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CATEGORIES:Journées d’étude, Hors campus
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SUMMARY:Journée d’études « Approches matérielles et processuelles de la création » 
LOCATION:EHESS – 105 bd Raspail - 105 bd raspail\, paris\, \, 75006\, France
DESCRIPTION:Cette journée s’inscrit dans le cadre du projet « Prendre le parti des chos
 es. Publications hybrides sur les processus de création » (http://www.ensad
 lab.fr/fr/taking-the-side-of-things-hybrid-publications-on-creation-process
 es/), dirigé à Ensadlab par Francesca Cozzolino (enseignante-chercheure, En
 sadlab-Université PSL / LESC) avec la collaboration de Pierre-Olivier Dittm
 ar (maître de conférences, EHESS, Techniques&amp;Culture), et le soutien de
  l’Université PSL dans le cadre du projet IRIS « Création, cognition et soc
 iété » (https://www.univ-psl.fr/ccs-creation-cognition-et-societe) et de la
  Chaire arts et sciences de l’École polytechnique, de l’EnsAD-PSL et de la 
 Fondation Daniel et Nina Carasso. Elle fait suite à une première journée d’
 études organisée le 29 mars 2018, intitulée : « Formes d’écriture et proces
 sus de création », dont les archives vidéo (http://chaire-arts-sciences.org
 /category/actions/) sont consultables en ligne.\n\nEHESS | Salle 13\n105 Bd
  Raspail 75005 Paris\nEntrée libre dans la limite des places disponibles\n\
 nComité d’organisation\nFrancesca Cozzolino (Ensadlab-Université PSL / LESC
 )\nPierre-Olivier Dittmar (EHESS)\nThomas Golsenne (Université de Lille)\nS
 ophie Krier (UCR / Ensadlab-Université PSL)\n\nArgumentaire\nCette journée 
 intitulée « Approches matérielles et processuelles de la création » interro
 ge la notion de « matérialité de la création » dans une perspective histori
 que et anthropologique. \nLematerial turn(« tournant matériel »), lorsqu’il
  émerge dans les années 1980, a rappelé qu’on a tout à gagner à prendre le 
 parti des choses (Appadurai, 1986). Depuis la fin des années 1990, diverses
  voix se sont élevées pour plaider en faveur d’un renouveau des perspective
 s matérialistes (Bennet 2009, Daston 2004, Gell 1996, Ingold 2012, Lemonnie
 r 2012, Miller 2005).\nLe nouveau matérialisme, ou plutôt, les nouveaux mat
 érialismes  adoptent une position post-cartésienne et posthumaniste. De man
 ière générale, les travaux issus du material turn cherchent à dépasser le p
 oint de vue fonctionnel sur les objets et leur rôle dans la vie sociale : i
 l ne s’agit plus (seulement) de comprendre à quoi servent les objets, mais 
 de déterminer comment les objets jouent un rôle actif dans les processus so
 ciaux, voire comment ils prennent part à l’action humaine, comment ils poss
 èdent eux-mêmes une agentivité, c’est-à-dire une capacité d’action. \nCherc
 hant à transcender le dualisme traditionnel entre sujet et objet, cette app
 roche met en avant l’idée que ces termes sont co-constitutifs, un positionn
 ement qui n’est pas sans rappeler celui de Bruno Latour, qui parle parfois 
 de « quasi-sujet » et de « quasi-objet » (Latour, 1991), ou encore la posit
 ion de Fernando Domínguez Rubio défendant une approche écologique des « cho
 ses » (Domínguez, 2012 et 2016). Tim Ingold quant à lui invite à se passer 
 de la notion d’objet, pour lui trop fermée, et de lui substituer celle de c
