Évènements

Soutenance de thèse de Gwendoline Lemaitre

Soutenances (thèses, HDR)

Vendredi 05 Décembre 2025 14:00
Bâtiment Grappin (B), salle René Rémond B015
200 avenue de la République, Nanterre

Présentation

Discontinuité du territoire, ubiquité du collectif.
Habiter en Tush avec les troupeaux, les esprits maitres et les morts dans l'est de la Géorgie

Thèse préparée sous la direction d'Eric Garine Wichatitsky (LESC) et Grégory Delaplace (EPHE-GSRL)

Le jury sera constitué de :
- Philippe Descola, Professeur émérite : LAS, Collège de France (rapporteur)
- Laurence Charlier, Maîtresse de conférences : Université de Toulouse (rapporteure)
- Eric Garine Wichatitsky, Professeur des universités : Université Paris Nanterre
- Grégory Delaplace, Directeur d'études : EPHE
- Charlotte Marchina, Maîtresse de conférences : Inalco
- Cédric Sueur, Professeur des universités : Université de Strasbourg, IPHC
- Florian Mühlfried, Professeur des universités : Ilia State University, Georgia

La soutenance est publique et sera suivie d'un pot convivial. Afin de faciliter son organisation, merci de signaler votre présence à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Lien pour la visioconférence : Soutenance de thèse Gwendoline Lemaitre | Réunion-Joindre | Microsoft Teams

Résumé : Les Tush entretiennent des relations singulières avec des lieux répartis dans trois espaces éloignés les uns des autres et qu’ils considèrent aujourd’hui comme constituant ensemble leur territoire. La Tusheti est une région de haute montagne où demeuraient les Tush jusqu’aux années 1930, période durant laquelle ils furent conduits par des politiques soviétiques à s’installer dans la plaine d’Alvani. C’est donc dans ce second espace, sur les rives fertiles de la rivière Alazani, que se déroule, depuis, l’essentiel de la vie familiale. Une troisième région, la Shirak-Samokhi, plaine semi-aride à l’extrême sud du pays, sert de pâturages hivernaux aux pasteurs depuis des siècles. Des mobilités saisonnières conduisent la plupart des membres d’un collectif constitué d’êtres ontologiquement divers à une triangulation entre ces trois pôles (géographiques et de la vie sociale). Tout le propos de cette thèse est tourné vers l’élucidation de l’apparent paradoxe du rapport aux lieux des tush : entre un ancrage particulièrement puissant dans les lieux et une réfutation quotidienne de toute localisation uni-située. Travailler d’une part sur les mobilités physiques des personnes – mais aussi des animaux et des objets – et d’autre part sur les projections mentales – par les toponymes, les récits, les sens, la poésie – permet de constater un attachement fort des Tush à des milieux de vie très contrastés, voire à ce contraste spécifiquement. En observant la synergie des déplacements et replacements périodiques des êtres qui composent ce collectif tush (humains vivants ou morts, animaux domestiques, puissances invisibles), je me questionne donc sur les modalités d’existence de chacun de ces espaces que les Tush investissent d’imaginaires et de sens. C’est finalement les conditions singulières d’habitabilité de ce triptyque formé par trois portions d’un même territoire discontinu qui m’intéressent. Je m’attache alors à rendre manifestes les dispositifs précis mis en place par les Tush pour maintenir des relations avec trois milieux de vie aussi différents (la haute montage, les plaines, les steppes semi-arides).

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