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CATEGORIES:Séminaire de l'EREA, EREA
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SUMMARY:La souris qui devient chauve-souris. Catégories et frontières en conflit chez les Mbya-guarani du Paraguay, Joaquín Ruiz Zubizarreta (Doctorant, EHESS, LAS)
LOCATION:Lesc – salle 308F (3e étage) - 21\, allée de l’Université\, Nanterre\, \, 9
 2000\, France
DESCRIPTION:\nPour tenter de comprendre les catégories à partir desquelles les Mbya-gua
 rani du Paraguay pensent et défendent leurs droits, on ne peut faire l’impa
 sse sur leur débats cosmopolitiques. Pour les Mbya-guarani, défendre leurs 
 droits, c’est d’abord défendre leur « mode de vie » (t‑eko) mais le statut 
 de ce mode de vie ne peut être abordé isolément, sans référence à celui qu’
 ils accordent à certains non-humains. Il en va ainsi car les Mbya-guarani m
 obilisent dans ce cadre des discours sur les « coutumes des non-humains » e
 t mettent en avant l’exemple de certains animaux dont le mode de vie reste 
 inchangé. D’autre part, ils insistent sur l’importance de ne pas adopter le
 s coutumes des autres, comme celles de leurs tout proches voisins non-autoc
 htones métis et guaranophones. Le risque encouru serait en effet de « chang
 er d’espèce » ou de « devenir blanc », telle une souris qui deviendrait une
  chauve-souris, comme le dit une légende bien connue. Le problème redoutabl
 e que représente la transgression des frontières ontologiques, ne s’illustr
 e pas seulement sur le plan de la défense des droits. Par exemple, la « pos
 session affective » (jepota) par un esprit non-humain ou le « mariage avec 
 les non-autochtones » peuvent en effet provoquer des maladies voire même la
  mort. Ces pathologies font ressortir le rôle de premier plan donné au « co
 rps » dans les études guarani que l’on réexaminera ici dans cette problémat
 ique élargie. On illustrera ainsi les catégories au moyen desquelles les Mb
 ya-guarani établissent les frontières ontologiques aussi bien avec les non-
 humains que les non-autochtones et on montrera comment, par ces catégories 
 et cette frontière, ils défendent leurs droits.\nCliché : Porte unique de l
 a maison rituelle, frontière symbolique face aux esprits maléfiques et aux 
 non-autochtones, Caaguazu, Paraguay / © Joaquín Ruiz Zubizarreta 2019.\n
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 6305d">Pour tenter de comprendre les catégories à partir desquelles les Mby
 a-guarani du Paraguay pensent et défendent leurs droits, on ne peut faire l
 ’impasse sur leur débats cosmopolitiques. Pour les Mbya-guarani, défendre l
 eurs droits, c’est d’abord défendre leur « mode de vie » (</span><em>t‑eko<
 /em>) mais le statut de ce mode de vie ne peut être abordé isolément, sans 
 référence à celui qu’ils accordent à certains non-humains. Il en va ainsi c
 ar les Mbya-guarani mobilisent dans ce cadre des discours sur les « coutume
 s des non-humains » et mettent en avant l’exemple de certains animaux dont 
 le mode de vie reste inchangé. D’autre part, ils insistent sur l’importance
  de ne pas adopter les coutumes des autres, comme celles de leurs tout proc
 hes voisins non-autochtones métis et guaranophones. Le risque encouru serai
 t en effet de « changer d’espèce » ou de « devenir blanc », telle une souri
 s qui deviendrait une chauve-souris, comme le dit une légende bien connue. 
 Le problème redoutable que représente la transgression des frontières ontol
 ogiques, ne s’illustre pas seulement sur le plan de la défense des droits. 
 Par exemple, la « possession affective » (<em>jepota</em>) par un esprit no
 n-humain ou le « mariage avec les non-autochtones » peuvent en effet provoq
 uer des maladies voire même la mort. Ces pathologies font ressortir le rôle
  de premier plan donné au « corps » dans les études guarani que l’on réexam
 inera ici dans cette problématique élargie. On illustrera ainsi les catégor
 ies au moyen desquelles les Mbya-guarani établissent les frontières ontolog
 iques aussi bien avec les non-humains que les non-autochtones et on montrer
 a comment, par ces catégories et cette frontière, ils défendent leurs droit
 s.</span></p><p><span id="docs-internal-guid-e88d5525-7fff-77ba-1eff-e50e4c
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 , frontière symbolique face aux esprits maléfiques et aux non-autochtones, 
 Caaguazu, Paraguay / © Joaquín Ruiz Zubizarreta 2019.</p>
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