 hose, dont la relative indétermination suggère l’ouverture sur ce qui l’env
 ironne (Ingold, 2013). Ainsi émerge l’idée que l’efficacité des objets, des
  choses et des matériaux ne réside pas dans la seule action humaine mais ég
 alement dans leur agencement.\nNous proposons d’appliquer ces perspectives 
 théoriques à l’étude de la création en posant la question : comment le mate
 rial turn peut-il nourrir des nouvelles perspectives dans la recherche sur 
 les formes de création ? Si l’histoire de l’art a renouvelé son approche de
  la matérialité, nous cherchons à élargir cette perspective théorique en pr
 enant en compte les recherches historiques et anthropologiques sur la cultu
 re matérielle. Par conséquent, la création est ici comprise dans un sens la
 rge, anthropologique, que nous tirons de la théorie de l’art d’Alfred Gell 
 : comme production de relations sociales à travers des artefacts. \nL’appro
 che matérialiste que nous souhaitons promouvoir vise d’abord à comprendre d
 ans quelles conditions pratiques sont accomplis les gestes artistiques et q
 uel rôle joue la culture technique dans les processus de création. \nDe plu
 s, nous refusons ici de cloisonner les savoir-faire selon les découpages co
 nventionnels et hiérarchiques : beaux-arts / artisanat, arts visuels / desi
 gn, arts occidentaux / arts premiers. Cette approche implique une certaine 
 modestie dans l’étude minutieuse des processus à l’œuvre dans la création, 
 mais aussi la capacité d’envisager, d’un point de vue plus distant, comment
  les œuvres de création permettent d’élaborer de nouvelles formes de relati
 on sociale. Nous souhaitons convier à cette journée des historien·ne·s et d
 es ethnologues qui mènent leurs recherches selon cette double focale. \nLes
  premier.e.s contribuent à l’étude des images, des ouvrages d’art et des bâ
 timents du Moyen Âge à aujourd’hui, ici ou ailleurs, d’un point de vue maté
 riel (les couleurs, les matériaux, les techniques) qui engage à remettre en
  cause la centralité de l’intention de(s) auteur(e.s) dans la formation du 
 sens des artefacts. Les second.e.s travaillent à la croisée de la culture m
 atérielle et de l’anthropologie des arts et des techniques afin d’appréhend
 er des formes de création dans des contextes socio-culturels variés. \n\n\n
 Bibliographie citée\nAPPADURAI Arjun (ed.), The Social Life of Things: Comm
 odities in Cultural Perspective, Cambridge, Cambridge University Press, 198
 6.\nBENNET Jane, Vibrant Matter: A Political Ecology of Things. Durham, NC,
  Duke University, Press Books, 2009.\nDASTON Lorraine, Things that Talk: Ob
 ject Lessons from Art and Science, New York, 2004.\nDOMINGUEZ Rubio Fernand
 o, "The material production of the spiral jetty: A study of culture in the 
 making", Cultural Sociology 6(2), p.143–161, 2012.\nDOMINGUEZ Rubio Fernand
 o, "On the discrepancy between objects and things: An ecological Approach",
  Journal of Material Culture, Vol. 21 (1) 59–86, 2016.\nGELL Alfred, "Vogel
 ’s Net: Traps as artworks and artworks as traps",  Journal of Material Cult
 ure 1 (1), p.15–38, 1996.\nGELL Alfred, Art and Agency. An Anthroppological
  Theory, Oxford, University Press, 1998.\nINGOLD Tim, "Toward an ecology of
  materials", Annual Review of Anthropology 41 (1), p. 427–442, 2012.\nINGOL
 D Tim, "Being Alive in a World without Objects", in The Handbook of Contemp
