Séance exceptionnelle publique au musée du quai Branly, salon Jacques Kerchache, 14h-17h
avec
Lansiné Diabaté, musicien griot, joueur, enseignant et fabriquant de xylophone bala
Elina Djebbari, ethnomusicologue membre du CREM-LESC, université Paris Nanterre
Nicolas Prévôt, ethnomusicologue membre du CREM-LESC, université Paris Nanterre
Cette séance exceptionnelle du séminaire du CREM, en public au musée du quai Branly, préfigure un nouveau cycle d’enseignements-rencontres publiques consacré à la « vie sociale des instruments de musique » qui débutera à la rentrée 2026, en partenariat avec le département d’anthropologie de l’université Paris Nanterre.
Cette séance inaugurale sera dédiée à un xylophone bala, sorti pour l'occasion du silo des instruments de musique. Pour commenter cet objet malinké rapporté de Guinée par l'ethnomusicologue André Schaeffner dans les années 1930, la parole sera donnée à Lansiné Diabaté, balafoniste et facteur d'instrument de la même région. Issu d'une grande lignée de griots, il est lié à la famille auprès de laquelle Gilbert Rouget, disciple de Schaeffner, avait réalisé des enregistrements en 1952, donnant lieu à un disque et plusieurs articles marquants. Avec Lansiné Diabaté et au travers d'archives sonores et de vidéos, nous évoquerons sa rencontre avec Gilbert Rouget en 2015. Nous parlerons aussi de la fabrication, de l'accordage (ou des accordages), de technique musicale, des répertoires et contextes de jeu, et de l'évolution contemporaine de l'instrument... illustrés au bala par Lansiné. La question de la place, du statut et du rôle des griots en France et en Guinée sera aussi abordée grâce à des extraits d'un film documentaire sur Lansiné tourné en Guinée par Sandrine Loncke, ethnomusicologue et cinéaste.
https://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/rendez-vous-du-salon-de-lecture-jacques-kerchache/details-de-levenement/e/la-vie-sociale-des-instruments-de-musique-40958
Le séminaire du CREM (Centre de recherche en ethnomusicologie) a lieu un vendredi après-midi par mois. Chaque séance croise les travaux de plusieurs chercheurs et étudiants autour d'une thématique commune, liéa à l'anthropologie du son, de la musique ou de la danse. Les recherches en cours, les problèmes théoriques ou méthodologiques ainsi que les documents de terrain y sont privilégiés. La rencontre dure quatre heures (avec une pause !) et laisse une large place à la discussion.
La participation au séminaire est ouverte à tous. Les étudiant·e·s sont encouragé·e·s à y participer, en particulier à partir du Master.