Le caractère situationnel, fortement intuitif et subjectif du documentaire, ainsi que la dimension performative et interactive dans laquelle se fait la production des données ethnographiques ont fait couler beaucoup d’encre dans les travaux d’Anthropologie visuelle. En revanche, la phase du montage reste moins traitée et plus soumise à la débrouille individuelle. C’est en particulier le cas dans le documentaire musical, où une connaissance fine des codes musicaux est nécessaire pour respecter la structure des musiques enregistrées et pour donner le bon rythme aux séquences. C’est en effet lors du montage que le récit cinématographique, qui est aussi un récit musical et chorégraphique reconstitué, prend forme et est proprement achevé. J’exposerai ici quelques manœuvres et procédés utiles dans cette opération, illustrés avec des séquences montées pour les deux films qui accompagnent ma thèse sur l’émergence des musiques populaires dans la ville de Bobo-Dioulasso (Burkina Faso).
Le séminaire du CREM (Centre de recherche en ethnomusicologie) a lieu un vendredi après-midi par mois. Chaque séance croise les travaux de plusieurs chercheurs et étudiants autour d'une thématique commune, liéa à l'anthropologie du son, de la musique ou de la danse. Les recherches en cours, les problèmes théoriques ou méthodologiques ainsi que les documents de terrain y sont privilégiés. La rencontre dure quatre heures (avec une pause !) et laisse une large place à la discussion.
La participation au séminaire est ouverte à tous. Les étudiant·e·s sont encouragé·e·s à y participer, en particulier à partir du Master.