Évènements

Soutenance de thèse de Delphine Durand Sall

Soutenances (thèses, HDR)

Vendredi 17 Octobre 2025 14:00 - 19:00
Lesc – salle 308F (3e étage)
21, allée de l’Université, Nanterre

Présentation

L’habiter à Guet Ndar. Espace, genre et parenté dans un quartier de pêcheurs Wolof à Saint-Louis (Sénégal)

Thèse préparée sous la direction de Michael Houseman (EPHE) et Ismael Moya (CNRS)

Le jury sera composé de :
- Klaus Hamberger [rapporteur] EHESS
- Virginie Vinel [rapporteure] Université de Franche Comté
- Sadio Ba Gning, Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal
- Anna Dessertine, IRD
- Laurent Gabail, Université Toulouse 2 Jean Jaurès
- Florence Weber ENS/PLS

La soutenance est publique et sera suivie d’un pot de thèse auquel vous êtes toutes et tous chaleureusement convié·es. Pour prévoir ce moment au mieux, merci de bien vouloir informer Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. de votre présence.

Résumé de la thèse :
Cette thèse s'appuie sur une ethnographie au long cours à Guet Ndar, un quartier populaire de pêcheurs à Saint-Louis du Sénégal, situé sur une langue de terre entre le fleuve Sénégal et l'Océan Atlantique. Dans ce quartier, menacé de submersion par les eaux et très densément peuplé, les questions d'espaces sont centrales pour penser l'habiter. L'habiter à Guet Ndar correspond à la manière dont les relations de parenté, de genre et d'âge façonnent et organisent l'espace domestique, les maisons et les ruelles qui se trouvent au cœur de ce quartier. Les femmes en sont les actrices principales : leurs relations d'affinité structurent les réseaux de commensalité et de cohabitation, et leur sociabilité, leur mobilité, leur habillement et leurs postures participent à donner des textures aux différents espaces-temps que cette thèse s'attache à saisir. Elle se présente comme un parcours. Il débute dans l’armoire d’une maison familiale et traverse successivement ruelles animées par les enfants, cuisines constituées par les relations de parenté féminine, et salons accueillant les tontines. Il fait un détour par le bord du quartier, à la limite de l'habiter, où les hommes, assis sous des toits (mbaar) se tiennent loin des femmes. Il finit dans les chambres à coucher à la recherche du couple qui se dérobe, la relation conjugale à Guet Ndar ayant bien plus à voir avec la distance et le combat qu'avec l'unité. Cette thèse offre une perspective singulière sur l'organisation sociale wolof dans une situation urbaine et environnementale limite, et développe une pragmatique de l'habiter qui restitue toute la dynamique et la complexité ethnographique des logiques spatiales et relationnelles.

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