une obscurité parfois totale, sur le temps long ; les rires, 
 discussions et remarques se tissent au musical, l'augmentent et le parasite
 nt ;&nbsp;la caméra est mouvementée.&nbsp;Nous ne sommes pas toujours sûrs 
 de ce que nous percevons&nbsp;et l'expérimentation filmique résonne souvent
  avec celle de la situation musicale.</p><p>Ce qui m'intéresse de questionn
 er ici, c'est le potentiel esthétique de la captation non éditée, où les dé
 tails s'amassent. Des épreuves dont le but n'est pas usuellement d'être don
 nées à voir au public, et dont la brutalité est pourtant significativement 
 chargée.</p><h4>Thierry Salvert, réalisateur / <strong>Tout a commencé par 
 une danse<br /></strong></h4><p><img src="https://lesc-cnrs.fr/images/vstoi
 chita/Seminaire_FilmerSensMusical-Salvert.jpg" width="1299" height="866" al
 t="Seminaire FilmerSensMusical Salvert" style="margin-right: 10px; margin-b
 ottom: 10px; float: left;" /></p><p><br /><br /></p><p>Effectivement, tout 
 a commencé par une danse et une rencontre avec une chorégraphe qui entremêl
 e la danse contemporaine et la danse traditionnelle bretonne.<br />Il s'ens
 uivra de nombreuses rencontres avec la musique sous toutes formes : improvi
 sée, expérimentale, traditionnelle de Bretagne ou de Roumanie…<br />Et cett
 e envie, moi aussi, d'improviser avec mes images, d'avoir la même sensation
  que les musiciens, d'être sur scène avec eux, de sentir la vibration. Et c
 omment tout cela va influencer le montage en direct … le vjing.<br />Chaque
  projet devient alors une exploration unique : comment capter l'essence d'u
 ne performance live, comment dialoguer visuellement avec un musicien qui im
 provise, comment traduire en images la pulsation d'une gavotte ou les textu
 res d'une musique expérimentale.<br />Le montage en direct (vjing) devient 
 un instrument à part entière. Les images se superposent, se répondent, se t
 ransforment au rythme de la musique. C'est une forme de composition visuell
 e instantanée, où l'intuition et la technique se rejoignent. Puis ensuite v
 iendront les clips, les documentaires.<br />Des projets comme Aziliz, La Ga
 votte de Fin de Treizhourien, Latitudes ou les extraits de mix aux vieilles
  Charrues témoignent de cette démarche : être au plus près de l'instant cré
 atif, faire corps avec la musique et la danse, et offrir au spectateur une 
 expérience immersive où l'image ne se contente pas d'accompagner, mais dial
 ogue véritablement avec le son et le mouvement.</p><p>Les documentaires et 
 les clips vidéo prolongent cette recherche, en explorant d'autres temporali
 tés, d'autres rapports au montage, mais toujours avec cette même volonté : 
 faire vibrer l'image comme vibrent les corps et les instruments.</p><h4><st
 rong>** pause **</strong><br /><br />Ariane Zevaco / <strong>Un ciné-poème 
 documentaire avec Ustâd Gholâm Hussain, joueur de rubâb (projet en cours)</
 strong></h4><p>Après un court-métrage d’une dizaine de minutes réalisé en 2
 023 avec Gholâm Hussain, j’ai décidé de réaliser un tout autre film, pour t
 enter de raconter ce que je comprends de son engagement musical, de sa prat
 ique et de son cheminement. L’esthétique des films argentiques (super 8, 16
  mm) et un travail sonore détaché de l’image me semblent au départ les plus
  adaptés. Au fur et à mesure que j’avance dans le projet, je me rends compt
 e à quel point ma propre relation à cette musique et à ce musicien façonnen
 t mon regard et mon écoute, ce qui me mène à questionner mes choix. Je comm
 ence à envisager d’utiliser aussi l’image numérique, et de mener un travail
  de création musical et sonore bien plus large. Ce sont ces questionnements
  que je partagerai avec vous.<br /><br /><img src="https://lesc-cnrs.fr/ima
 ges/vstoichita/Seminaire_FilmerSensMusical-Zevaco.png" width="1288" height=
 "241" alt="Seminaire FilmerSensMusical Zevaco" style="margin-right: 10px; m
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 générale</strong></p>
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