 orary Animism, ed. Graham Harvey, Routledge, p. 213-225, 2013.\nLATOUR Brun
 o, Nous n’avons jamais été modernes, Paris, La Découverte, 1991\nLEMONNIER 
 Pierre, Mundane Objects, Materiality and Non-Verbal Communication, Walnut C
 reek, Left Coast Press, 2012.\nMILLER Daniel, Materiality, London, Duke Uni
 versity Press, 2005.\nNÈGRE Valérie, L’art et la matière. Les artisans, les
  architectes et les techniques (1770-1830), Paris, Classiques Garnier, 2016
 .\nYANEVA Albena, "Chalk steps on the museum floor: The ‘pulses’ of objects
  in an art installation", Journal of Material Culture 8 (2), p. 169–188, 20
 03.\nYONAN Michel, "Toward a Fusion of Art History and Material Culture Stu
 dies", West 86th, A Journal of Decorative Arts, Design History and Material
  Culture, 18/2, p. 232-248, 2011.\n\nProgramme de la matinée\n\n9h Introduc
 tion\n\nModération : \nBoris Pétric, directeur de recherche, Centre Norbert
  Elias, EHESS \nFrancesca Cozzolino, enseignante chercheuse, EnsadLab-Unive
 rsité PSL / LESC\n\n9h30 \nSandra Revolon, anthropologue, Aix-Marseille Uni
 versité / CREDO-EHESS\nEffets de matière. L’iridescence comme catégorie est
 hétique (Owa, îles Salomon, Océanie)\n\n10h30\nAlice Doublier, anthropologu
 e (Ater, EHESS / CRJ-CCJ)\n Des fabrications dissolues. Saisir les processu
 s de création de céramiques par la description lente (Kyoto, Japon).\n\n11h
 30\nBrune Boyer, bijoutier-plasticienne, doctorante au Laboratoire d’ethnol
 ogie et de sociologie comparative LESC, UMR 7186, CNRS / Université Paris N
 anterre\nInterpréter l’art et la manière : que veut dire « tricher » dans u
 n atelier  de bijoutier ?\n\nPause  12h30-14h00\n\nProgramme de l’après-mid
 i\n\nModération : \nPierre-Olivier Dittmar, maître de conférences, EHESS, T
 echniques&amp;Culture\nThomas Golsenne, maître de conférences en histoire d
 e l’art moderne et culture visuelle, Université de Lille\n \n14h00 \nYaël K
 replak, post-doctorante au laboratoire SENSE (Orange Labs)\nQuelle sorte d’
 entité matérielle est une œuvre d’art ?\n\n15h00\nClaire Le Thomas, histori
 enne de l’art, Lahic, IIAC (CNRS-EHESS)\nLe bricolage, une métaphore heuris
 tique pour l’art\n\n16h00\nJean-Marie Guillouët, Université de Nantes, Cent
 re François Viète d’épistémologie et d’histoire des technique (EA 1161)\nPr
 ocessus techniques, virtuosités des savoir-faire et stratégies d’individuat
 ion artisanale à la fin du Moyen Âge\n\n17h00\nAntoine Picon, Directeur de 
 recherches à l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées, professeur à la Grad
 uate School of Design de Harvard\nLa matérialité de l’architecture\n\n\n
X-ALT-DESC;FMTTYPE=text/html:<p>Cette journée s’inscrit dans le cadre du projet <a href="http://www.ensa
 dlab.fr/fr/taking-the-side-of-things-hybrid-publications-on-creation-proces
 ses/" target="_blank">«&nbsp;Prendre le parti des choses. Publications hybr
 ides sur les processus de création&nbsp;»</a>, dirigé à Ensadlab par France
 sca Cozzolino (enseignante-chercheure, Ensadlab-Université PSL / LESC) avec
  la collaboration de Pierre-Olivier Dittmar (maître de conférences, EHESS, 
 Techniques&amp;Culture), et le soutien de l’Université PSL dans le cadre du
  projet <a href="https://www.univ-psl.fr/ccs-creation-cognition-et-societe"
  target="_blank">IRIS «&nbsp;Création, cognition et société&nbsp;»</a> et d
