Après une licence en arts de la scène mention cinéma réalisée en parallèle d'une licence d'anthropologie et ethnologie, Rachel entre en master d'anthropologie et ethnologie sociale et culturelle à l'EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales) sous la direction de Klaus Hamberger. Elle s'attaque à l'étude ethnographique du contexte antarctique français. A partir de ce premier travail, elle propose une lecture de la venue sur station de recherche antarctique comme parcours initiatique et du rythme bi-saisonnier de la vie sur base.
En 2024, elle commence une thèse qui s'inscrit dans la continuité de son travail de master autour de l'articulation entre le "travail", la "science" et "l'intimité" sur station de recherche scientifique. La même année, elle fait du terrain en Terre Adélie.
France
Mai - juin 2026
Terrain à l’Institut des Géosciences de l’Environnement (Grenoble) - observations directe et participante
Automne 2025
Terrain à l’Institut des Géosciences de l’Environnement (Grenoble)
Terrain à l’Institut polaire Paul-Emile Victor (Brest)
Terres australes et antarctiques françaises
France
Automne 2022
Terrain chez les expéditionnaires de la station Dumont d’Urville avant leur départ
Août 2022
Terrain à l’Institut des Géosciences de l’Environnement (Grenoble)
Juillet 2022
Terrain au Laboratoire de Météorologie Dynamique (Île-de-France)
2026 : suppléante représentante des doctorant.es du LESC
2025 : représentante des doctorant.es du LESC
S2 - 2025/2026
Introduction à l’anthropologie des sciences et à l’anthropologie visuelle L2 pour l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (42h)
L’aventure universitaire 2 L1 pour l'Université Paris Nanterre (24h)
Méthodes en sciences sociales L2 pour l'Université Paris Nanterre (24h)
S2 - 2024/2025
Introduction à l’anthropologie des sciences et à l’anthropologie visuelle (L2) pour l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (42h)
À partir d’une double ethnographie menée dans les stations antarctiques françaises (Dumont d’Urville, Cap Prud’homme, Concordia) et de l’analyse de fonds photographiques institutionnels, cet article interroge la fabrique visuelle de la catégorie du scientifique au travail dans les missions françaises. Loin de documenter une figure préexistante, la photographie participe activement à sa production, selon une triple mise en scène : celle d’un milieu sublime qui confère une charge morale à l’activité, celle d’un corps hybride, la « corpolarité », où l’humain et l’équipement technique forment une unité opérationnelle indissociable, et celle d’une matérialité instrumentale fonctionnant comme régime de preuve. Il montre ensuite comment ces images sont réinvesties par les institutions dans un discours de légitimation politique et scientifique, où le scientifique devient l’emblème d’une science de terrain à la fois vérifiable et médiatisable. Si l’uniforme vestimentaire et les codes iconographiques brouillent, aux yeux des personnes extérieures à ce milieu, les frontières entre chercheurs, techniciens et logisticiens au profit d’une identité commune d’expéditionnaire, les personnes directement concernées par ces missions développent quant à elles un autre imaginaire, fondé sur l’expérience partagée du terrain. C’est ce que révèle le déplacement du regard vers les pratiques photographiques vernaculaires (détournements humoristiques, tableaux de mission) par lesquelles les expéditionnaires se réapproprient les codes officiels pour construire un récit collectif de l’expérience vécue. La figure du scientifique polaire apparaît ainsi comme un agencement instable, construit et recomposé sans cesse dans les usages, les codes, les circulations et les appropriations des images.