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Danse, affect et créativité au « Nouveau Rwanda » : Réflexions sur l’impact culturel d’une idéologie post-génocidaire

Séminaire du CREM

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Lundi 06 Juin 2016 14:00 - 16:00
Salle 308F du LESC (3e étage)
MSH Mondes (bât. Ginouvès)
21, allée de l’Université, Nanterre

Présentation

Séminaire de 14h à 16h salle 308 à la MAE avec Carine Plancke (Université de Roehampton/Laboratoire d’anthropologie sociale) Au Rwanda, les danses dites traditionnelles sont actuellement l’objet d’une forte revitalisation, qui se manifeste en zones urbaines par le foisonnement de troupes de jeunes danseurs. Cette revivification participe du dynamisme que connaît ce pays porté par un élan de reconstruction suite à la tragédie génocidaire de 1994 et par la volonté de créer une nouvelle nation unifiée qui s’ouvre à la « modernité » et au développement socio-économique. Dans cette présentation, j’explorerai le répertoire et les dynamiques des performances de danses rwandaises actuelles en tant qu’elles donnent corps à une nouvelle identité nationale et je soulèverai les différences entre les pratiques et les visions des danseurs de troupes de jeunes et de ceux formés dans la période pré-génocidaire. A cet égard, je distinguerai deux visions divergentes sur la créativité, rencontrées parmi ces deux catégories de danseurs : une vision sur la créativité comme innovation et comme la réalisation de nouvelles formes pré-conçues, d’une part, et une perspective qui privilégie l’improvisation comme processus créatif, d’autre part. En ce qui concerne la puissance affective des danses, je montrerai comment les performances actuelles génèrent de l’affect comme intensité, une capture immédiate du spectateur par le flux de formes dansées spectaculaires, qui neutralise les liens avec l’histoire subjective des danseurs et efface l’enracinement socioculturel des danses.

Carine Plancke est docteure en ethnologie et anthropologie sociale et chercheure affiliée au Laboratoire d’anthropologie sociale à Paris. Elle a soutenu une thèse, en 2010, portant sur les dynamiques affectives et créatrices dans les pratiques chantées et dansées de communautés punu au Congo-Brazzaville. En 2014, une monographie intitulée « Flux, rencontres et émergences affectives » a paru, sur base de ce travail, aux Presses Universitaires du Mirail. Actuellement, soutenue par des bourses Fernand Braudel et Marie Curie, elle poursuit ses recherches en anthropologie de la danse au Centre for Dance Research à l’université de Roehampton au Royaume-Uni où elle étudie les transformations des performances dansées au Rwanda dans le contexte post-génocidaire de construction d’une nouvelle identité nationale.

LESC CREM Picto C webLe séminaire du CREM (Centre de recherche en ethnomusicologie) a lieu deux lundis par mois, de 14h à 16h. Les chercheurs (doctorants compris) membres du CREM ou invités de passage y présentent leurs travaux en cours. Les présentations durent 50 minutes, et sont suivies d’une pause café et d’une heure de discussion.

Occasionnellement, le séminaire prend la forme d’un atelier rassemblant plusieurs chercheurs autour d’un thème commun. Il dure alors un après-midi ou bien une journée complète.

La participation au séminaire est ouverte à tous. Il fait par ailleurs partie du cursus des Master d’ethnomusicologie des universités Paris Nanterre et Paris 8 Saint-Denis.

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