 e la Chaire arts et sciences de l’École polytechnique, de l’EnsAD-PSL et de
  la Fondation Daniel et Nina Carasso. Elle fait suite à une première journé
 e d’études organisée le 29 mars 2018, intitulée&nbsp;: «&nbsp;Formes d’écri
 ture et processus de création&nbsp;», dont les <a href="http://chaire-arts-
 sciences.org/category/actions/" target="_blank">archives vidéo</a> sont con
 sultables en ligne.<br /><br /><strong>EHESS | Salle 13</strong><br /><stro
 ng>105 Bd Raspail 75005 Paris</strong></p><p><strong>Entrée libre dans la l
 imite des places disponibles</strong><br /><br /><strong></strong><strong>C
 omité d’organisation</strong><br />Francesca Cozzolino (Ensadlab-Université
  PSL / LESC)<br />Pierre-Olivier Dittmar (EHESS)<br />Thomas Golsenne (Univ
 ersité de Lille)<br />Sophie Krier (UCR / Ensadlab-Université PSL)<br /><br
  /><strong>Argumentaire</strong><br />Cette journée intitulée «&nbsp;Approc
 hes matérielles et processuelles de la création » interroge la notion de « 
 matérialité de la création&nbsp;» dans une perspective historique et anthro
 pologique.&nbsp;<br />Le<i>material turn</i>(« tournant matériel »), lorsqu
 ’il émerge dans les années 1980, a rappelé qu’on a tout à gagner à prendre 
 le parti des choses (Appadurai, 1986). Depuis la fin des années 1990, diver
 ses voix se sont élevées pour plaider en faveur d’un renouveau des perspect
 ives matérialistes (Bennet 2009, Daston 2004, Gell 1996, Ingold 2012, Lemon
 nier 2012, Miller 2005).<br />Le nouveau matérialisme, ou plutôt, les nouve
 aux matérialismes&nbsp; adoptent une position post-cartésienne et posthuman
 iste.<strong>&nbsp;</strong>De manière générale, les travaux issus du <i>ma
 terial turn</i> cherchent à dépasser le point de vue fonctionnel sur les ob
 jets et leur rôle dans la vie sociale&nbsp;: il ne s’agit plus (seulement) 
 de comprendre à quoi servent les objets, mais de déterminer comment les obj
 ets jouent un rôle actif dans les processus sociaux, voire comment ils pren
 nent part à l’action humaine, comment ils possèdent eux-mêmes une agentivit
 é, c’est-à-dire une capacité d’action.&nbsp;<br />Cherchant à transcender l
 e dualisme traditionnel entre sujet et objet, cette approche met en avant l
 ’idée que ces termes sont co-constitutifs, un positionnement qui n’est pas 
 sans rappeler celui de Bruno Latour, qui parle parfois de «&nbsp;quasi-suje
 t&nbsp;» et de «&nbsp;quasi-objet&nbsp;» (Latour, 1991), ou encore la posit
 ion de Fernando Domínguez Rubio défendant une approche écologique des «&nbs
 p;choses&nbsp;» (Domínguez, 2012 et 2016). Tim Ingold quant à lui invite à 
 se passer de la notion d’objet, pour lui trop fermée, et de lui substituer 
 celle de chose, dont la relative indétermination suggère l’ouverture sur ce
  qui l’environne (Ingold, 2013). Ainsi émerge l’idée que l’efficacité des o
 bjets, des choses et des matériaux ne réside pas dans la seule action humai
 ne mais également dans leur agencement.<br />Nous proposons d’appliquer ces
  perspectives théoriques à l’étude de la création en posant la question&nbs
 p;: comment le <i>material turn</i> peut-il nourrir des nouvelles perspecti
 ves dans la recherche sur les formes de création&nbsp;? Si l’histoire de l’
 art a renouvelé son approche de la matérialité, nous cherchons à élargir ce
