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CATEGORIES:Séminaire de l'EREA
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SUMMARY:Cosmopolitiques de la parole : remarques à partir des basses terres d’Amérique du Sud, Renato Sztutman (Univ. de São Paulo)
LOCATION:Lesc – salle 308F (3e étage) - 21\, allée de l’Université\, Nanterre\, \, 9
 2000\, France
DESCRIPTION:\nEn ce qui concerne la place politique de la parole, de nombreux auteurs o
 nt mis en opposition, dans les basses terres d’Amérique du Sud, deux modes 
 ou genres discursifs : les « discours de chef » – lorsqu’un dirigeant ou si
 mplement un aîné prononce un discours sur un ton de « conseil » – et les « 
 conversations de chefs » (ou dialogues cérémoniels), qui se déroulent dans 
 le cadre d’événements intercommunautaires, à caractère festif et diplomatiq
 ue. D’un côté, un chef communautaire s’adressant à ses suiveurs, ce qui se 
 déroule dans un contexte d’asymétrie ; de l’autre, une rencontre diplomatiq
 ue entre chefs, qui se déroule sous le signe de la symétrie ou de la symétr
 isation. (On sait que ces événements dépassent les limites du linguistique 
 pour s’étendre au domaine de la voix et du geste. On sait également que la 
 « parole » en question ne peut être envisagée en dehors d’une métaphysique 
 qui contredit la séparation entre le langage et le monde.) Je compte revisi
 ter ce contraste à la lumière de la question suivante : de quelle manière c
 es modes discursifs contribuent-ils à une politique de la multiplicité, c’e
 st-à-dire à une manière de produire des alliances et des collectifs opposés
  à la centralisation et à la coercition ? Et encore : comment ces modes s’a
 ctualisent-ils – se transforment-ils de manière créative – lorsqu’on passe 
 à un scénario de négociations avec les politiques publiques et avec l’État 
 non-autochtone ? Pour ce faire, je m’appuierai sur différentes théories eth
 nographiques proposées au cours des dernières décennies par l’ethnologie am
 éricaniste, qui inclut de plus en plus d’auteurs autochtones.\nPhotographie
  : Ararapï Trumai "conseille" (amal) ses co-villageois au moment de débuter
  l'organisation d'un hopep. Brésil, Mato Grosso, TI Capoti/Jarina, Aldeia W
 aniwani. Photographie E. de Vienne\n\n
X-ALT-DESC;FMTTYPE=text/html:<p dir="ltr" style="text-align: justify;"><img src="https://lesc-cnrs.fr/im
 ages/vhirtzel/Séminaire_Erea/Séminaire_Stutzman2.jpg" width="517" height="6
 89" alt="Séminaire Stutzman2" style="margin-right: 10px; margin-bottom: 10p
 x; float: left;" /></p><p dir="ltr" style="text-align: left;">En ce qui con
 cerne la place politique de la parole, de nombreux auteurs ont mis en oppos
 ition, dans les basses terres d’Amérique du Sud, deux modes ou genres discu
 rsifs : les « discours de chef » – lorsqu’un dirigeant ou simplement un aîn
 é prononce un discours sur un ton de « conseil » – et les « conversations d
 e chefs » (ou dialogues cérémoniels), qui se déroulent dans le cadre d’évén
 ements intercommunautaires, à caractère festif et diplomatique. D’un côté, 
 un chef communautaire s’adressant à ses suiveurs, ce qui se déroule dans un
  contexte d’asymétrie ; de l’autre, une rencontre diplomatique entre chefs,
  qui se déroule sous le signe de la symétrie ou de la symétrisation. (On sa
 it que ces événements dépassent les limites du linguistique pour s’étendre 
 au domaine de la voix et du geste. On sait également que la « parole » en q
 uestion ne peut être envisagée en dehors d’une métaphysique qui contredit l
 a séparation entre le langage et le monde.) Je compte revisiter ce contrast
 e à la lumière de la question suivante : de quelle manière ces modes discur
 sifs contribuent-ils à une politique de la multiplicité, c’est-à-dire à une
  manière de produire des alliances et des collectifs opposés à la centralis
 ation et à la coercition ? Et encore : comment ces modes s’actualisent-ils 
 – se transforment-ils de manière créative – lorsqu’on passe à un scénario d
 e négociations avec les politiques publiques et avec l’État non-autochtone 
 ? Pour ce faire, je m’appuierai sur différentes théories ethnographiques pr
 oposées au cours des dernières décennies par l’ethnologie américaniste, qui
  inclut de plus en plus d’auteurs autochtones.</p><p><strong>Photographie</
 strong> : Ararapï&nbsp;Trumai "conseille" (<i>amal)&nbsp;</i>ses co-village
 ois au moment de débuter l'organisation d'un <i>hopep</i>. Brésil, Mato Gro
 sso, TI Capoti/Jarina, Aldeia Waniwani. Photographie E. de Vienne</p><p><sp
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