La surmodernité, selon Marc Augé, est caractérisée par nouveau type d’espace qui manque d’historicité et échoue à produire de l’identité et du lien social : les non-lieux. On a prêté beaucoup d’attention aux non-lieux, mais la surmodernité génère bien d’autres espaces méritant d’être analysés. Je voudrais ici explorer la notion de « terrain vague » telle qu’elle a été définie par l’architecte Solà-Morales (1995). Le « vague » est lié au concept du « vide » et de l’« indéterminé », mais aussi à ce qui est non occupé, libre, disponible ou non possédé. Le terrain vague a donc été décrit comme un espace simultanément marginal et utopique. Il a beaucoup attiré l’attention des artistes, mais pas des anthropologues ou des historiens – peut-être parce qu’il est perçu comme dépourvu de gens. Je voudrais ici revendiquer cette notion de terrain vague d’un point de vue archéologique. Je défendrai l’idée qu’elle offre l’opportunité d’une réécriture et d’un réenchantement de la cité surmoderne, à même de corriger ses tendances amnésiques et ses pratiques d’exclusion.
« Anthropologie à Nanterre » est un séminaire d’anthropologie généraliste, organisé par le Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative et le Département d’anthropologie de l’université Paris Nanterre. Le séminaire a lieu certains mardis de 14h à 16h à la MSH Mondes, bâtiment René-Ginouvès, salle 308F (3e étage).
Le programme : 2026-2027
Les séances sont ouvertes à toutes et tous.
Organisation 2026-2027 : Anthrony Stavrianakis (semestre 1)
Le laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative (Lesc–UMR 7186, CNRS/Université Paris Nanterre), propose un dispositif de soutien aux candidat.es au concours 2027 au poste de chargé.es de recherche au CNRS se reconnaissant dans les perspectives scientifiques du laboratoire et souhaitant leur rattachement au Lesc en cas de recrutement.
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