
À l’occasion de la sortie prochaine de l’ouvrage collectif « Quand la musique s’en mêle dans le Pacifique Sud. Enjeux et perspectives » [1] que nous avons initiées, nous aimerions présenter ici les grandes lignes de notre travail. L’objectif de cette publication est de faire découvrir des recherches actuelles sur les musiques du Pacifique à un public francophone. Le corpus de publications en français sur le sujet est assez réduit et se concentrait encore récemment, presque exclusivement sur des répertoires qualifiés de « traditionnels », principalement pratiqués dans des régions rurales. Avec cet ouvrage nous voulons montrer qu’une recherche du contemporain sur des musiques du Pacifique a été entamée depuis quelques décennies déjà par des chercheurs anglo-saxons notamment, et plus récemment dans des recherches françaises. Notre présentation passera donc en revue les problématiques principales traitées dans l’ouvrage, à savoir le développement de l’industrie musicale, l’utilisation des technologies numériques et d’internet dans les circulations musicales, mais aussi pour la communication autour des festivals, où différentes représentations de soi se côtoient. Des contributions interrogent également le statut des musiciens, les processus d’institutionnalisation et des politiques culturelles, dont les actions protectionnistes impliquent souvent de nouvelles législations. Parallèlement, des questions d’héritage colonial et politiques sont sous-jacentes. Nous verrons, que les répertoires musicaux étudiés, qui sont diversifiés, rencontrent souvent les mêmes problématiques actuelles.
[1] Ouvrage à paraître chez L’Harmattan, Collection Cahiers du Pacifique Sud Contemporain, Paris, 2021.
Séminaire en visioconférence. Pour obtenir le lien, écrire à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Le séminaire du CREM (Centre de recherche en ethnomusicologie) a lieu un vendredi après-midi par mois. Chaque séance croise les travaux de plusieurs chercheurs et étudiants autour d'une thématique commune, liéa à l'anthropologie du son, de la musique ou de la danse. Les recherches en cours, les problèmes théoriques ou méthodologiques ainsi que les documents de terrain y sont privilégiés. La rencontre dure quatre heures (avec une pause !) et laisse une large place à la discussion.
La participation au séminaire est ouverte à tous. Les étudiant·e·s sont encouragé·e·s à y participer, en particulier à partir du Master.