film adeline

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Film d'Adeline Herrou, LESC - CNRS

For the English version, see below

Ce film ethnographique est le portrait d’un moine taoïste, de la région de Ziyang au Shaanxi, en Chine centrale. Celui-ci, entré en religion « dans la Chine d’autrefois », est forcé de retourner à la vie laïque lors de la Révolution culturelle (1966-1976) et de travailler dans les champs pendant quinze ans. Au début des années 1980, il peut reprendre sa vie de moine. Reconnu comme un maître éminent jusqu’à Pékin, il préfère refuser les propositions de postes prestigieux pour se consacrer à la reconstruction de temples détruits pendant la longue période de prohibition religieuse.

Le film commence lorsqu'il a terminé de restaurer son troisième temple et, sans profiter du confort qu’il a su y installer, il recommence ailleurs, en repartant à zéro, à rebâtir un autre temple. Il parle du fengshui (le caractère auspicieux d’un lieu) « qui change avec le temps » et fait poser un sol en marbre dans la salle de culte principale de ce monastère perdu dans les montagnes les plus reculées de la région car « on vit dans une belle époque aujourd’hui ». Ce temple devient à une vitesse surprenante un puissant moteur dans l’économie locale : sa présence permet le lancement d’un projet de développement touristique. Très vite, c’est un nouveau village qui se construit ex-nihilo face au temple. Les habitants ainsi que des visiteurs —venus parfois de très loin— viennent consulter maître Feng avec toutes sortes de requêtes, lui demandant notamment la lecture d’oracles et l’interprétation de blocs divinatoires (gua) très populaires dans cette région. Par là-même, il les aide à appréhender les mutations rapides de la société chinoise. Il perpétue d’anciennes traditions dont celle qui consiste à brûler de l’encens jour et nuit, « pour ne pas rompre le lien avec les dieux ». Il s’emploie également à adapter les pratiques religieuses pour qu’elles répondent au plus près aux préoccupations d’aujourd’hui. Toutes ces activités ne l’empêchent pas de trouver du temps pour sa réalisation spirituelle car « il faut savoir méditer dans toutes situations », lire et plus simplement rester « un homme libre » qui cherche à mener « une vie sans pression ».

Film en langue chinoise, sous-titré en français ou en anglais, 70 min

Projections-débats

  • 19 mai 2017 (11h-12h45) — 11th International Conference on Daoist Studies, Nanterre (version anglaise), discutante Catherine Despeux (Inalco). En savoir plus ici
  • 30 nov. 2017 (17h30-20h30) — Les débats du CéSor/EHESS, Paris, discutante Catherine Choron Baix (IIAC, CNRS). En savoir plus ici
  • 12 fev. 2018 (17h-19h) — Institut Ricci/Centre Sèvres des Jésuites de Paris
  • 25 mai 2018 (13h-15h) — Ciné-Lesc, Université Paris Nanterre, discutant Nicolas Prévôt (UPN ,CREM-LESC). En savoir plus ici
  • 07 juin 2018 (16h-18h) — Festival Sciences en Lumière, Nancy. En savoir plus ici *Prix coup de cœur pour une recherche 2018
  • 16 juin 2018 (15h-17h) — Passeport pour la Chine, Paris. En savoir plus ici.
  • 18 juin 2018 (18h00 -20h30) — EHESS, Paris, discutantes Caterina Guenzi (CEIAS), Anne Kerlan (Centre Chine) et Caroline Bodolec (Centre Chine). En savoir plus ici.
  • 26 juin 2018 (13h-14h30) — CNRS Images, Meudon (Salle Max Legeay)
  • 30 juin 2018 (17h-19h30) — Centre taoïste, Montluçon. En savoir plus ici
  • 10 août 2018(18h) — Centre St Yves St Gonery (Centre de recherches en sciences religieuses), Plougrescant en Bretagne (Chapelle N.D. des Flots, La Chênais) 
  • 16 octobre 2018 (18h15-19h45) — Institut Confucius, Genève (Suisse)
  • 18 octobre 2018 (18h) — INALCO Paris
  • 30 octobre 2018 (18h-20h) — Université de Liège (Belgique)
  • 29 novembre 2018 — 12th ASA TCM Congress 2018 à Soleure (Suisse) (version anglaise). En savoir plus ici
  • 4 décembre 2018 (18h30) — Les rendez-vous de Sciences en Lumière (CNRS-Université de Lorraine) en partenariat avec Image’Est (salle Sadoul à Image’Est rue Michel Ney à Nancy) 

Master Feng. A Daoist Monk in China Today
 
This ethnographical film paints the portrait of a Taoist monk from Ziyang in Shaanxi province, central China. He became a monk « in the old China ». Then he was forced to return to a lay life during the Cultural Revolution (1966-1976) ; he was sent to work in the fields for fifteenth years. At the beginning of the 1980s, he was able to resume his life as a monk. Soon considered himself as an eminent master, he chose to decline some prestigious positions offers in order to devote himself to the rebuilding of temples destroyed during the long period of religious suppression.

