
Hillsong Church est une église transnationale fondée en Australie par un couple de neo-zélandais. En 37 ans d’existence, l'église s'est implantée en plus de 20 pays et dans les plus importantes capitales du monde. Quelle est la clé de son succès et de son expansion rapide dans les grands centres urbains ? La musique de culte aux sonorités pop rock et électroniques, des services dynamiques et une grande maîtrise des nouvelles technologies au service de la modernisation du rituel. Cette musique de culte est profondément multimodale : la composante sonore prend tout son sens dans sa combinaison avec les jeux de lumières, les gestes des participants, la sensation de la foule, et les animations projetées. Toute la performance est construite dans le but d’entraîner les participants et de les faire accéder à des représentations mentales du divin, notamment à la sensation de sa présence. Basée sur des enquêtes de terrain auprès des églises Hillsong de Londres, Paris et Sydney, cette présentation interroge la manière dont les chants congrégationnels modulent l’expérience rituelle, leur omniprésence dans le quotidien des fidèles et le rôle de la musique dans la construction de la transnationalité de cette communauté religieuse. Pour cela, nous nous pencherons plus particulièrement sur le parcours des chants, de leur écriture à leur mise en scène et à leurs échos dans le façonnage des individus.
La séance se tiendra en visioconférence. Pour obtenir le lien, écrire à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Le séminaire du CREM (Centre de recherche en ethnomusicologie) a lieu un vendredi après-midi par mois. Chaque séance croise les travaux de plusieurs chercheurs et étudiants autour d'une thématique commune, liéa à l'anthropologie du son, de la musique ou de la danse. Les recherches en cours, les problèmes théoriques ou méthodologiques ainsi que les documents de terrain y sont privilégiés. La rencontre dure quatre heures (avec une pause !) et laisse une large place à la discussion.
La participation au séminaire est ouverte à tous. Les étudiant·e·s sont encouragé·e·s à y participer, en particulier à partir du Master.