 tte perspective théorique en prenant en compte les recherches historiques e
 t anthropologiques sur la culture matérielle. Par conséquent, la création e
 st ici comprise dans un sens large, anthropologique, que nous tirons de la 
 théorie de l’art d’Alfred Gell&nbsp;: comme production de relations sociale
 s à travers des artefacts.&nbsp;<br />L’approche matérialiste que nous souh
 aitons promouvoir vise d’abord à comprendre dans quelles conditions pratiqu
 es sont accomplis les gestes artistiques et quel rôle joue la culture techn
 ique dans les processus de création.&nbsp;<br />De plus, nous refusons ici 
 de cloisonner les savoir-faire selon les découpages conventionnels et hiéra
 rchiques : beaux-arts / artisanat, arts visuels / design, arts occidentaux 
 / arts premiers. Cette approche implique une certaine modestie dans l’étude
  minutieuse des processus à l’œuvre dans la création, mais aussi la capacit
 é d’envisager, d’un point de vue plus distant, comment les œuvres de créati
 on permettent d’élaborer de nouvelles formes de relation sociale. Nous souh
 aitons convier à cette journée des historien·ne·s et des ethnologues qui mè
 nent leurs recherches selon cette double focale.&nbsp;<br />Les premier.e.s
  contribuent à l’étude des images, des ouvrages d’art et des bâtiments du M
 oyen Âge à aujourd’hui, ici ou ailleurs, d’un point de vue matériel (les co
 uleurs, les matériaux, les techniques) qui engage à remettre en cause la ce
 ntralité de l’intention de(s) auteur(e.s) dans la formation du sens des art
 efacts. Les second.e.s travaillent à la croisée de la culture matérielle et
  de l’anthropologie des arts et des techniques afin d’appréhender des forme
 s de création dans des contextes socio-culturels variés.&nbsp;<br /><br /><
 br /><strong>Bibliographie citée</strong><br />APPADURAI Arjun (ed.), <i>Th
 e Social Life of Things: Commodities in Cultural Perspective</i>, Cambridge
 , Cambridge University Press, 1986.<br />BENNET Jane, <i>Vibrant Matter: A 
 Political Ecology of Things</i>. Durham, NC, Duke University, Press Books, 
 2009.<br />DASTON Lorraine, <i>Things that Talk: Object Lessons from Art an
 d Science</i>, New York, 2004.<br />DOMINGUEZ Rubio Fernando, "The material
  production of the spiral jetty: A study of culture in the making", Cultura
 l Sociology 6(2), p.143–161, 2012.<br />DOMINGUEZ Rubio Fernando, "On the d
 iscrepancy between objects and things: An ecological Approach", <i>Journal 
 of Material Culture</i>, Vol. 21&nbsp;(1) 59–86, 2016.<br />GELL Alfred, "V
 ogel’s Net: Traps as artworks and artworks as traps",&nbsp; Journal of Mate
 rial Culture 1&nbsp;(1), p.15–38, 1996.<br />GELL Alfred, <i>Art and Agency
 . An Anthroppological Theory</i>, Oxford, University Press, 1998.<br />INGO
 LD Tim, "Toward an ecology of materials", <i>Annual Review of Anthropology<
 /i> 41&nbsp;(1), p. 427–442, 2012.<br />INGOLD Tim, "Being Alive in a World
  without Objects", in <i>The Handbook of Contemporary Animism</i>, ed. Grah
 am Harvey, Routledge, p. 213-225, 2013.<br />LATOUR Bruno, <i>Nous n’avons 
 jamais été modernes</i>, Paris, La Découverte, 1991<br />LEMONNIER Pierre, 
 <i>Mundane Objects, Materiality and Non-Verbal Communication</i>, Walnut Cr
 eek, Left Coast Press, 2012.<br />MILLER Daniel, <i>Materiality</i>, London
 , Duke University Press, 2005.<br />NÈGRE Valérie, <i>L’art et la matière. 