The film begins when he has finished to restore his third temple and, without benefiting from the convenience and facilities that he has installed there, he starts elsewhere with another temple, and began the whole process again. He speaks about fengshui (the auspicious aspect of a place) « which changes with time » and lays marble on the floor of the main worship hall of this monastery lost in the very remote mountains of the Ankang region, because “today we are living in good times”. In an unexpected way, the temple becomes « a driving force for the local economy » : its presence allow a local touristic development project to be launched for the area. Very quickly, a new village is built from scratch in front of the temple. Many villagers come to consult Master Feng as people from far away for all sort of requests, and notably for the interpretation of oracles through divination blocks (gua) which are very popular in this area. More simply, he helps them to adapt to the rapid changes of Chinese society. He perpetuates some old traditions as the one of burning incense night and day in an uninterrupted process “so as not to break the connection with the gods”. And he seeks to adapt religious practices in order them to address today’s major concerns. All these activities do not prevent him to have time to practice self-cultivation because “there are many ways to meditate”, to read and also to be “a free man” who try to lead “a life without pressure”.

Film in Chinese, subtitles in English and French, 1h12’

 

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Écouter le Monde avec MILSON, les anthropologues des milieux sonores. Une série de cartes postales sonores réalisées par Monica Fantini (RFI) en collaboration avec les anthropologues du projet MILSON, un programme dirigé par Christine Guillebaud (CNRS) du Centre de recherche en ethnomusicologie et diffusées dans l'émission "Ecouter Paris, Ecouter les villes du monde" sur Radio France Internationale. [image : © Christine Guillebaud]

coffret caire visuel

coffret caire visuel

Congrès de musique arabe du Caire, 1932

sous la direction de Jean Lambert et de Pascal Cordereix

Éditions de la BNF, coffret 18 CD, livret trilingue français, anglais et arabe de 256 p.

Après un important travail de restauration du son effectué dans ses studios, la BnF, en collaboration avec l’émirat d’Abou Dhabi, et sous la direction scientifique de Jean Lambert, publie l’intégralité des enregistrements du Congrès du Caire de 1932, authentique document d’archives sonores de plus de dix-huit heures de musique, soit 18 disques compacts accompagnés d’un livret descriptif de 256 pages.

Le Congrès de musique arabe qui s’est tenu au Caire en mars-avril 1932 a fait date dans l’histoire de la musique au XXe siècle. Première manifestation scientifique d’envergure consacrée à des musiques non occidentales, il a permis la rencontre entre musicologues occidentaux et orientaux. Il est le premier congrès de musicologie à consacrer une part importante de ses travaux à l’enregistrement sonore d’interprétations de référence. C’est dans ce cadre que la filiale égyptienne de la firme His Master’s Voice de la Gramophone anglaise enregistre 334 faces de disques 78 tours, enregistrements non destinés à l'époque à une diffusion commerciale. Le Congrès du Caire de 1932 est un mythe pour tous les chercheurs et les amateurs de la musique arabe en particulier et de la musique en général. Rares étaient ceux qui avaient, jusqu’à cette édition, accès à ces enregistrements. Quatre-vingt-deux ans plus tard, l’art et le savoir de grands musiciens du monde arabe deviennent accessibles.

chants appaisement couv

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Indonésie - Chants d'apaisement

Dana Rappoport, Joséphine Simonnot, Serge Serafini

Radio France (Ocora), 2014, 1 CD (20 pistes), 1 livret (français/anglais) 24 p.

Ces enregistrements provenant de cinq îles de l'archipel indonésien (Kalimantan, Sulawesi, Selayar, Sumbawa et Flores) présentent une sélection de musiques réunies autour de l'idée d'apaisement : chants pour les malades et les personnes en transe ; chants nostalgiques accompagnés au luth; chants pour divertir les enfants et berceuses. Sentiment d'intimité et de sérénité où l'apaisement procuré par ces voix, souvent a capella, agit à la fois sur le destinataire et le musicien.