BEGIN:VCALENDAR
VERSION:2.0
PRODID:-//jEvents 2.0 for Joomla//EN
CALSCALE:GREGORIAN
METHOD:PUBLISH
BEGIN:VTIMEZONE
TZID:Europe/Paris
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20180210T140000
RDATE:20180325T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20181028T020000
RDATE:20190331T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20191027T020000
RDATE:20200329T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20201025T020000
RDATE:20210328T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20211031T020000
RDATE:20220327T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20221030T020000
RDATE:20230326T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20231029T020000
RDATE:20240331T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20241027T020000
RDATE:20250330T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20251026T020000
RDATE:20260329T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20261025T020000
RDATE:20270328T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:STANDARD
DTSTART:20271031T020000
RDATE:20280326T030000
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:Europe/Paris CET
END:STANDARD
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20180325T030000
RDATE:20181028T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20190331T030000
RDATE:20191027T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20200329T030000
RDATE:20201025T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20210328T030000
RDATE:20211031T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20220327T030000
RDATE:20221030T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20230326T030000
RDATE:20231029T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20240331T030000
RDATE:20241027T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20250330T030000
RDATE:20251026T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20260329T030000
RDATE:20261025T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
BEGIN:DAYLIGHT
DTSTART:20270328T030000
RDATE:20271031T020000
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:Europe/Paris CEST
END:DAYLIGHT
END:VTIMEZONE
BEGIN:VEVENT
UID:02e714fa3525ed2ede80c72aa4cdc7bc
CATEGORIES:Séminaire du CREM, CREM
CREATED:20181029T174845
SUMMARY:La fabrique d’une catégorie musicale : la « musique contemporaine » ouzbèke aux prises avec les enjeux politiques et identitaires de l’Asie centrale post-soviétique, Lucille Lisack (EHESS, Centre Georg Simmel / CREM-LESC)
LOCATION:Lesc – salle 308F (3e étage) - 21\, allée de l’Université\, Nanterre\, \, 9
 2000\, France
DESCRIPTION:Dans le travail que je présenterai, j’analyse le monde de la création music
 ale d’Ouzbékistan au prisme de la catégorie de « musique contemporaine », i
 ntroduite dans le pays avec une nouvelle acception après la chute de l’URSS
 . Au lieu de prendre pour point de départ une définition préalable de cette
  catégorie, j’observe la manière dont les acteurs s’en emparent et les proc
 essus par lesquels elle est définie et instituée dans l’Ouzbékistan post-so
 viétique.\nJe me concentre dans cette communication sur l’observation de de
 ux institutions qui ont forgé et illustré la catégorie « musique contempora
 ine » à Tachkent depuis les années 1990 : le « Festival international de mu
 sique contemporaine Ilkhom-XX », qui a eu lieu tous les ans de 1996 à 2006,
  et la master class de composition organisée chaque année à Tachkent depuis
  2005 par un ensemble musical indépendant avec le soutien de fondations étr
 angères et la participation de professeurs européens et américains.\nJe mon
 trerai à travers l’ethnographie comment la création musicale est directemen
 t concernée par les ruptures politiques, économiques et sociales qui marque
 nt les sociétés de la zone post-soviétique. L’arrivée d’une musique contemp
 oraine perçue comme occidentale, l’interprétation d’un répertoire jusque-là
  très rarement joué, et l’ouverture d’échanges artistiques avec l’Europe et
  les États-Unis contribuent à donner aux acteurs de la vie musicale l’impre
 ssion d’un choc qui s’accompagne du déclassement de nombreux compositeurs d
 ont la carrière avait commencé à l’époque soviétique. Les instances de juge
 ment et les sources de financements, qui à l’époque soviétique venaient de 
 l’État ouzbek et des institutions centrales de Moscou, se trouvent en grand
 e partie réorientées vers les fondations européennes et américaines. Alors 
 que le gouvernement ouzbek se lance dans un processus de construction ident
 itaire qui s’appuie sur un héritage culturel pensé comme « pré-soviétique »
 , certains acteurs mettent en œuvre des conceptions concurrentes de l’ident
 ité musicale du pays en s’inspirant des avant-gardes occidentales.\nL’analy
 se à petite échelle, les entretiens multiples et l’observation de situation
 s d’enseignement, de répétitions et de concerts permettent d’analyser cette
  tension et d’éclairer les « zones grises » afin de remettre en question l’
 image d’une opposition tranchée entre musique officielle et musique alterna
 tive.\n
X-ALT-DESC;FMTTYPE=text/html:<p><img src="https://lesc-cnrs.fr/images/kmorand/Sans_titre.png" alt="Sans 
 titre" style="margin-right: 10px; margin-bottom: 10px; float: left;" width=
 "300" height="288" />Dans le travail que je présenterai, j’analyse le monde
  de la création musicale d’Ouzbékistan au prisme de la catégorie de « musiq
 ue contemporaine », introduite dans le pays avec une nouvelle acception apr
 ès la chute de l’URSS. Au lieu de prendre pour point de départ une définiti
 on préalable de cette catégorie, j’observe la manière dont les acteurs s’en
  emparent et les processus par lesquels elle est définie et instituée dans 
 l’Ouzbékistan post-soviétique.</p><p>Je me concentre dans cette communicati
 on sur l’observation de deux institutions qui ont forgé et illustré la caté
 gorie «&nbsp;musique contemporaine&nbsp;» à Tachkent depuis les années 1990
  : le «&nbsp;Festival international de musique contemporaine Ilkhom-XX&nbsp
 ;», qui a eu lieu tous les ans de 1996 à 2006, et la master class de compos
 ition organisée chaque année à Tachkent depuis 2005 par un ensemble musical
  indépendant avec le soutien de fondations étrangères et la participation d
 e professeurs européens et américains.</p><p>Je montrerai à travers l’ethno
 graphie comment la création musicale est directement concernée par les rupt
 ures politiques, économiques et sociales qui marquent les sociétés de la zo
 ne post-soviétique. L’arrivée d’une musique contemporaine perçue comme occi
 dentale, l’interprétation d’un répertoire jusque-là très rarement joué, et 
 l’ouverture d’échanges artistiques avec l’Europe et les États-Unis contribu
 ent à donner aux acteurs de la vie musicale l’impression d’un choc qui s’ac
 compagne du déclassement de nombreux compositeurs dont la carrière avait co
 mmencé à l’époque soviétique. Les instances de jugement et les sources de f
 inancements, qui à l’époque soviétique venaient de l’État ouzbek et des ins
 titutions centrales de Moscou, se trouvent en grande partie réorientées ver
 s les fondations européennes et américaines. Alors que le gouvernement ouzb
 ek se lance dans un processus de construction identitaire qui s’appuie sur 
 un héritage culturel pensé comme «&nbsp;pré-soviétique&nbsp;», certains act
 eurs mettent en œuvre des conceptions concurrentes de l’identité musicale d
 u pays en s’inspirant des avant-gardes occidentales.</p><p>L’analyse à peti
 te échelle, les entretiens multiples et l’observation de situations d’ensei
 gnement, de répétitions et de concerts permettent d’analyser cette tension 
 et d’éclairer les «&nbsp;zones grises&nbsp;» afin de remettre en question l
 ’image d’une opposition tranchée entre musique officielle et musique altern
 ative.</p>
DTSTAMP:20260428T213207
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20190211T140000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20190211T160000
SEQUENCE:0
TRANSP:OPAQUE
END:VEVENT
END:VCALENDAR