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CATEGORIES:Séminaire du CREM, CREM
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SUMMARY:La fabrique d’une catégorie musicale : la « musique contemporaine » ouzbèke aux prises avec les enjeux politiques et identitaires de l’Asie centrale post-soviétique, Lucille Lisack (EHESS, Centre Georg Simmel / CREM-LESC)
LOCATION:Lesc – salle 308F (3e étage) - 21\, allée de l’Université\, Nanterre\, \, 9
 2000\, France
DESCRIPTION:<p><img src="images/kmorand/Sans_titre.png" alt="Sans titre" style="margin-
 right: 10px; margin-bottom: 10px; float: left;" width="300" height="288" />
 Dans le travail que je présenterai, j’analyse le monde de la création music
 ale d’Ouzbékistan au prisme de la catégorie de « musique contemporaine », i
 ntroduite dans le pays avec une nouvelle acception après la chute de l’URSS
 . Au lieu de prendre pour point de départ une définition préalable de cette
  catégorie, j’observe la manière dont les acteurs s’en emparent et les proc
 essus par lesquels elle est définie et instituée dans l’Ouzbékistan post-so
 viétique.</p><p>Je me concentre dans cette communication sur l’observation 
 de deux institutions qui ont forgé et illustré la catégorie «&nbsp;musique 
 contemporaine&nbsp;» à Tachkent depuis les années 1990 : le «&nbsp;Festival
  international de musique contemporaine Ilkhom-XX&nbsp;», qui a eu lieu tou
 s les ans de 1996 à 2006, et la master class de composition organisée chaqu
 e année à Tachkent depuis 2005 par un ensemble musical indépendant avec le 
 soutien de fondations étrangères et la participation de professeurs europée
 ns et américains.</p><p>Je montrerai à travers l’ethnographie comment la cr
 éation musicale est directement concernée par les ruptures politiques, écon
 omiques et sociales qui marquent les sociétés de la zone post-soviétique. L
 ’arrivée d’une musique contemporaine perçue comme occidentale, l’interpréta
 tion d’un répertoire jusque-là très rarement joué, et l’ouverture d’échange
 s artistiques avec l’Europe et les États-Unis contribuent à donner aux acte
 urs de la vie musicale l’impression d’un choc qui s’accompagne du déclassem
 ent de nombreux compositeurs dont la carrière avait commencé à l’époque sov
 iétique. Les instances de jugement et les sources de financements, qui à l’
 époque soviétique venaient de l’État ouzbek et des institutions centrales d
 e Moscou, se trouvent en grande partie réorientées vers les fondations euro
 péennes et américaines. Alors que le gouvernement ouzbek se lance dans un p
 rocessus de construction identitaire qui s’appuie sur un héritage culturel 
 pensé comme «&nbsp;pré-soviétique&nbsp;», certains acteurs mettent en œuvre
  des conceptions concurrentes de l’identité musicale du pays en s’inspirant
  des avant-gardes occidentales.</p><p>L’analyse à petite échelle, les entre
 tiens multiples et l’observation de situations d’enseignement, de répétitio
 ns et de concerts permettent d’analyser cette tension et d’éclairer les «&n
 bsp;zones grises&nbsp;» afin de remettre en question l’image d’une oppositi
 on tranchée entre musique officielle et musique alternative.</p>
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 "300" height="288" />Dans le travail que je présenterai, j’analyse le monde
  de la création musicale d’Ouzbékistan au prisme de la catégorie de « musiq
 ue contemporaine », introduite dans le pays avec une nouvelle acception apr
 ès la chute de l’URSS. Au lieu de prendre pour point de départ une définiti
 on préalable de cette catégorie, j’observe la manière dont les acteurs s’en
  emparent et les processus par lesquels elle est définie et instituée dans 
 l’Ouzbékistan post-soviétique.</p><p>Je me concentre dans cette communicati
 on sur l’observation de deux institutions qui ont forgé et illustré la caté
 gorie «&nbsp;musique contemporaine&nbsp;» à Tachkent depuis les années 1990
  : le «&nbsp;Festival international de musique contemporaine Ilkhom-XX&nbsp
 ;», qui a eu lieu tous les ans de 1996 à 2006, et la master class de compos
 ition organisée chaque année à Tachkent depuis 2005 par un ensemble musical
  indépendant avec le soutien de fondations étrangères et la participation d
 e professeurs européens et américains.</p><p>Je montrerai à travers l’ethno
 graphie comment la création musicale est directement concernée par les rupt
 ures politiques, économiques et sociales qui marquent les sociétés de la zo
 ne post-soviétique. L’arrivée d’une musique contemporaine perçue comme occi
 dentale, l’interprétation d’un répertoire jusque-là très rarement joué, et 
 l’ouverture d’échanges artistiques avec l’Europe et les États-Unis contribu
 ent à donner aux acteurs de la vie musicale l’impression d’un choc qui s’ac
 compagne du déclassement de nombreux compositeurs dont la carrière avait co
 mmencé à l’époque soviétique. Les instances de jugement et les sources de f
 inancements, qui à l’époque soviétique venaient de l’État ouzbek et des ins
 titutions centrales de Moscou, se trouvent en grande partie réorientées ver
 s les fondations européennes et américaines. Alors que le gouvernement ouzb
 ek se lance dans un processus de construction identitaire qui s’appuie sur 
 un héritage culturel pensé comme «&nbsp;pré-soviétique&nbsp;», certains act
 eurs mettent en œuvre des conceptions concurrentes de l’identité musicale d
 u pays en s’inspirant des avant-gardes occidentales.</p><p>L’analyse à peti
 te échelle, les entretiens multiples et l’observation de situations d’ensei
 gnement, de répétitions et de concerts permettent d’analyser cette tension 
 et d’éclairer les «&nbsp;zones grises&nbsp;» afin de remettre en question l
 ’image d’une opposition tranchée entre musique officielle et musique altern
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