 Les artisans, les architectes et les techniques (1770-1830)</i>, Paris, Cla
 ssiques Garnier, 2016.<br />YANEVA Albena, "Chalk steps on the museum floor
 : The ‘pulses’ of objects in an art installation", <i>Journal of Material C
 ulture</i> 8&nbsp;(2), p. 169–188, 2003.<br />YONAN Michel, "Toward a Fusio
 n of Art History and Material Culture Studies", West 86th, <i>A Journal of 
 Decorative Arts, Design History and Material Culture</i>, 18/2, p. 232-248,
  2011.<br /><br /><strong>Programme de la matinée</strong><br /><br /><stro
 ng>9h&nbsp;</strong><strong>Introduction</strong><br /><br /><strong>Modéra
 tion :&nbsp;</strong><br /><strong>Boris Pétric</strong>,<strong>&nbsp;</st
 rong>directeur de recherche, Centre Norbert Elias, EHESS&nbsp;<br /><strong
 >Francesca Cozzolino</strong>, enseignante chercheuse, EnsadLab-Université 
 PSL / LESC<br /><br /><strong>9h30&nbsp;</strong><br /><strong>Sandra Revol
 on</strong>, anthropologue, Aix-Marseille Université / CREDO-EHESS<br /><st
 rong><i>Effets de matière. L’iridescence comme catégorie esthétique&nbsp;</
 i></strong><strong><i>(Owa, îles Salomon, Océanie)</i></strong><br /><br />
 <strong>10h30</strong><br /><strong>Alice Doublier</strong>, anthropologue 
 (Ater, EHESS / CRJ-CCJ)<br /><strong><i> Des fabrications dissolues. Saisir
  les processus de création de&nbsp;</i></strong><strong><i>céramiques par l
 a description lente (Kyoto, Japon).</i></strong><br /><br /><strong>11h30</
 strong><br /><strong>Brune Boyer</strong>, bijoutier-plasticienne, doctoran
 te au Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative LESC, UMR 7186,
  CNRS / Université Paris Nanterre<br /><strong><i>Interpréter l’art et la m
 anière : que veut dire « tricher » dans un atelier &nbsp;</i></strong><stro
 ng><i>de bijoutier ?</i></strong><br /><br /><strong>Pause&nbsp; 12h30-14h0
 0</strong><br /><br /><strong>Programme de l’après-midi</strong><br /><stro
 ng></strong></p><p><strong>Modération :&nbsp;</strong><br /><strong>Pierre-
 Olivier Dittmar</strong>, maître de conférences, EHESS, <i>Techniques&amp;C
 ulture</i><br /><strong>Thomas Golsenne</strong>, maître de conférences en 
 histoire de l’art moderne et culture visuelle, Université de Lille<br /><st
 rong>&nbsp;</strong><br /><strong>14h00&nbsp;</strong><br /><strong>Yaël Kr
 eplak</strong>, post-doctorante au laboratoire SENSE (Orange Labs)<br /><st
 rong><i>Quelle sorte d’entité matérielle est une œuvre d’art ?</i></strong>
 <br /><br /><strong>15h00</strong><br /><strong>Claire Le Thomas</strong>, 
 historienne de l’art, Lahic, IIAC (CNRS-EHESS)<br /><strong><i>Le bricolage
 , une métaphore heuristique pour l’art</i></strong><br /><br /><strong>16h0
 0</strong><br /><strong>Jean-Marie Guillouët</strong>, Université de Nantes
 , Centre François Viète d’épistémologie et d’histoire des technique (EA 116
 1)<br /><strong><i>Processus techniques, virtuosités des savoir-faire et st
 ratégies d’individuation artisanale à la fin du Moyen Âge</i></strong><br /
 ><br /><strong>17h00</strong><br /><strong>Antoine Picon</strong>, Directeu
 r de recherches à l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées, professeur à la
  Graduate School of Design de Harvard<br /><strong><i>La matérialité de l’a
 rchitecture</i></strong><br /><br /></p>
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